CHAPITRE III. — 1678-1882. 13i
mière planche du Camouflet et le portrait de Richesource.
Suivant les nouveaux éditeurs de Quérard, le vrai nom de Richesource serait Oudart ; mais il est cer* tain, qu'il s'appelait Jean de Soudier, sieur de Richesource. C'est aussi ce nom qui lui est i^onné par Saint-Marc, au t. III, p. 322, note 8, de son édition de Boileau, P^s, 1757. En tout cas, c'était un original plus prolixe que spirituel. Quoiqu'il ait composé environ vingtK^inq ouvrages d'assez longue haleine, dont six seulement ont été connus par les nouveaux éditeurs des Supercheries littéraires de Quérard, il n'a pu trouver place dans aucune biographie. C'est probablement le plus ancien des con^ férenciers, à en juger par le titre d'un de ses ouvrages : Conférences académiques sur toutes sortes de sujets problématiques utiles et agréables. Paris ^ l'auteur, 1661.1665, in^o.
On rencontre encore, de temps en temps, quelques ouvrages de Richesource; mais les plus rares à trouver complets sont ceux dont les collectionneurs des gravures de Séb. Le Clerc ont mutilé les exemplaires, pour en détacher les estampes.
Les trois premières pièces décrites par Jombert sont de l'invention de l'auteur, qui s'est fait représenter lui-même dans la troisième. On y lit, comme sur les deux précédentes : R^ inv. ou invenit. Néanmoins, le dessin appartient à Le Clerc qui a eu le soin de nous en avertir par les mentions F., fecit ou Pinx. et sculps, qu'on lit sur les trois premières pièces. Il est également l'auteur du dessin des deux
demiâres compositions dont la gravure a été exécutée par Benoit Âudran.
H existe des épreuves de ces cinq pièced avant là lettre et aussi des épreuves avec la lettre, mais avant le texte au verso. Les Unes et les autres sout excessivement rareii.
Nous n'avons jamais vu aucun ouvrage de Rlche^ source portant le titre de Camouflet et Buivi des énonciations portées sur le ftontiftpice gravé. Nous doutons que te mot soil, à proprement parier, le titre d'un livre. En effet, nous àvonâ sous les yeux un ouvrage in-i» de Richesource que les nouveaux éditeurs de Quérard n'ont pas connu. Il est intitulé Led plaisirs et les ûvanla^ de la lecture du cabinet (1680). C'est une ôeconde édition^ Un second titre, très-prolixe, explique que cet ouvrage est la critique, au point de vue littéraire et grammaKcal, de la Relation de la prise de Fribourg (en Brisgau). Outre ces deux titres, imprimés sur deux feuillets différents, ce volume contient un frontispice portant le mot Càmovflet, dans le cartouche du haut. Dès loïi9, on éât porté à croire qu^un frontispice pareil, ou du moins analogue, décore la première édition des Plaisirs et des avantages de la lecture. Ce frontispice, placé en tête de la secotide édition, n^est autre que la pièce décrite par Jombert sous le n^ 2 ; il est moins légèrement gravé que la pièce décrite sous le tfl 1* ; les figures sont plud grandes, et il ^ a une fenêtre à droite qui n'existe pas dans le n^* 2. Du reste, nous allons donner une description nouvcfle xies deux planches portant le mot