17941830
— INSTRUCTION PUBLIQUE. — SON EAPPOET SUR LES PRINCIPES DE MORALE SOCIALE ET POLITIQUE. — EAPPORT DE SAINT-JUST SUE LA PROPRIÉTÉ. — THEORIE DU GOUVERNEMENT DEMOCRATIQUE.— BECONNALSSANCS DE L'ÊTRE- SUPRÊME — SECOURS AUX CITOYENS INDIGENTS. — PITT EXCITE ET SOU- DOIE LA COALITION. — PREPARATIFS DE DEFENSE EN 1794. — OPÉRATIONS MILITAIRES EN 1794. — ABOLITION DE L'ESCLAVAGE. — COMBAT NAVAL : HEROÏSME DU VENGEUR. — AMELIORATIONS INTÉRIEURES. — CONDAMNATION DES ANCIENS PREMIERS-GENERAUX. — TENTATIVE D'ASSASSINAT SUE RO- BESPIERRE. — ROBESPIERRE PRESQUE DICTATEUR. — ROBESPIERRE VÉNÉRÉ PAR LES FEMMES — ROBESPIERRE DECLARE PROPHÈTE. — COMMENCEMENT DE DIVISIONS DANS IE COMITE. — FÊTE A LETRE-SUPRÊME
Nous avons vu jusqu'à présent le Comité et la Convention proclamer en principe l'Égalité, l'unité dans la Société et le Gouvernement, le droit appartenant à la Nation de disposer
des personnes et des choses, la liberté complète des cultes, la nécessité d'une éducation gratuite et républicaine ; nous les avons vus mettre à Tordre du jour la Justice et la probité (T. m, p. 352). Nous allons les voir proclamer le règne de la morale, l'abolition de la misère, l'aisance et le bonheur pour tous, et développer leur nouveau système, système dont le but est de réaliser toutes les espérances de la Philosophie en régénérant radicalement la France et FHumanité.
$ 1*'. — Rapport rar la situation politique de la République.
Dès le 17 novembre, Robespierre a fait, sur la situation politique de la République, un rapport dans lequel il a soutenu que le Cabinet anglais a beaucoup contribué à donner le premier branle à la Révolution, et que son but était de placer le duc d'York sur le trône de France en lui faisant épouser la fille du duc d'Orléans. . . Ce rapport, qui a excité une admiration universelle, est rempli d'idées morales parmi lesquelles nous citerons la suivante :
« Oh 1 qui de nous ne sent pas agrandir toutes ses facultés, qui de nous ne croit s'élever au-dessus de l'humanité même, en songeant que ce n'est pas seulement pour un Peuple que nous combattons, mais pour T Univers , non pas seulement pour les hommes qui vivent aujourd'hui, mais pour ceux qui existeront ? »
Puis, il a proposé le décret suivant :
« La Convention nationale déclare, au nom du Peuple français, que la résolution constante de la République est de se montrer ierribU envers ses ennemis, généreuse envers ses alliés, juste envers tous les Peuples. •
Et ce décret, ainsi que le rapport, adoptés par acclamations, ont été imprimés dans toutes les langues.
- La fonction du Gouvernement révolutionnaire, dit-il le Î3 décembre, est de diriger les forces morales et physiques de la Nation vers le but de son institution.. . — La Révolution est la guerre de la