‹ 1815 (volume 2)Chapitre 54 sur 271 · Garde impériale · texte numérisé non relu

Garde impériale

Vieille garde à pied : 1er, 2e, 3e et 4e grenadiers. Colonel en premier : Friant ; colonel en second : Roguet ; généraux commandant les régiments : Petit, Christiani, Porret de Morvan, Harlet.

1er, 2e, 3e, 4e chasseurs. Colonel en premier : Morand ; colonel en

mont*. Cette armée avait 370 bouches à feu2. Le terrain occupé par les bivouacs n'excédait pas huit lieues de large sur dix kilomètres de long.

En dix jours, 124,000 hommes, séparés par des distances variant entre douze et soixante-dix lieues, s'étaient réunis à la frontière, à petite portée de canon des avant-postes ennemis, sans que les Alliés eussent pris encore aucune mesure défensive. Jamais marche de concentration n'avait été mieux conçue ni, sauf quelques retards vite réparés, mieux menée à accomplissement.

Tandis que l'armée française se trouvait ainsi former une masse redoutable, les Anglo-Prussiens étaient encore disséminés sur un front de plus de trente-cinq lieues et sur une profondeur moyenne de douze. Le 14 juin, le quartier-général de Blucher était à Namur. Le Ier corps (30,800 hommes sous

second : Michel; généraux commandant les régiments: Cambronne, Pelet, Mallet, Hanrion.

(Les 3e et 4e grenadiers et 3e et 4e chasseurs, de nouvelle formation, étaient appelés moyenne garde dans le langage courant, bien qu'ils fissent officiellement partie de la vieille garde.)

Jeune garde : 1er et 3e voltigeurs, 1er et 3e tirailleurs. Commandants en premier : Duhesme et Barrois ; commandants en second : Guy et Chartran.

Cavalerie légère : Lefebvre-Desnoëltes. Chevau-légers-lanciers : Edouard de Colbert; chasseurs à cheval : F. Lallemand.

Cavalerie de réserve : Guyot. Grenadiers à cheval : Dubois; dragons : Ornano (resté à Paris, blessé en duel); gendarmes d'élite : d'Autancourt.

Artillerie de la vieille garde, artillerie auxiliaire (jeune garde), train, sapeurs, marins de la garde : Desvaux de Saint-Maurice, Artillerie à pied.

13 batteries : Dominique Lallemand; artillerie à cheval, 3 batteries : colonel Duchand.

(Situation de la garde au 16 juin, signée d'Hériot, sous-aide- major de la garde. Arch. Guerre.)

1. Pour les emplacements: Ordre du jour, Avesnes, 13 juin. (Napoléon, Corresp., 22049.) Rapport de Hulot. Ordres de Soult, Beaumont,

14 juin. Grouchy à Soult, à Pajol, à Kellermann, à Milhaud, Bossus, 14 et 15 juin. Reille à Soult, Solre-sur-Sambre, 14 juin. Ordre du général Delcambre, chef de l'état-major du 1er corps, Avesnes, 14 juin. (Arch. Guerre. Armée du Nord.)

2. Rapport de Neigre, 2 juin. (Arch. Guerre.) Rapport de Ruty, 13 juin. (Arch. nat. AF. IV, 1938.) - L'artillerie comprenait 35 batteries à pied de 8 (batteries divisionnaires) et de 12 (batteries de réserve), toutes à huit pièces, et 15 batteries à cheval, à six pièces.

Zieten'), qui formait la droite de l'armée prussienne, occupait Thuin, Fontaine-Lévêque, Marchienne, Charleroi, Moustiers, Fleurus, Sombreffe et Gembloux ; — le IIe corps (31,000 hommes sous Pirch Ier 2), Namur, Héron et Hannut ; — le IIIe corps (23,900 hommes sous Thielmann3), Ciney, Dinant et Huy; — le IVe corps (30,300 hommes sous Bulow4), Liège et Tongres3.

Les cantonnements de l'armée de Wellington, qui avait établi son quartier général à Bruxelles, s'étendaient de la Lys et de l'Escaut à la petite rivière de la Haine. Le 2e corps (27,321 hommes sous lord Hill6) occupait Leuze, Ath, Audenarde,

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