Octobre. — Ordre
« Le 6« corps doit fournir 40 chevaux environ, tous les jours, indépendamment des 75 destinés à la nourriture journalière. (Prière de se reporter aux indications détaillées données le 7 du courant.)
« Les divisions d'infanterie n'ont qu'un très-petit nombre de chevaux de trait, et leur appoint pour la livraison est très-faible ; il faut donc que la cavalerie et l'artillerie fournissent environ 115 chevaux tous les jours. Si le nombre des chevaux réclamés n'est pas atteint, en ne prenant que ceux tout-à-fait incapables de rendre des services, il faut faire un choix dans les chevaux les moins bons. Il n'est pas possible de déterminer à l'avance le nombre à fournir par l'artillerie el par la cavalerie, parce qu'il faut tenir compte des fluctuations qui pourront se produire dans l'état des chevaux de ces deux armes, et ne pas abattre d'un côté des chevaux encore bons, tandis qu'on conserverait, de l'autre, des chevaux tout-à-fait hors de service. Mais, en principe, et sans autre avis du commandant, M^L les généraux commandant l'artillerie et la cavalerie doivent faire remettre au service des vivres-viandes le nombre des chevaux réclamés par l'intendant du corps d'armée, ou le sous-intendant divisionnaire, agissant d'après les ordres de l'intendant du corps d'armée. 11 est entendu, en outre, que le nombre des chevaux présentés doit être supérieur au nombre des chevaux à abattre, puisque la commission en refuse un grand nombre.
« Ceux qui ne seront pas nécessaires à la boucherie, le jour même, seront représentés le lendemain : l'artillerie centralisera tout le service qui la concerne, artillerie de réserve et cUvisionnaire.
« Signé : Henry. »