Ney à Berthier
Ney, toujours résolu, net et plein de sang-froid, annonce dans cette lettre les mesures qu'il a prises et la façon dont il a « réglé le service; » on sait qu'il commande provisoirement toutes les forces qui viennent à Konigsberg et qui s'y rassemblent.
Kônigsberg, 1" janvier 1813,
Monseigneur, j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire ce soir de Brandenbourg".
J'ai réuni chez moi les généraux Marchand, Lagrange et Baste pour régler le service et arrêter les mesures à prendre selon les circonstances.
Le général Baste part cette nuit pour Pillau. Il entretiendra le général Castella de ce qu'il est convenable de faire pour mettre cette place à l'abri de toutes les tentatives que les Prussiens pourraient faire pour s'en emparer. Je vous mets sous les yeux le rapport que ce général a reçu de l'officier supérieur de marine établi à Laptau. Cet officier va recevoir l'ordre de rentrer à Pillau.
J'ai fait rentrer ce soir deux bataillons de la 9*^ demi-brigade provisoire; ils gardent les portes de Gumbinnen et de Pillau.
J'expédie l'ordre aux lanciers du 9^ régiment de se rapprocher demain de Kônigsberg vers Quednau.
Le général Marchand et les dragons du général Cavaignac occuperont demain le faubourg de Brandenbourg et les maisons sur la gauche de la Pregel. La cavalerie éclairera toutes les communications de
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Welilau et de Friedland qui aboutissent à Kônigsberg,
Le général Lagrange adresse à V. A. S. \in rapport sur la situation de la place ; tout est tranquille dans l'intérieur et aux environs.
Plusieurs rapports annoncent que l'ennemi marche par le Kurische Nelirung.
La passe de Pillau au Frisclie Hatf est dégelre; mais il y a des bateaux en assez grande quantité pour débarquer sur le Frische Nehrung, route de Danzig, tout ce qu^on voudra envoyer par cette voie.
Le général Heudelet m'écrit hier à 4 heures du soir et ne me donne aucun renseignement sur Teniiemi; je vous mets la lettre sous les yeux. Un de mes aides de camp est parti ce matin à 7 heures pour lui porter l'ordre de mouvement ; il est 9 heures, et je n'ai encore aucune réponse. Je lui ai envoyé le duplicata par un second officier à la chute du jour.
Je vous adresse. Monseigneur, une lettre du général Ledru contenant l'état de situation du S'' corps d'armée et des détails sur ce qui se passe à Marienbourg.