Moniteur, 8, 9, 10, 12 mars
2. Louis XVIII à Talleyrand, 7 mars. {Corresp. de Tall. et de Louis XVI1T, 316-318.) — Ce qui prouve bien que lé roi avait parlé sincèrement aux ambassadeurs, c'est que dans cette lettre, où il cite ces paroles, il ajoute : «... J'ai pris sur le champ les mesures propres à faire repentir Bonaparte de son audacieuse entreprise, et je compte avec confiance sur leur succès. »
3. Sesmaisons à Barante, Paris, 7 mars. (Barante, 6'owu., Il, 99-100.)
ni 1815
Quoique les royalistes du Midi fussent mieux à même de juger les choses, ils ne perdaient pas non plus espoir. La colonne du général Miollis n'était arrivée à Sisteron que quarante heures après le passage de Napoléon, mais on comptait bien que repoussé par la garnison de Grenoble il allait rétrograder, et Ton se préparait à lui couper la retraite. Miollis porta à Gap le 83e et un bataillon du 58e ; Loverdo tenait la ligne de la Durance avec trois compagnies du 87e, les 600 volontaires de Marseille et 600 gardes nationaux du Var, de Manosque et d'Aix ; Mouton-Duvernet occupait les débouchés des Hautes- Alpes, du côté de la Drôme *. « Bonaparte est dans la souricière, disait Masséna. Ce sera la fin de sa folle équipée2.» Les volontaires, les gardes nationaux et même certains officiers de la ligne étaient fort animés. Un capitaine du 83e écrivait à un ami : «... Nous avons manqué le monstre à Sisteron, le colonel avait promis cinquante louis au soldat qui le tuerait 3. »
h Miollis à Masséna, Gap, 9 mars. Loverdo à Masséna, Digne, 9 mars. Colonel Ferma Soult, Sisteron, 8 mars. Mouton à Soult,s. 1., 7mars.(Arch Guerre.)
2. Masséna au marquis de Rivière, Marseille, 9 mars. (Arch. Guerre.) Cf Journal des Débats, 12 mars.
3. Buquet, capitaine au 83*, à Désrosiers, Marseille, 17 mars. (Arcli. nat F. 7, 3774.)