‹ 1815Chapitre 59 sur 260 · Réserve : Lord Wellington · texte numérisé non relu

Réserve : Lord Wellington

Division Piclon : brigades Kemptet Pack (anglaises) ; brigade Wincke (hanovrienne).

Dans les positions qu'elles occupaient, il fallait trois jours à chacune des deux armées, fortes ensemble de 210 721 hommes^ pour se concentrer sur la ligne de contact, et le double de temps pour se concentrer sur l'aile droite anglaise ou sur l'aile gauche prussienne". Cette extension outrée des cantonnements, si périlleuse en face d'un adversaire comme Napoléon et si favorable au succès du plan hardi qu'il avait conçu, a été critiquée par presque tous les écrivains militaires. Wellington a cherché à justifier ces dispositions par les difficultés de faire vivre les troupes et la nécessité de se garder sur tous les points ^ Le vrai, c'est que. tout en admettant l'hypothèse d'une attaque de Napoléon, et bien qu'ils se fussent même concertés pour y parer éventuellement, les Alliés la croyaient plus qu'improbable. Le 15 juin, à l'heure oii l'empereur avait déjà le pied

1 batterie.

Division Coie • brigades Lambert (anglaise) et Bcsl i^lianovrienne). j

I batterie. ■ Corps du duc de Brunswick : 8 bataillons, 5 escadrons, 2 batteries 1 Brigade Kruse (Nassau). 1 Artillerie de réserve : 12 batteries. 1 (Situation du 6 juin, ritée par van Loben, 82-84-86, d'après les Archives militaires

des Pays-Bas. Cf. 1815, 11, '.'4.)

II y avait en outre, comme nous l'avons déjà dit {ibid.), 10 000 ou 12 000 hommes de garnison hauovrienne à Furnes. Ostende, Anvers, Nieuport, etc. Mais ces troupes ne devaient point prendre part aux hostilités dans l'hjpothcse de l'offensive des Alliés ni daus celle de l'offensive de Napoh'on par la vallée de la Sambre.

Pour les emplacements : Wellington au prince d'Orange et à lord Uxbridge, Bruxelles, 30 avril. (Z>îspa<c/ie«, Xll, 337-338.) Siborne, Historyoflhe War in I8i5, I, 25-28. Van Loben, 98 100.

1. Armée prussienne: 117 672 hommes et 304 pièces; Armée anglo-néerlandaise: 93 049 hommes et 2u4 pièces.

2. Clausewilz (Der Felzuy von 1815, 29) dit que les armées ne pouvaient être rassemblées à leur centre en moins de quatre à cinq jours. C'est une exagération, les faits le prouvent. S'il n'y avait pas eu bataille le 16 juin, la concenlration qui commença dans l'aprcs-midi du 14 pour les l'russiens, et dans la nuit du 15 au t6 pour les Anglais, aurait été complètement achevée le soir du 17 entre SombretTe et les (juatre-Bras.

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