‹ 1840, ou la Guerre des Saisons revuevaudeville en un acteChapitre 26 sur 33 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les M Laies, hors lu massacre, EN PETIT TAvnoiR.

A >»: De la Crois d'or.

LE TAMBOUR cril/auL

Ran pataplan,

V’ià rtamhour qui nous appelle.

Pour acquérir un’ gloir’ nouvelle.

C’est le tambour ; vile, en avant.

Dans Alger puisque l’on se tappe,

Je n’vetix pas moisir dans mon coin ;

• La mer n’est pas un’ rude étape.

Et J’m’en vas manger du bédouin.

Ran palaplau, etc.

SAINT-SYLVESTRE

Que! est ce jeune guerrier?

LE TAMBOUR

Isidore , surnommé Dodore ; j’eus pour mère la ville de Paris, et pour père le grand Vincent de Paule... Autrement dit: Je suis enfant trouvé...

SAINT-SYLVESTRE

Vous voulez dire enfant perdu...

LE TAMBOUR

Jamais rien ne se perd à Paris , pas même ce qui se jette... à preuve les vieux chiffons qui deviennent du papier blanc, les vieux os du bouillon à domicile, et les enfans anonymes des fameux généraux.

SAINT-SV LVESTRE.

Mais vous n'ôtes pas général.

LE TAMBOUR

Ça ne peut pas tarder ; il ne manque plus que Pige, la taille, et le grade.

SAINT-SYLVESTRE

Rien que ça...

LE TAMBOUR

Les deux premières choses viendront toutes seules, et je m’en vas cueillir la troisième.

Et où donc?..

DE TAMHOUR.

Dans les champs fortunés des déserts de l’Afrique.

SA I N T-S Y L VEST RE

En Afrique ?

LF. TAMnOUR.

Où ces chouans de bédouins ont eu la lâcheté de nous attaquer par trahison !.. J’étais à l'atelier, en train de manger comme un sans-cœur, lorsque le contre-iuaitre uous lit ça dans le journal..* Je pose là mon déjeuner : cré coquin, que je me dis, à partir de ce jour, je ne me nourris ! plus que de beefteacks d'Arabes ou de côtelet- ! tes de bédouins.

SAINT-SYLVESTRE

Et vous vous êtes enrùlé tambour?

LE TAMBOUR

A condition qu'on ne me fera battre que la charge, et je vous promets que je frapperai de bon cœur sur la peau de mon tambour et sur celle de nos làcbes ennemis...

Au : Époux imprudent.

Ils s’étaient dit : Rien loin de leur patrie.

Nous avons là quelques enfans perdus ; Égorgeons- les ; frappons, avec furie,

Jusqu’au dernier, qu'ils meurent éperdus; Leurs cris, là-has, ne s’ront pas entendus. Rassurez-vous, quoique loin de la France,

Frèr’ vous V savez, on ne calcule Ici,

Pour secourir un Français, un ami,

M le danger, ni la distance.

SAINT-SYLVESTRE

C’est très bien , jeune gamin ; ces sentiment vous honorent

LE TAMBOUR

Nous sommes tous comme ça, nous autres enfans de Paris... pas vrai, là-haut?..

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