‹ 1815 (volume 3)Chapitre 192 sur 226 · Hi'iijninin Constant, Vrm.. Il, 10 u · texte numérisé non relu

Hi'iijninin Constant, Vrm.. Il, 10 u

LA COMMISSION DE CONSTITUTION 5iii

On veut que îles hommes que j'ai comblas <Io biens s'en servent pour conspirer contre moi à l'étranger. Cela no peut pas être, cola no sera pas. Quand la paix sera faite, nous voirons. A chaque jour sa peine, a chaque circonstance sa loi. à chacun sa nature. La mienne n'est pas d'être un ange. Messieurs, je le répôle, il faut qu'on retrouve, il faut qu'on revoie le vieux bras «le l'empereur. » Il s'était levé et ses yeux lançaient «les n'animes. <« C'est la seule fois, «lit Benjamin Constant, où il soit entré on révolte contre le joug constitutionnel qu'on voulait lui imposer. ■» La résolution de Napoléon paraissait invincible. Les commissaires se lurent, redoutant, s'ils le poussaient à bout, «le l<> voir déchirer la constitution et montrer ce « vieux bras «le l'empereur » qu'il venait d'évoquer1.

Dos ministres et «les conseillers d'Ktal. nommément Touché, Caulaincoiirt, Decrôs. avaient demandé que l'Acte a«l«litionuel fut soumis article par article à la discussion <l«'s mandataires des collèges électoraux et non présenté dans son ensemble à l'acceptation «lu peuple, ce mode de votation étant illusoire1. Mais l'empereur n'avait souffert de donner une constitution libérale que pour éviter la réunion d'une assembliM*. Vingt-quatre heures après sa dernière conférence avec la commission «le constitution, il lit publier l'Acte additionnel dans le Moniteur. Le mèiin» jour parut un «lécret portant que les Tram ais étaient appelés à consigner leur voit» sur

t. Ilriij.imin Constant. .l/>"i tur lo» C<nt Jour*, U. 17- >■», :>» i. H-ury Ch.Ux.Ul'.li. »/-.«. II. m. ^:t. \!>„x. de Four/,,. ||. - Il n''"<« f»a* <1iHit» iJX <jii«' <1»'!* n-pn.'MMil.itn'ns »l;ins »«> mti« n'airnl ♦ «r f.nîi l'ciniHTi'iir. TMiilt'fiMi »»)!■•!» ih« \inrvnl |>a«. il»"» iiM-mltr»"» <!«■ la »iu— Mii-^j..!) il.- roiisliluli..i». lU-iijaminCMii^lam r«-.Mim:iit iikiii.* II. k'r-kT .jn»lui t't << -I iTUf* ••l.it'Mil ftarU^aiin i|<> o- uiih|i> rajHdc <\ ;i ii>|itmn iflu Ar iriiJMT ilaii>» l«' |i!'is lti'«'f «l' I.ti |M»«.sibl«« «te l'«'lat •!<• 'Inlalutv jti n-irim? ciMi^tilMti^rni' I.

îles registres ouverts dans toutes les communes, et que le dépouillement aurait lieu à l'assembler «lu Champ de Mai convoquée à Paris pour le 2G mai1.

L'Acte additionnel déçut tous ceux qu'il ne mécontenta point. Les napoléonistes autoritaires déplorèrent ces concessions libérales. Ils dirent que l'empereur en transigeant avec l'anarcbie faiblissait et s'aflaiblissait, ils le regardèrent comme perdu. I,es jacobins s'étonnèrent, après les paroles de Lyon.de ne trouver dans la constitution rien qui rappelât les idées révolutionnaires. L'hérédité de la pairie était un outrage à l'égalité. Au lieu des lois de la Convention, c'était la Charte de Louis XVIII modifiée qui sortait de la révolution du 20 mars, et, comme la Charte royale, cette constitution était en quelque sorte octroyée puisque la sanction que l'on demandait au peuple était une simple formalité. Napoléon qui avait ri du «« roi d'IIartwell », datant la Charte de la dix-neuvième année de son rèjrne, se donnait le même ridicule eu citant dans le préambule de l'Acte additionnel les constitutions de l'Kmpire, comme si son réelle n'eût pas été interrompu1.

Les libéraux, les seuls qui dussent être satisfaits de celte constitution rédigée par un îles leurs, conforme à leur doctrine, appliquant leurs principes, et où le

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