Octobre
« Mon cher colonel,
« .l'ai l'honneur de vous adresser ci-joints des certificats destinés à vos officiers, sous-ofificiers et canonniers, et qui pourront, je l'espère, leur être utiles un jour.
« Je suis heureux de leur donner ce dernier témoignage de mon entière satisfaction. Signé : de Berckueim. »
•139. — 27 Octobre.
« Mon cher colonel, - « J'ai l'honneur de vous prier de donner des ordres pour qu'un lieutenant de la réserve d'artillerie soit rendu chez moi, demain matin, à 7 heures, accompagné de quatre maréchaux-des-logis, tous à cheval et en tenue, avec giberne. Signé : de Berckueim. »
239 bis. — 28 Octobre. — Note remise au général Coffînières par le commandant du génie.
« Il résulte de mes recherches, que les conditions qui sont faites aux garnisons qui succombent sont aussi variées que les circonstances dans lesquelles on se trouve, et dépendent, en grande partie, de la générosilé des sentiments du vainqueur. Il n'est aucun exemple qui s'applique exactement aux circonstances présentes, et on doit craindre que l'ennemi soit décidé à pousser ses succès aux dernières limites.
« En examinant toutefois la question sous tous les aspects, on parlera de la place et du sort de la garnison, de celui des officiers, employés ou fonctionnaires, des habitants, enlin des administrations pubhques ou locales, en faisant remarquer que, si les conditions imposées sont trop dures, on devrait peut-être imiter l'exemple de Puebla, détruire les armes, brûler le matériel, faire sauter les forts et laisser à l'ennemi tout l'odieux d'une conduite qui lui attirerait
riiorreur du monde civilisé. Il ne peut égorger la garnison ou la réduire en esclavage. Rien à craindre donc que la ruine et une captivité sans doute de courte durée. En ce qui concerne la place et la garnison, on cherchera à obtenir que l'ennemi se contente de tout ou partie des forts et laisse partir les troupes ; les malades et les blessés devant être évacués au fur et à mesure des transports disponibles.
« On cherchera à faire comprendre comme appartenant à l'armée, si elle a pu partir librement, le matériel qu'elle a dû laisser à Metz: enfin il est presque consacré par l'usage que, dans les cas les plus défavorables, les ofiîciers conservent leurs épées et leurs chevaux, et que les soldats, comme eux, ne sont pas dépouillés de ce qui leur appartient en propre. . . Cosseron de Villenoîsy. »
2J0. — ^8 Octobre.
« Général,
• S. Exe. le maréchal commandant en chef me fait connaître, à la date du 27 de ce mois, que les aigles des régiments d'infanterie du 0^' corps d'armée seront recueillies ce matin, de bonne heure, par vos soins, et transportées à l'arsenal de Metz, où la cavalerie a déjà déposé les siennes. Les commandants des corps de troupes sont prévenus que les aigles seront brûlées dans ledit arsenal.
« Ces aigles, enveloppées de leurs étuis, seront emportées dans un fourgon fermé ; le directeur de l'arsenal les recevra et en délivrera des récépissés aux corps. Signé : Henry. »