‹ 1815: La première restauration - Le retour de l'Ile d'Elbe - Les cent joursChapitre 255 sur 272 · Fleury de Chaboulon, Mém., II · texte numérisé non relu

Fleury de Chaboulon, Mém., II

danses sur la corde ; douze buffets colossaux, garnis do volailles froides, de pâtés, de charcuterie, et trente-six fontaines de vin bordaient la grande avenue. Le soir, les édifices publics furent illuminés et Ton tira sur la place de la Concorde un magnifique feu d'artifice dont la pièce principale représentait le vaisseau qui avait ramené Napoléon en France, le brick Y Inconstant voguant au milieu d'une mer de flammes1. — Déjà un autre vaisseau, qui allait devenir plus fameux encore, le Bellérophon, croisait sur les côtes de France.

La Chambre des députés, cette singulière représentation nationale qui avait été élue à peine par la centième partie des citoyens français 2, se constitua le 3 juin. Jaloux de manifester au plus vite leur indépendance, les députés nommèrent Lanjuinais président. Membre de la minorité opposante du Sénat sous l'empire et rédacteur, lui cinquième, de la proposition de déchéance en 1814, Lanjuinais était l'homme dont l'élection devait déplaire le plus à Napoléon. Il fut élu au second tour de scrutin par 277 voix sur 427 votants, contre 75 voix données à La Fayette et 59 données à Flaugergues, tous deux

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