Différentes sortes de classe-notes
14. — Ces règles à courbes variées dont se servent les dessinateurs se nomment... attention!... des pistolets.
15. — Encore une variété d'attache-feuilles qui se nomme pince-notes.
16. — Quand cette sorte de poinçon (punch) est à l'usage des contrôleurs de billets ou des conducteurs de chemin de fer, on l'appelle pince de conducteur. Dans les autres cas, on le nomme poinçon ou marqueur. On dit : les poinçonneuses, les poinçonneurs ou les marqueuses, les marqueurs d'une partie de cartes, si on veut désigner les personnes qui, à la fin de chaque partie, sont chargées de marquer sur les indicateurs ou fiches les parties gagnées ou perdues.
17. — Le mot tally est tellement entré dans le langage des joueurs d'euchre (prononcez euchre, et non ioukeur) qu'il semble indéracinable; pourtant, les mots indicateur ou fiche seraient bien préférables (fig. 17). Aux jeunes de les employer, de les faire connaître, de les répandre.
18. — Ce crayon tubulaire dans lequel on met des bouts de mine ("plombagine), se nomme porte-mine dans le langage des papetiers.
19. — Dans les salles publiques de lecture, on place les journaux dans une sorte de cadre en bois qui se nomme carcan \ journaux et qui se ferme à vis ou à cadenas. De cette
façon, on empêche le mélange entre les différente journaux et on enlève aux lecteurs peu scrupuleux l'envie de subtiliser prestement un numéro quelconque du journal qui pourrait les intéresser particulièrement.
20. — L'assonance porte les personnes non instruites à donner le nom de petit ticket à l'étiquette (fig. 20). D'autres la nomment "labelle" ou "libelle" (de label). "Labelle" se dit du pétale supérieur de la corolle des orchidées ou du bord renversé de certains coquillages. Quant au "libelle", c'est un écrit diffamatoire.