CHAPITRE IV
se trouveraient pas chez W^ de Bandeville, c*é3t-àdire aujourd'hui à Vienne.
Nous possédons une épreuve du rarissime n^ 36 (un cavalier vu par le dos). Dans la partie blanche du fond se trouvent des indications au crayon pour figurer une ville en flammes, ou une bataille , à la manière d'un' defs caprices de Callot. Ce fond n'a jamais été gravé.
Nous possédons également le n^' 37, en deux épreuves, d'un état plus rarissime encore que celui de Jombert. Sur l'une de ces épreuves, on ne voit de gravé que les devants ; les fonds sont dessinés au crayon de la main de Le Clerc et sont conformes à la description de Jombert. La pyramide dans le lointain, sous la voûte, n'est pas encore indiquée*
Offido ddla B Vergine In Venetia (Paris), in-24 (J., 202)-
Cette suite, dite les petites heures de Venise, constitue l'une des plus grandes raretés de l'œuvre de Le Clerc. Jombert a raconté (n^^ 202) la cause de cette excessive rareté, et comment il se fait qu'un trèë^petit nombre d'épreuves ont pu échapper à la destruction.
Nous avons pu mettre la main sur cinq des six pièces dont cette suite se compose.
La petitesse du format avait permis à Le Clerc de graver ses spirituelles eaux-fortes deux par deux, sur la même planche.
C'est ainsi que se présentent, dans notre collection, les n^ 1 et 2, 4 et 5, qui, réunis sur la même feuille.
n'ont jamais été séparés, et dont le tirage est, par conséquent, antérieur à celui du livre.
Nous avons parlé précédemment des efforts tentés par Le Brun et Claude Perrault pour établir, à Tins^ tigation de Colbert, un nouvel ordre en architecture qui recevrait le nom d'ordre français. Une plandie de Le Clerc résume le système de Le Brun. Elle est intitulée : Nouvel ordre français de Vinvention de Charles Le Brun, premier peintre du roi. Paris, chez Mariette, in-folio (J., 303). Lors de l'espèce de concours auquel Colbert avait convié les artistes. Le Clerc eut un moment la pensée de se mettre lui'-môme sur les rangs.
Après avoir reproduit le système de Le Brun, il voulut faire connaître le sien dans une planche qu'U grava immédiatement après celle dont on vient de parler (J., 204). Mais il réfléchit que sa publication pourrait âx)isser Le Brun, son protecteur et son ami, et il effaça sa planche après en avoir tiré une seule épreuve recueillie par son fils et qui i après avoir été achetée par Huquier, vint se placer dans les cartons de Jombert. Nous ignorons ce qu'elle est devenue , et nous devons nous borner à renvoyer aux explications données par Jombert, t. II, p. 11, ad notam.
Figures à la mode, dédiées à M. le duc de Bour^ gogne (J., 205).
Cette suite n'a aucun rapport avec celle dite les Modes de Metz.