‹ 1867 sur la selletteChapitre 3 sur 4 · ORGUE D’ÉGLISE · texte numérisé non relu

ORGUE D’ÉGLISE

— Pardon, monsieur, à quelle heure le sermon?

La propagande évangélique louant la trompette-phare pour souffler des bibles sur le public de l’Exposition.

— Ma chère amie, j’aurai peut-être une invitation pour le bal de l’hôtel-de- ville, il faut que la gymnastique me donne des mollets d’ici huit jours.

— Tu l’es remis avec lui? J’ai cru que tu n’en voulais pius?

— Aujourd’hui on ne fait de l’argent qu’avec les reprises.

— Regarde donc cette machine à tondre.

— Je préfère regarder les machines à plumer.

Toutes ces dames se mouchant dans leurs duigls dans l’espoir qu’on leur jettera le mouchoir.

— Ah ! mon dieu ! on te donne une tabatière entourée de diamants, et tu viens de briser le plus gros avec Ion tabac.

— Vos pommes de terre sentent la pommade. des boissons américaines a l exposition.

— Monsieur, on les fait sauter dans nos coiffures en . — Vois donc, Aglaé, un verrier américain en train de

cuivre. souffler du ver pour la fabrication d’une chope.

— Dumanet, d’où sors-tu comme ça?

— Je viens de voir la retraite de Solferino. Je cours vite m’acheter un remplaçant.

— Nous répondons des chaises.

— Sur votre tête ?

— Non, monsieur, sur notre ventre.

Fureur des dentiers qui comptaient sur une médaille d’or.

Les personnes désireuses de garder l’incognito n’ayant qu a endosser le costume du plongeur pour se promener tranquillement à l’Exposition.

Au lieu d’avaler les’sabres il ferait bien mieux d’aller là bas avaler tous les fusils à aiguille.

— Ub ! pardon, madame ! Tous ces objets empaillés sont si bien que j'ai cru que... Pardon, madame, mille pardons !

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