CHAPITRE m. — i«8-4«B
pendant quH y a, pour le n« 8 de cette suite, trois états au liea de deux qui sont indiqués par Jombert. Ces trds états sont caractérisés ainsi qu'il suit :
I. Le bourgeois a la main pendante ; on ne voit pas de plumes à la partie supérieure de son chapeau ; on n'aperçoit pas, sur son manteau, un pli faisant croche
IL On voit les travaux indiqués ci-dessus ; le bour* geois retient Bùa manteau à pleine main.
Dans ces deux états, il n'y a point de numéro*
III. La figure du bourgeois a été entièrement refaite pour le tirage de Jeamtit; la main estautrement posée , elle retient le manteau avec l'index et l'an** nulaire ; on ne voit plus les attaches de la culotte au-dessus du mollet.
DUccuTê Umehant le point de ime^ par Séb. Le Clerc. Paris, Thomas JoUy, 1679. In-12. (J., 151).
Si nous mentionnons cet ouvrage, c'est uniquement pour ne pas paraître en avoir ignoré l'existence. Il est cité par Brunet comme un des principaux ou« vrages de Le Clerc ; en réalité, c'est un des nx»ndres.
Oraiean funèbre de la duchesse de LangueviUey morte le 15 avril 1679 (J., 152). Cette suite se compose d'un fleuron, d'une lettre ornée et d'une jolie vignette qui, après avoir été empbyée à décorer l'oraison funèbre de W^ de Longueville, a servi à celle de La Vrillière, en 1681 , et à celle de la princesse Palatine, en 1665, avec quelques changements indiqués au n^ 169 et 198 du Catalocrue de Jombert.
Nous négligeons certains ouvrages peu importants pour arriver aux travaux considérables que Le Clerc exécuta, d'après les dessins de Le Brun sur lesquels ont été faites les Tapisseries historiqtbes représentant les conquêtes de Louis XIV (J., 156, 171, 174). Ce grand travail fut exécuté longtemps après les événements qu'il retrace. Il s'écoula même un intervalle de plusieurs années entre la première planche des Tapisseries historiques et la dernière. Néanmoins nous croyons devoir réunir ici ce que nous avons à dire sur ces belles compositions, qui font autant d'honneur au peintre qui les a conçues qu'au graveur qui les a reproduites '.
I"* Tapisserie historique (J., 156.)
Elle représente la défaite du comte de Marsin, commandant l'armée espagnole. Cet événement eut lieu le 31 août 1667, peu de jours après la prise de mie. Le moment choisi par l'artiste est celui où Louis XIY, vu de trois quarts, donne l'ordre à Créqui d'attaquer Marsin, près du canal de Bruges. Nous croyons que le personnage , vu de dos , à cheval et chapeau bas, ne peut être autre que Créqui qui reçoit
I Une note de Marielte {Ahecedario^ f . III, p. 107), indique que la suite des Tapisseries historiques devait être accompagnée de devises comme les Tapisseries des Misons et des éléments* L'une de ces devises a été gravée par Le Clerc, sur le dessin de Bailly. C'est la façade du Louvre, suivant le projet de Bemin (J., 948).
Mariette avait vu chez Baluze.le dessin de Bailly, représentant le projet de Bemin, U y en avait plusieurs. autres qui devaient servir de devises aux Tapisseries historiques ; mais ces dessins n'ont jamais été gravés. Tous ces dessins de Bailly avaient été donnés à Baluze par Golbert.
CHAPITAE m. —^678*1682. 123
Tordre du roi de poursuivre Marsin. En effet, le chiffre de Créqui, avec deux bâtons. de maréchal en croix, se remarque sur la housse du cheval. Or, aucun personnage de marque, autre que Créqui, ne peut figurer dans cette action , bien qu'il n'ait été fait maréchal que l'année suivante; mais cette dignité lui ayant été conférée avant la composition de la tapisserie, on conçoit que les artistes, chaînés de ce travail, aient pu se permettre ce léger anachronisme. Les autres personnages sont de fantaisie.
2» Tapisserie. Le siège de Toumay (J., 171).
Ici, le roi n'est pas au prenùer plan.. On l'aperçoit dans la tranchée donnant des ordres et exposé au feu de l'ennemi. Plusieurs historiens rapportent ce fait au siège de liUe. La légende de la gravure mentionne expressément le siège de Toumay.
3^ Tapisserie. Le Siège de Douai (J., 172).
La composition représente l'intérieur d'une tranchée où Ton voit le cheval d'un garde du corps, tué d'un coup de canon, à quelques pas du roi. C'est, comme on le voit, à peu près le même sujet que le précédent, mais autrement traité.
Cette tapisserie , merveilleusement conservée, fait partie de la collection des Gobelins.
4» Tapisserie, Renouvellement de ValKance entre la France et la Suisse en i663 (J., 173).
Dans cette estampe , Le Clerc n'a fait que la bordure et une partie de la préparation à l'eau-forte. La plafiche a été achevée avec tout le soin possible par Nolin.. — Cette pièce est recherchée à cause des costumes. Au centre, on voit Louis XTV qui prête
serment sur l'Évangile; derrière lui on voit son frère Philippe , le prince de Gondé et le duc d'Enghien son fils. Le personnage debout entre eux est Olivier d'Orme^soUi et le cardinal, assis, tenant l'Évangile, est Barberini, archevêque de Reims. Cette tapissée, appartenant en 1874 à M. Benrdelay, a figuré à l'exposition des Alsaciens-Lorrains installée au palais Bourbon.
Le traité avait été signé à Sdeure, le 4 septembre 1603. Les Suisses envoyèrent à Paris une ambassade pour le ratifier. Après la cérémonie, les ambassadeurs furent conduits dans la salle de l'ardievéché, où avait été préparé un repas auquel le roi assista <M. Eudore Soulié, Ifus^ de Versailles, 3fi partie, p. 148). Il existe a Versailles (1^ étage, salon de Mercure, n^ 2073} une répétition de cette Tapisserie, par Pierre de Sève.
On connaît deux états , non du sujet terminé par .Nolin, mais de la bordure gravée par S» Le Clerc :
L — Avant toute lettre.
IL «^ La lettre existe sur le cartouche, et on lit i droite : Sim. (sic) Le Clerc sculps. 1680; et à gauche : Car Le Brun jnuen. Pet. Seue pinxU.
Même dans les épreuves du premier état, on lit toujours i 1â droite du bas de la composition, aux pieds d'un religieux: I^. Nolin sculpsit
5» Tapisserie. La reddUion de Marsal (J., 174).
Cette pièce, la première suivant l'ordre chrono* logique de l'événement (i663), se trouve être la dernière qui ait été gravée (1682). Ici encore, comme pour l'alliance des Suisses, Sébastien Le Clerc n'a pas