Pour ces effectifs, voir 1815, II
2. Soult à Ney, Charleroi, 16 juin. (Registre du major-général.) — Cette lettre ne porte pas d'indication horaire, mais nous savons que Ney la reçut vers 6 heures et demie, puisque la réponse qu'il y fit est datée de 7 heures.
3. Ney à Soult, Gosselies, 16 juin, 7 heures. (Papiers du général G.)
4. Les troupes n'avaient pas encore pris les armes à 10 heures du matin,
borne à lui dire : « — S'il arrive en mon absence des ordres de l'empereur, vous les exécuterez sur-le-champ et les communiquerez au comte d'Erlon * . »
A Frasnes, Ney demeure inactif et insouciant comme à Gosselies. Il ne pense pas à examiner de près les positions ennemies, à pousser vers les Quatrc-Bras une reconnaissance offensive qui contraigne l'adversaire à se démasquer. On dirait même qu'il néglige d'interroger ses généraux, ses commandants d'avant-postes, ou qu'il n'écoute point ce qu'on lui rapporte. Lefebvre-Desnoèttes, ou Golbert, lui rend certainement compte que les Néerlandais paraissent avoir reçu des renforts ; que depuis le matin ils ont étendu et avancé leur front; qu a six heures leurs tirailleurs ont replié les avant-postes français sur la lisière du bois de la Hutte2. Après cette escarmouche, il est vrai, le feu a dégénéré en tiraillerie, mais l'ensemble des dispositions de l'ennemi fait néanmoins présumer son intention de tenir aux Quatre-Bras. Ney n'en croit rien. Ce ne sont que vaines démonstrations pour imposer aux Français et préparer une retraite. Tout au plus, « on aura affaire à cette poignée d'Allemands qui ont été sabrés hier3 ».
Le maréchal en est si convaincu que, vers onze
puisque, dans sa lettre de 10 heures et quart à Ney (Arch. Guerre), Reille dit : « ... J'aurais commencé mon mouvement sur Frasnes aussitôt que mes divisions auraient été sous les armes. »