Napoléon, Mém., 110-141. Gourgaud, 90. Cf
Sur rcxéculion de ce mouvement, les deux relations de Sainte-Hélène ne concordent pas. Dans 1 une, il est dit que Lobau changea de position peu après la cavalerie de Donion. Dans l'autre, on lit que Lobau alla seulement reconnaître alors sa future position de bataille et qu'il ne s'y établit que vers quatre heures et demie. En celte circonstance, comme eu tant d'autres durant cette campagne, les ordres de l'empereur ne furent-ils point ponctuellement exécutés ?
Note de la 31° édition :
Une lettre écrite par Lobau à Craan, auteur du Plan de la bataille de Waterloo, le 12 janvier 1817 (communiquée par M. de Grandmaison, petit-lils du comte de Lobau) n'éclaire point cette question. Lobau ne dit rien des instructions qu'il reçut et ne mentionne pas l'heure à laquelle il prit sa première position.
3. Kennedy, aide de camp du général Alton, dit {Azotes on the Dattlc of Water ' loo, lOC) : « Le second acte commença à une heure et demie. » Cf. Lettre du lieutenant Slielton [Waterloo Leiters, 349), cl Siborne, H, 3.
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grande batterie suspendit un instant son feu pour la laisser descendre dans la vallée. Les quatre divisions marchaient en échelons par la gauche, à 400 mètres d'intervalle entre chaque échelon. La division Allix, commandée par le général Quiot, formait le premier échelon, la division Donzelot le deuxième, la division Marcognet le troisième, la division Durutte le quatrième. Ney et d'Erlon menaient l'assaut '.
Au lieu de ranger ces troupes en colonnes d'attaque, c'est-à-dire en colonnes de bataillons par division à demi-distance ou à distance entière, ordonnance tactique favorable aux déploiements I rapides comme aux formations en carrés, on avait 'rangé chaque échelon par bataillon déployé et serré fen masse. Les divisions Allix, Donzelot, Marcognet et Durutte présentaient ainsi quatre phalanges compactes, d'un front de cent soixante à deux cents files sur une profondeur de vingt-quatre hommes -. Qui avait prescrit une telle formation, périlleuse en toute Icirconstance et particulièrement nuisible sur ce terrain accidenté ? Ney ou plutôt d'Erlon^, commandant le 1" corps d'armée. En tout cas ce n'était pas l'empereur, car dans son ordre général, de onze heures, rien de pareil n'avait été spécifié ; il n'y
1. Rapport de Kempt, Genappo, 19 juin. {Vf elUnglon, Suppletnentary, dispatches, X, '62i.) Souvenirs d'unvieux soldat belge, 84. Souvenirs d'un ex-officier, 283-286. IMauduit, II, 293-29.5. Janin, Camp, de Waterloo, 33. Kcunedy, 107-1Û8. Sibonie, II,
J3-5. Collou, 62. Cf. Gourgaud, 92. Napoléon, Mém., 143. Daiiiitz, II, 260-261.
2. Souvenirs d'un ex-officier, 285-286. Mauduit. Derniers jours de la Grande Armée, II, 293. Note du général Schniitz, brigadier de Donzelot (comm. par le commandant Schmitz). Relation de Durutte. {Sentinelle de l'Armée, 8 mars 1838.) Notes de Durutte (comm. par le commandant Durutte, de l"armée belge).
3. Il Y a présomption que cet ordre fut donné par le comte d'Erlon qui avait le commandemeut immédiat du It corps d'armée.
On peut supposer aussi que l'aide de camp fit confusion, en transmettant l'ordre, entre la colonne de division (c'est-à-diro par balnillous serrés en masse) et la colonne par division (c'est-à-dire par compagnies accolées, marchant à demi-distance ou à distance entière).
était même pas question d'attaque en échelons K Su le champ de bataille, Napoléon laissait, avec raisoi] toute initiative à ses lieutenants pour les détail d'exécution-.
Irrités de n'avoir point combattu Tavant-veilh les soldats brûlaient d'aborder l'ennemi. Ils s'élar Gèrent aux cris de : Vive l'empereur! et descendirer dans le vallon sous la voûte de fer des boulets anglai et français qui se croisaient au-dessus de leurs têtes nos batteries rouvrant le feu à mesure que les ce lonnes atteignaient l'angle mort^ La tête de la divi sion AUix (brigade Quiot) se porta, par une léger conversion à gauche, contre le verger de la Haye Sainte d'où partait une fusillade très nourrie. La bri gade Bourgeois, formant seule désormais l'échelo: de gauche, continua sa marche vers le plateau. Le soldats de Quiot débusquèrent vite du verger les com pagnies allemandes et assaillirent la ferme. Mais pas plus qu'à Hougoumont, on ne s'était avisé d jFaire brèche à ces bâtiments avec quelques boulets Les Français tentèrent vainement plusieurs assaut contre les hautes et solides murailles à l'abri des quelles les Allemands du major Baring faisaient ui feu meurtrier. Un bataillon tourna la ferme, esca lada les murs du potager, délogea les défenseur qui rentrèrent dans les bâtiments; mais naturelle ment on ne put, là non plus, démolir les muraille à coups de crosse de fusil*.
Wellington se tenait au pied d'un gros orme planti
1. Ordre de l'empereur, en avant du Caillou, 18 juin, li heures. (Arch. Guerre
2. Voir a ce sujet Jomiui, Précis de la Campagne de ISIS, 229.
3. Sibonie, History of Ihe W«r, II, 3, !>. Colton, A Voice from Waterloo, 03.
4. yValcrloo Lettcrs, 4Ûi. Siborno, II, 3, 10. Kennedy, 107-108. Jomini, 204, 20 Colton, 03, 73-74.
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j l'ouest de la route de Bruxelles, à l'intersection de •elle route et du chemin d'Ohain \ Pendant presque toute la bataille, il demeura à cette môme place avec 5011 état-major grossi des commissaires alliés, Pozzo di Boro'O qui reçut une contusion légère, le baron de Vincent qui fut blessé, Mûflling, le général Hiigel, le général Alava^. Voyant les Français entourer complètement la Haye-Sainte, Wellington prescrivit à Ompteda d'envoyer au secours de Baring un bataillon de la Légion Germanique. Les Allemands [descendirent à l'ouest de la grande route, reprirent le potager et, longeant la ferme, du côté des champs, s'avancèrent vers le verger. A ce moment, ils furent chargés par les cuirassiers du général Travers, que l'empereur avait détachés du corps de fMilhaud pour seconder l'attaque de l'infanterie. Les 'cuirassiers leur passèrent sur le ventre et, du même élan, vinrent sabrer au bord du plateau les tirail- 'leurs de la brigade Kielmansegge^
A l'est de la route, les autres colonnes de dErlon javaient gravi les rampes sous le feu des batteries, les balles du 95" anglais et la fusillade de la brigade Bylandt, déployée en avant du chemin d'Ohain. La charge bat, le pas se précipite malgré les hauts seigles qui embarrassent la marche, malgré les terres
1. D'après le plan de Craan (publié à Bruxelles en 1816), cet arbre était planté près du bord méridional du chemin creux. Wellington devait donc se tenir dans le chemin même où il était abrité contre les boulets et la fusillade.
L'orme fut acheté 200 francs par un Anglais avisé qui le débita, à Londres, aux idolâtres de Wellington sous forme de cannes, de tabatières et de ronds de serviettes.
2. Hiigel au roi de Wurtemberg, 19 juin. (Cité par Pfifter. Aus dem Loger der Verbùndeten, 69.; Rapport de Wellington, Waterloo, 10 juin. (Dispatclies, Xll.. 478.) — Russie : Pozzo; Autriche: Vincent ; Prusse : Miiffling; Wurtemberg: Hiigel; Espagne : Alava.
3. Kennedy, 107-108. Siborne, 11, 16 19, Collon, T.T-Ti. Cf. Waterloo Letters, 38.
détrempées et glissantes où l'on enfonce et où l'on trébuche. Les Vive l'empereur! dominent par instants le bruit des détonations ^ La brigade Bourgeois (échelon de gauche) replie les tirailleurs, assaille la sablonnière, en déloge les carabiniers du 95% les rejette sur le plateau, au delà des haies qu'elle atteint dans sa poursuite ^ La division Donzelot (deuxième échelon) s'engage avec la droite de Bylandt, tandis que la division Marcognet (troisième échelon) s'avance vers la gauche de cette brigade. Déconi'ortés par le grand nombre des assaillants et vivement attaqués, les Hollando-Belges lâchent pied, repassent en désordre les haies du chemin d'Ohain et, dans leur fuite, rompent les rangs du 28" anglaise De son côté, Durutte, qui commande le quatrième échelon, a débusqué de la ferme de Papelotte les compagnies légères de Nassau; il est déjà à mi-côte, menaçant les Hanovriens de Best*. Dans Fétat-major impérial on juge que « tout va à merveille '' ». En etîet, si l'ennemi conserve ses