‹ 1815Chapitre 179 sur 260 · Soult à Grouchy, 18 juin, une heure. après-midi · texte numérisé non relu

Soult à Grouchy, 18 juin, une heure. après-midi

Celte lettre a été citée inexactement par Grouchy (iî<?/a<îOH s«ccînc/e, App. I, 21)

Je la reproduis d'après l'original qui m'a été communiqué par M. François Saint-

Maur, ancien président à la Cour de Pau et neveu de II "° Huai, seconde femme

du maréchal de Grouchy. On eu trouvera le fac-similé à la fin du présent volume.

2. Post-scriptum de la lettre de Soult à Grouchy, iS juin, une heure. Cf. Gourgaud, Campagne de 1815, 89, et Napoléon, Mémoires pour servir à Vhistoire,

Il est certain, comme je l'ai dit, que le corps de celte lettre, datée de une heure fut écrit avant l'apparition des Prussiens, et que le post-scriptum fut écrit après l'interrogatoire du hussard prisonnier. L'intervalle dutôtre d'un quart d'heure à une demi-heure.

3. Celte addition est bien visible sur l'original (fac-similé à la fin du volume). L'écriture en est beaucoup plus serrée. On voit que Sou! l s'est efforcé de faire tenir ces deux ligues entre le corps de sa lellrc cl sa signature. Eu outre, l'écrilure est la

DÉPÊCHE DE l'empereur A GROUCHY. 345

L'empereur ne fut donc pas autrement déconcerté'. Tout en jugeant que sa situation s'était gravement modifiée, il ne la regardait pas comme compromise. Le renfort survenu à Wellington ne consistait après tout qu'en un seul corps prussien, car le prisonnier n'avait point dit que toute l'armôe suivît Biïlow. Celle armée devait être encore à Wavre. Ou Grouchy allait l'y joindre, l'y attaquer et conséquemment la retenir loin de Biilow ; ou, renonçant à poursuivre Blûcher, il marchait déjà sur Plancenoit par Mousty, comme le supposait le hussard -, et il amenait au gros de l'armée française un renfort de 33 000 baïonnettes. L'empereur qui se faisait facilement des illusions, et qui voulait surtout en donner aux autres, dit à Soult : « — - Nous avions ce matin quatre-vingt-dix chances pour nous. Nous en avons encore soixante contre quarante. Et si Grouchy répare l'horrible faute qu'il a commise en s'amusant à Gembloux et marche avec rapidité, la victoire en sera plus décisive, car le corps de Biilow sera entièrement détruit ^ »

Toutefois, comme Grouchy pouvait tarder et que l'avant-garde de Biilow était en vue, l'empereur prit

même que celle du post-scriplura qui, bien qu'étant de la même main, diffère un peu de l'écriture du corps de la lettre.

1. Selon Gourgaud (118-119), l'empereur tout en restant inébranlable dans sa décision de livrer bataille, balança un instant s'il ne porterait pas sa ligne d'opérations sur la route de Nivelles pour déborder la droite anglaise. Par ce moven, il eût éloigué des Prussiens sa ligne de retraite. Il y renonça dans la crainte do faciliter la jonction de Bliicher avec les Anglais et parce qu'il jugea, ce qui était vrai, la droite dos Anglais plus forte que leur centre gauche.

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