‹ 1815 (volume 3)Chapitre 126 sur 226 · Suchet a Clarkr, Stra«noun?, i: mars Ar-h. Guerre · texte numérisé non relu

Suchet a Clarkr, Stra«noun?, i: mars Ar-h. Guerre

m do ne pas faire do mal au roi, mais do no jamais tiror sur \o Petit Caporal ». Dans los casornos <le Paris, on entend : Vive le père la Violette! Aux portes de La Flèche, le comte de Lucé a cette conversation avec un fantassin : « — Vous allez à Paris? — Oui. mais le petit général y sera avant nous. — On vous a trompe1. Il est peut-être mort en ce moment. — Vous n'en savez pas plus long que notre colonel. Il nous l'a dit... Est-ce que vous croyez que jamais un soldat français se battra contre l'empereur pour votre Louis XVIII ' ? » A Orléans, le 17 mars, un régiment reprend la cocarde tricolore sous les yeux mêmes du général Dupont 5.

Avec l'assentiment du conseil, Clarke lit tenter une dernière démarche auprès des grenadiers et chasseurs de France (ex-grenadiers et chasseurs à pied de la vieille garde V 11 espérait en s'assurant la fidélité des grognards rallier toute l'armée au roi. Le général Mathieu Dumas accepta la mission d aller acheter la vieille garde moyennant « le rang d'officier pour chaque soldat et la noblesse pour chaque oflicier ». Les grenadiers marchaient déjà au-devant de l'empereur sous le commandement du général Hoguet, leur colonel à la suite. Mathieu Dumas rejoignit le 18 mars, à Chaumont. le maréchal Oudinot abandonné par la garde. Aux ordres du duc de Keggio.à ses promesses d'avancement, de croix.de gratifications, les officiers assemblés avaient répondu: « — Il est trop tard.

». <;»n< ra) «iirard ;i Clark*. Lr Mans, is mars. D'Autkhamp a Clark*, Anct-rs. i" mars. VitmlK-s à Clarkf. u mars. Clarkf à Maison. I l «t i* mars Hr. f. l .{•• h llautf-Wnm» » Chrko. 16 mnrs l><» I.uc»* a prierai *iir:4 r.1 l.a Flt- hf, it> mars (An-h. Gu.-nv . VitmlU'*. .\/r,„ . ||. .r>... Laniarqm\ V' •»><., 1. 27,

i Hf-il pp rit.- ,1,. la (-,.„i».^s.« liupi.nt.iMi. — A la suit.» «le c«?t a<Mr quo h i|»«nl. tli- |»(Mir »l'un»' s»<1iti<«ii, ne nul pa< ii»'\nir n-prienrr, »v cwral lui r» r!ipla- ♦ -tans s<n . tminamli iiu'iit par I»* marc, hal (muvion Saml-C.jr Va. 1/ » U. M.i-,u\ «larkf a limiMmi. IV mars An h. r.ufrtv).

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Noos regrettons de ne plus pouvoir vous obéir. Nous avons reçu des ordres de l'empereur et nous sommes déterminés à les exécuter » Kn même temps que les grenadiers avaient quitté Met/, les chasseurs avaient quitté Nancy sous la conduite du général Porret de Morvan. un de leurs majors. Après avoir vainement tenté de s'opposer au départ de son régiment, le colonel, le général Curial, suivit la colonne d'étape en étape à petite distance. Le troisième jour, Curial prit son parti. Il entra brusquement dans l'hôtel où déjeunait le corps d'officiers et «lit : « — Messieurs, me reconnaissez-vous encore pour votre colonel? >• — « Oui, général, vous êtes toujours notre colonel. Mettez-vous à notre tète pour rejoindre l'empereur, et vous verrez si nous ne vous obéissons pas1. »

Dans la soirée du 18 mars, deux officiers d'un royalisme éprouvé apportèrent aux Tuileries des nouvelles de l'armée du duc de Berry.On ne pouvait pluscompter sur les troupes. Déjà le fi" lanciers, placé aux avantpostes, s'était déclaré et occupait le puni de Montereau pour l'usurpateur. Bonaparte devait avoir dépassé

\ Clarke à Oudinot. l i et 17 mars. Rapport an ireneml llulot, s I. n. d. I* ou 10 mars) (Anh. C.ui-rr»».. .lau.otirt a T.illoyrand. U mars (Ar«h. A IF. etr.. ***** . i'S. Friant a \up<>lrnn. Tr'-y.-*, i** mars Arcli. nal. AF. IV, , fl Mathieu Dumas [.Vf m., III. Itit i .pu dit t»i< u *\u'\\ fut charR»' «l'un»* miv sioti pour la K'ardf. mai* <pn n ^-land *..m .le no point ptv- iscr «juello rtait ri'iic mission .

1. «i< m ral <.ir<»d d«- l Ain laxt.- >W <.unp d<- Cunal «n 1H • . /'*r ans >lt <«nrenirt, -IT » \~.<,. Cf. la Mire |.f < il. ••• d>- Fnant U.li nal. AF. IV.

. Rapp. du main» d.' VaU'">«ul«,iini. il ui.irs. Capitaine llinul a «in ssot, Nancy, il mars An h. lm<rn! . - !.«•«. or-lp-s <U- IVni|« n ur «tu It mars et d«- Droiiot H d.? li.-rlrand .lu U. d«- rejoindre la o.i.mne imp».-ri.il.- cnlr«! Aux»-rr»* H S. n.». avaient vie . '"inmiim<|u< s aux chasseurs vomniL' aux trirnadicrv

Auxerre1. Depuis la veille, on connaissait à la Cour la défection du maréchal Ney 1 . Le roi n'hésita plus. 1 1 résolut incontinent de quitter Paris le lendemain. Il passerait en revue à midi sa maison militaire, et aussitôt après il se mettrait en route pour Lille sous l'escorte de ces escadrons3. Dans le Nord, les troupes ne montraient pas encore un trop mauvais esprit, grAce peutêtre à la demi-popularité de leur nouveau commandant en chef, le duc d'Orléans*; les habitants étaient en majorité royalistes ; enfin on serait prés de la frontière. Le lendemain, à son lever, le roi donna ses ordres au maréchal Marmont, chargé pour la circonstance du commandement supérieur des gardes du corps et des compagnies rouges. Marmont ne reparla plus d une défense des Tuileries, mais il représenta à son souverain qu'il vaudrait mieux aller au Havre ou à Dunkerque, « où l'on pourrait recevoir des secours par mer ». Le roi qui, au fond de soi-même, n'avait aucune idée de résistance, écouta sans y répondre les paroles de Marmont et réitéra ses ordres. Yitrolles. aussi belliqueux que Louis XVIII était pacifique, supplia le roi de se retirer à La Rochelle où la moitié de la France viendrait à lui. Ses prières restèrent vaines. Tout ce qu'il obtint fut que le départ pour Lille serait différé jusqu'à la nuit. « — Il n'y a pas besoin du soleil pour éclairer la honte de cette fuite », dit-il en a parte. La revue eut lieu néanmoins. Le roi passa devant le front des compagnies nobles, en calèche, au grand galop, selon son habitude, puis il rentra aux Tuileries où la garde nationale venait

I. Vilndles. Aféta.. II. .1 >') Cf. Falny, Itinfnur. Ml, et chef d'esi adrons Ilupais a Collx-rt, l;i Chapelle-la-Heine, 19 mars (Arch. Guerre).

i. Hetnhon des fo-nemenl* {Journal d* liatid, n" |).

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