ARMÉE AUXILIAIRE
Divisions de gardes nationales mobilisées (aux armées ou en réserve). . 40 545 Gardes nalionales mobilisées (dans les places frontières et les villes de
l'intérieur) (environ) 95 000
■ Militaires retraités (dans les places frontières et les villes de l'intérieur.! (environ) 25 000
Canonniers de ta Marine (environ) 6 OUO
Fusiliers marins (environ) 10 000
Fusiliers-vétérans S 12'J
Caiionniers-vétérans 2 071
Canonniers sédentaires (environ) 6 000
Gendarmes 14 521
Douaniers 'dans les places frontières) (environ) 12 000
Partisans el corps francs (environ) 6 000
Total de i'arméc auxiliaire. 222 206
(Les canonniers gardes-côtes, les gardes forestiers, les bataillons francs de Corse et les milices corses et elboises, les chasseurs de la Vendée, ne sont point compris dans ce dénombrement, non plus que les tirailleurs fédérés de Paris, de Lyon, de Toulouse, etc. (environ 25 000 hommes), les levées en masse et les gardes nationales sédentaires).
En regard du tableau de l'armée active je donnerai, en quelque sorte comme preuve arithmétique, le tableau des ressources en hommes qu'avait trouvées l'empereur pour porter l'armée active au nombre de i9l 000 hommes :
Armée royale au 15 mars (troupes de la ligne et de l'ex-garde impériale.) (environ^ 210 000
Soldats en congé limité ou illimité ayant rejoint les corps du 15 mars au 25 avril (environ) 4 500
Déserteurs de 1814 et soldats en congé limité et illimité ayant rejoint les corps du l'' mai au 15 juin 52 440
Soldats étrangers, suisses, polonais, belges, allemands, espagnols, etc (environ) 3 500
Troupes ramenées de l'ile d'Elbe (environ) 1 100
Engagés volontaires (environ) 15 OOû
Officiers à la demi-solde rentrés dans les régiments de la garde de nouvelle formation et dans les nouveaux bataillons, escadrons et batteries de la ligne 4 506
(L'excédent de ces officiers fut employé dans les bataillons de tirailleurs
fédérés el les bataillons des gardes mobilisées.) 291 052
Ces tableaux de l'armée active et de l'armée auxiliaire étant récapitulatifs, je crois superflu de donner de nouveau les références, déjà citées aux pages précédentes ; mais je dirai que ces divers totaux, établis, sauf peu d'exceptions, d'après des situa-
augmentées : 1° de 19 000 rappelés qui avaient reçu des feuilles de route antérieurement au 10 juin, mais n'avaient pas encore rejoint les dépôts^; 2" de quelques milliers de rappelés qui, au 15 juin, n'étaient pas arrivés dans les chefs-lieux des départements-; 3° de 46500 conscrits de 1815 qui, à cette même date, étaient réunis aux chefs-lieux des départements^; 4° de 15000 mobilisés mis en route à la mi-juin pour les points de concentration*. Enfin, du 15 juillet au 25 septembre, on aurait eu les 74 000 hommes formant le complément du contingent de 1815^ et les 98000 hommes formant le com-
tions antérieures au 15 juin sont certainement inférieurs au total réel. Voici pourquoi : Au mois de juin 1815, la France est tout entière en recrutement. Sans cesse des hommes parlent des dépôts pour l'armée; sans cesse des hommes parlent des chefs-lieux des départements pour les dépôts ; sans cesse, des hommes partent des localités pour les chef-lieux des départements. Il en résulte que l'armée s'augmente chaque jour sans que, pour cela, les dépôts s'affaiblissent. Ainsi, dans un rapport daté du 11 juin lAicli. nal. AF. IV, 1936) et rédigé nécessairement d'après des situations antérieures, Davout écrit qu'il y a 52 446 semestriers et rappelés incorporés et 2.'î 448 mis en route. Or, le 15 juin, non seulement plusieurs milliers de ces 23 448 rappelés avaient rejoint les dépôts, mais, comme les opérations de recrutemont avaient continué, il était parti des départements plus d'hommes que n'en comptait Davoul. La correspondance des préfets (Arch. nat. F. 7. 3044a et F. 7. 3774), mentionne des départs de rappelés jusqu'au 25 juin.
De même pour les gardes nationales mobilisées : Dans un rapport du 8 juin (Arch. nat. AF. IV, 1936), Davout poric à 108 094 les mobilisés arrivés à destination et à 24 178 les mobilisés mis en route. Or, dans un autre rapport du 23 juin (Arch. nat. AF. IV, 1936), il énumère par divisions de réserve et places fortes tous les mobilisés, et le total qu'il en donne dépasse 140 000 hommes embataillonnés.
1. Rapport de Davout à l'empereur. Il juin. (Arch. nat. AF. IV, 193G.) — Davoul dit : 23 448 d'après des étals du 1"' au 10 juin ; mais comme on l'a vu dans le dernier paragraphe de la note précédente, un cinquième au moins de ces rappelés mis en route, soit environ 4 500, avait rejoint les dépôts à la date du 15 juin.