‹ 1870Chapitre 124 sur 155 · Octobre. —Circulaire · texte numérisé non relu

Octobre. —Circulaire

« MM. les commandants de la réserve d'artillerie et du parc sont invités à se trouver, aujourd'lmi, à midi et demi, au bureau du général commandant l'artillerie, et à donner des ordres pour que les officiers et la troupe ne s'absentent pas de leurs campements.

« Signé: deBerckheim. »

246. — 28 Octobre. — Ordre pour la réserve. (Copie prise au quartier- général de la Ronde).

« La capitulation a été conclue hier, de manière à sauvegarder autant que possible les intérêts des officiers.

« Samedi 29, à midi, la porte Mazelle et les forts seront remis au Roi.

« A 10 heures, on fera l'inventaire du matériel dans les forts.

« Les armes seront versées aujourd'hui même dans les forts. L'artillerie de réserve versera, à 3 heures, ses armes; les officiers seront présents. Les munitions seront livrées également.

« Demain 29, à midi, les troupes du 6^ corps seront conduites par leurs officiers jusqu'à hauteur de Ladonchamp, et de là, les officiers prussiens les conduiront à leurs camps. Les officiers français rentreront, soil dans leurs Hgnes, soit à Metz, et ne pourront franchir les lignes sans autorisation, restant prisonniers de guerre sur parole.

« On laissera aux officiers leurs armes, leurs chevaux et leurs ordonnances, ainsi que leurs bagages.

« 11 y aura deux catégories d'olficiers : 1° ceux qui seront prisonniers en Âllemagiie; 2» ceux qui resteront en France, sous condition de ne pas servir pendant la campagne.

« Les médecins ne sont pas prisonniers. » (Note officielle.)

246 6w. — La Capitulation de Metz et les officiers nu 57' de LIGNE. — Lyon, "20 février.

« Monsieur le rédacteur, « Les officier.^ du 57'' régiment de ligne, régiment auquel nous appartenions au moment de la capitulation de Metz, avaient rédigé et signé, sous les murs de la ville, une protestation collective, dans le but de justifier le régiment aussitôt qu'il serait possible. Trois exemplaires en avaient été remis à diflférents officiers, qui, tous, avaient juré de la livrer à la publicité, à leur arrivée en France, s'ils réussissaient à s'évader.

« M. Dammien, médecin-major de U« classe, dépositaire d'un exemplaire de cette protestation, vient d'arriver à Lyon. Nous venons donc, monsieur le rédacteur, en vous priant d'insérer ce document, nous acquitter envers nos camarades du régiment d'un devoir qui nous paraît sacré, quoique accompli tardivement. « Agréez, etc.

« Thivollet, colonel à la 5* légion de marche du

Rhône, ex-officier au 57« de ligne.

« CoMOY, chef d'état-major général au camp de .Sa-

thonay, ex-officier au 57*^ de ligne.

<' D.\MMiEN, médecin-major de i""*" classe au 57^ de ligne. »

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