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couverte de travaux légers : plusieurs parties de la planche ne sont pas encore arrivées à Teffet voulu par le maître.
III. Avec les travaux nécessaires pour produire l'effet désiré.
Vitruve traduit par Perrault. — Le beau frontispice de cet ouvrage, quoique dessiné par Le Clerc, n'est pas entièrement gravé par lui. Scotin en a fait tous les devants. Ce qui appartient à Le Clerc est fidèlement indiqué par Jombert (109-1). Ce livre devait être dédié à Colbert , et il y eut un premier tirage de la vignette de dédicace portant la couleuvre du grand ministre. Du temps de Jombert , on ne connaissait qu'une seule épreuve de cette planche avec les armes de Colbert. Cette épreuve, réputée unique, se trouvait chez 11°^ de BandeviUe ; elle est aujourd'hui à Vienne. Cependant cette épreuve est loin d'être unique. Nous en avons sous les yeux deux autres, dont l'une est avaiïl les ombres ajoutées sur les draperies du piédestal supportant les armes, avant que les genoux de la figure représentant l'Architecture aient été couverts d'une demi-teinte, et avant divers autres travaux qui se trouvent sur une seconde épreuve, toujours avec les armes de Colbert.
Ce fut seulement au troisième tirage que les armes royales furent substituées à celles de son ministre. La draperie qui les surmontait fut supprimée, et une statue de Louis XIV vint s'ajouter sur le fronton du Louvre qui se voit à la gauche de l'estampe.
On connatt quatre états de cette vignette (J., 109-2).
I. Avant les ombres ajoutées sur la draperie du piédestal supportant les armes ; avant que les genoux de l'Architecture aient été couverts d'une demi-teinte et avant divers autres travaux. — Rariasime.
II. On voit tous les travaux dont l'absence caractérise le premier état. — Trèsrvare.
in. Les armes de Colbert qui se voyaient dans les deux états précédents ont été remplacées par celles du roi ; la draperie a été supprimée ; une statue de Louis XIV a été ajoutée sur le fronton du Louvre. — Rare.
IV. La statue de Louis XIV a été supprimée non sans laisser quelques traces. Cet état est celui de l'édition. — La suppression de cette statue parsdt indiquer qu'on avait eu le projet de placer sur le fronton du Louvre la statue équestre de Louis XIV, projet qui a été abandonné.
On lit ce qui suit dans l'ouvrage de M. Duménil : Histoire des amateurs français^X H, p. 206, sur les relations de Ck)lbert et de Cl. Perrault, à l'occasion du Vitruve. « Il (Colbert) voulut que CL Perrault traduisit les dix livres d'architecture de Vitruve, et fit conndtre à fond, à l'aide de savants commentaires et de planches explicatives , toutes les règles , tous les procédés des architectes grecs et romains. La première édition de cette traduction parut en 1673, avec des notes et des figures. Ce qu'il y a de singulier, c'est que cet ouvrage, élevé à la gloire des anciens, commence par une sorte de dithyrambe en l'honneur du médecin-architecte, aussi grand no-
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valeur dans Fart de bâtir que soa frère Charles dans la littérature. L'ouvrage s'ouvre, en effets par un magnifique fronti^ice admkraUement dessiné par Sébastien Le Clerc et non moins bien gravé sous sa direction par G. Scotin, un de ses élèves. On y voit, au premier plan , à gauche, les surts du dessin avec leurs différents attributs, tenant ouvert le titre des dix livres d*architecture de Yitruve ; à droite , la France et rAgriculture, ou ce que les médailles romaines appeUenl Fdicitas publica. Sur le second plan, tous les monimients construits par Perrault. Dans le fond , la colonnade du Louvre ; plus loin , sur une élévation, le bâtiment de TObservatoire ; â gauche, Tare de la porte Saint- Antoine, vers lequel Louis XIV semble se diriger dans un carrosse â six chevaux. Il était impossible â Claude Perrault de se mieux louer lui-même.
» Dans sa préface, Claude Perrault, toujours préoccupé, comme son frère, d'établir un parallèle entre les anciens et les modernes, et justement désireux de faire ressortir le talent trop longtemps méconnu de ses compatriotes, s'attache â présenter l'éloge des architectes français et des monuments qu'ils ont élevés. Pour appuyer son discours de preuves irréfragables , il montre , dans un très-beau dessin , gravé par son inséparable Sébastien Le Clerc (J., 109^2), la tribune et les cariatides de Jean Goujon dans une des salles du Louvre. Il a soin également de ne pas s'oublier, et il donne les plans, coupes et profils de son bâtiment de l'Observatoire
M Dans un second frontispice (vignette) placé en
tête de ta traduction de Vitrave (J., 109, 4), Sébastien Le Clerc, tiui excellait à rendre les dessins et les perspectives d'architecture, montre Vitruve expli^ quant à l'empereur Auguste les règles de cet art, tandis que, dans le lointain, on aperçoit un cirque', des temples, des palais et d'autres édifices antiques. }»
Cette traduction de Vitruve par Cl. Perrault eut du succès. Le libraire Coignard en fit une seconde édition en 1684. Un Abrégé de cet ouvrage avait été publié, en 1674, sans nom d'auteur, avec des planches de S. Le Clerc (J., 110). — On pourrait croire que cet Abrégé est de la composition de Le Clerc, pour le texte et pour les gravures ; mais le privilège du • 24 mars 1673, qui se trouve à la fin du grand Vitruve in-fol., est aussi donné à Cl. Perrault pour un Abrégé de cet ouvrage, et un extrait de ce même privilège est reproduit à la fin de V Abrégé.
Nous avons sous les yeux une épreuve d'une planche anonyme évidemment gravée pour servir de frontispice à V Abrégé de Vitruve. C'est une réduction du frontispice dessiné par Séb. Le Clerc et gravé par G. Scotin qui décore le gi*and Vitruve. Elle est dans le même sens, et l'on n'y voit ^as les fleurs de lys qui, dans le second état de la grande planche, existent sur la draperie de la France (J., 109-1) ; mais on y voit la statue équestre sur le fronton du Louvre. Bien que la gravure de cette planche soit dans la manière de Séb. Le Clerc, nous ne croyons pas qu'elle ait été exécutée par lui. Jombert ne l'a pas connue, et nous devons dire que nous ne l'avons