‹ 1637-1714. Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 56 sur 192 · III. — Avec le nom de Le Clerc (état indiqué par Jombert · texte numérisé non relu

III. — Avec le nom de Le Clerc (état indiqué par Jombert

rv. — Ce nom supprimé (id.).

Nous n'avons pas rencontré ces deux derniers états, qui doivent être très-défectueux.

Après, ou simultanément avec le Goffredo, T. Jolly publia, dans le même format : YAminta (J., 143) ; YAdane del Cavalière Marina (141) ; le Pastor fido de Guarini (142) ; et la Filli di Sciro (144).

Nous n'avons aucune observation particulière à présenter sur YAminta et le Pastor fido, si ce n'est qu'il en existe probablement des épreuves avant les indications des marges supérieures ; mais nous n'en avons pas rencontré de telles. Le fait est, au contraire, certain pour Y Adonis, dont nous avons sous les yeux une suite entière, tirée avant les indications pour la pagination. Le nom de Le Clerc se trouve sur la première pièce dans cet état, aussi bien que dans les états postérieurs.

Quant à la Philia, Jombert cite W^ de^ Bandeville et M. Paignon-Dijonval, comme possédant des épreuves avec des différences qu'il ne signale pas. Voici celles que nous avons remarquées : le premier état du titre est avant le nom de Le Clerc, avant divers travaux ajoutés aux arbres à gauche, et avant les traits renforcés et prolongés sur le ciel. Même dans le premier état, toutes les pièces de cette suite sont chiffrées de 1 à 8, mais aucune ne porte le

il4 "- SÉBASTIEN LE CLERC.

nom de^ Le Clerc, ni dans le premier, ni dans le second état.

Le second état se reconnaît à ce que les pièces chiffrées 2, 3, 4, 5 et 7 portent, à la droite du haut, des indications pour le placement des planches dans le volume. Ces indications n'existent pas dans le premier état. Quelques pièces ont subi des corrections, mais elles sont peu importantes, et il est diCficile de les signaler.

Quant à la pièce portant le n^ 8, il en existe trois états bien caractérisés :

L — Les terrains sous les pieds des personnages sont blancs ; les branches des arbres, au fond, n'atteignent pas le sommet de la tète de la femme ; la planche est peu travaillée, et le nom de Le Clerc se lit distinctement à la gauche du bas.

U. — La figure de la femme debout a été complètement changée ; le terrain au-dessous des personnages est entièrement couvert de travaux ; le nom du msdtre est, en partie, caché par des tailles horizontales ; on voit des touffes d'arbres derrière la tête de la femme ; la planche a plus d'effet.

IIL — La femme debout a été en partie changée 2ine seconde fois, ainsi que la petite femme couchée qui se voit au fond. Le pied droit de la femme debout, qui était blanc dans le second état, est ombré dans le troisième ; tout le bas de cette figure, à partir de la main droite , a été refait ; les terrasses à droite ont été étendues; la planche est encore plus fortifiée de ton ; le nom de Le Qerc se voit toujours difficilement.

CHAPITRI*: m. — 1678 - 1082. H5

L*année 1679 s'ouvre par la publication de la bataille de Cassel (J., 145). C'est la plus grande planche que Le Clerc ait gravée. II en existe des épreuves avant la lettre. Vient ensuite VArc de triomphe de la porte Saint-Antoine (J., 146). En décrivant cette estampe, Jombert relève avec raison plusieurs erreurs de l'abbé de Vallemont : c En général y dit-il, on ne peut rien établir de certain sur ce qu'il avance dans son livre, tant sur les dates que sur le nombre des estampes qui doivent composer chaque suite. »

Il est certain, en effet, que cette estampe, dont il existe des épreuves avant la lettre , est datée de 1670, à la suite du nom du maître, et non de 1676, comme l'indique l'abbé de Vallemont. — Cependant une estampe représentant le même sujet a figuré à l'exposition de 1673.

Le monument que cette estampe représente est resté à l'état de projet, bien qu'un modèle en grand ait été construit à l'extrémité du faubourg Saint- Antoine, où l'abbé de Vallemont l'a vu. Les dix colonnes corinthiennes, qui (]levaient soutenir l'entablement, auraient pu offrir un spécimen du nouvel ordre français, inventé par Le Brun, sur lequel Guillet de SaintrGéorges donne des détails dans les Mémoires sur les membres de V Académie de peinture, publiés par MM. Dussieux et de Chenneviëres, etc., t. l^^, p. 33. Malgré les encoiiragements donnés à cette innovation par Louis XIV et Colbert, elle fut abandonnée.

€ Peut-être, dit M. M.-J. Dumesnil (Hist. dés plus

célèbres amateurs, tome II, p. 262), l'arc de triomphe que CL Perrault avait commencé à la porte Saint- Antoine , aurait-il donné une idée avantageuse de l'innovation soutenue par le surintendant des bâtiments. On sait que cet arc, commencé en 1670, ne fut élevé qu'en plâtre (et bois) et détruit quelques années plus tard. Sébastien Le Clerc en a conservé la représentation par la gravure. Ce monument devait avoir des proportions colossales : 150 pieds de haut sur 146 de lai^e. Les faces étaient ouvertes par trois portes décorées de dix colonnes corinthiennes, ou de nouvel ordre français, car la gravure de* Le Clerc ne peut faire discerner lequel des deux on voulait employer... Cet arc se terminait par une pyramide : deux renommées , portant l'écusson de France surmonté de deux lions rampants de chaque côté de la statue équestre de Louis XIY qui était placée au sommet du monument. Cette disposition, contraire à celle en usage dans l'antiquité pour les arcs de triomphe, qui se terminent presque toujours par une surface plane, ne devait pas produire un heureux effet à en juger par la gravure. »

On trouve des détails sur l'ordre français dans le supplément au Traité d'architecture de Le Clerc (J., 313-188 et suiv., t. II, p. 2fô), et aussi dans l'abbé de Vallemont , Éloge de Le Clerc, p. 196.

Nous arrivons à une des plus ravissantes compositions de Le Clerc, la vignette de saint Augustin prêchant y qui se trouve au cinquième volume des œuvres de ce Père de FÉglise, publiées chez Mu-

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