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Gourgaud, 09. Napoléon, Mém., Iri

DISPOSITIONS POUR l'atTAQUE FINALE. 397

a combat et, vainqueur ou vaincu, il la retiendra ssez longtemps pour empêcher une jonction avec es Anglais. Bliicher, semble-t-il, a pu détacher le eiil corps de Bûlow que Lobau, Duhesme et deux )ataillons de la vieille garde suffisent désormais à ontenir. L'empereur braque sa lunette du côté des anglais. Les points d'oii partent les feux d'artillerie ,:t de mousqueterie et la direction de ces feux lui 'iervent de repères. A l'extrême droite, la division '3urutte, maîtresse de Papelotte et de La Haye, çravit le plateau \ A la gauche, la lutte continue mtour de Hougoumont en flammes; une brigade de férôme déborde la position, les tirailleurs français, soutenus par les lanciers de Pire, dépassent la route le Nivelles. Au centre, au-dessus de la Haye-Sainte l'oii l'ennemi est enfin débusqué, les soldats de Donzelot, d'Allix et de Marcognet couronnent les :;rêtes et pressent vivement les Anglais le long du :;hemin dOhain. Dans le vallon se rallient six régiments de Bachelu et de Foy ainsi que les débris de la cavalerie-. La ligne ennemie paraît ébranlée. L'empereur présume que Wellington a engagé toutes ses troupes. Lui a encore sa vieille garde, ses invincibles. C'est l'heure où la victoire indécise se donne m plus acharné. H commande à Drouot de faire ivancer dans la formation en carrés qu'ils ont prise précédemment neuf bataillons de la garde (des cinq

1. Sauf van Lôben, qui parle par ouï-dire et exprime des doutes, tous les téraoirnages s'accordent sur ce point, que Durutte, vers sept heures un quart, s'était ;mparé de La Haye et de Papelotte. Miifniiig, Aus meinem Leben, 21b. Lettre du jénéral Vivian. (Waterloo Letters, 161.) Damitz, il, 287. Von Ollech, 244.

2. Lettres d'officiers des brigades Grant, Kenipt et Lambert, [Waterloo Letters, 128, 354, 365, 391.) Rapports de Kempt et de Lambert, Gonappe, i'i iu'm. {Dispalche» nf Wellington, Suppl., X, 334, 537.) Kennedy, 124, 127. Cotton, 118-121. Siborue, II, 113-116, 121, 146, 152-153. Notes journalières de Foy. (Comm. par le comte Foy. Liourgaud, 99, Napoléon, Mém., 152-15J.

autres, deux doivent rester à Plancenoit, et trois sur le plateau comme dernière réserve). Il se met à la tête du premier carré et descend vers la Haye- Sainte, au fond de la fournaise ^

Au témoignage de l'ennemi-, cette attaque aurait pu être décisive une demi-heure auparavant, quand Ney demandait du renfort. Le moment est passé, Tandis que Pelet a repris Plancenoit, pendant môme le temps si court où la garde s'est formée et mise en mouvement, Wellington a rassis sa position. Pour renforcer son centre chancelant et près de se rompre, il a rappelé de sa gauche la brigade Winche, et, de sa droite, quatre bataillons de Brunswick dont il a lui-même pris le commandement. Secondées par ces troupes fraîches, les brigades Kempt, Lambert, Pack et Best, à l'est de la route de Bruxelles, et les brigades Kruse et Halkett, à l'ouest de cette route, ont fait une vigoureuse contreattaque et refoulé les fantassins de Donzelot, d'AUix et de Marcognet. Pendant que ces soldats se replient au bas des rampes en tiraillant, les Anglo-Allemands réoccupent les bords du plateau, et leurs batteries, délivrées de la fusillade à courte distance, éteignent le feu des pièces établies à la Haye- Sainte^. En même temps, la division hollando-belge de Chassé arrive de Braine-L'Alleud, et les six régiments de cavalerie de Vandelcur et de Vivian qui,

1. Gourgaud, 99. Napoléon Mém., 139-100. Rogniat, Iiépo7ises aux notes de Napoléon, 277-278. Relation du général Petit (collection Morrisou, de Londres).

Dans la Relation de l'Ambifjù, de Londres, tome LU, 434, il est dit que dans rarmée on commençait à murmurer contre l'inaction de la gai'de à pied.

2. Kennedy, IKigel, Freemanlle, Miiffling, Cotton, Siborne (cités dans 1815, II, 392-393 et les notes).

3. Kennedy, 127-128. Lettres d'ofCciers des brigades Adam, Halkett et Lambert. {Waterloo Letters, 306, 328, 342. 301.) Cotton, 119. Siborne, II, 116, Gourgaud,

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