‹ 1870Chapitre 114 sur 155 · Octobre · texte numérisé non relu

Octobre

« Monsieur l'intendan (-général,

« En raison des circonstances où se trouve l'armée, j'ai arrêté les dispositions suivantes :

« 1° Les denrées fourragères manquant pour la nourriture des chevaux, on aura soin, au lieu de laisser mourir ces animaux à la

corde, de diriger ceux qui sont hors d'étal de vivre vingt-quatre heures, sur les tranchées préparées à cet eflfet, et où ils seront abattus. La conséquence de cette disposition est que l'on devra donner à la ville tous les chevaux qu'elle demandera pour l'alimentation des habitants.

« 2° On prélèvera, dans les ambulances des corps d'armée, en médicaments et matériel, tout ce dont les ambulances peuvent se passer, et on l'enverra immédiatement à Metz pour le service des hôpitaux.

« 3° A partir de demain, 11 courant, le pain de l'armée sera fabriqué avec la farine de boulange, et il n'y aura d'exception à cette mesure que pour le pain destiné aux malades.

« 4° A partir de demain également, la ration journalière de vin accordée aux troupes sera distribuée en nature ; il en sera de même de la ration d'eau-de-vie.

« 5" Enfm, à partir du 9 courant, jour où la ration de pain a été réduite à 300 grammes, tous les officiers subalternes, capitaines, lieutenants, sous-lieutenants et fonctionnaires assimilés, recevront en compensation une indemnité de 1 fr. par jour, indépendamment de celle qu'ils touchent déjà pour rations non perçues en nature.

« Signé : Bazaine. »

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