‹ 1870Chapitre 76 sur 155 · Septembre. — Ordre · texte numérisé non relu

Septembre. — Ordre

« Les chevaux hors d'état de rendre des services, mais pouvant être utilisés pour l'alimentation des troupes, seront envoyés en pâture entre nos camps et la Grange-aux-Dames ; ceux de l'artillerie, en arrière de nos lignes, entre Sl-Eloi et la Maison-Rouge, le long de la route de Thionville.

« Quant aux chevaux qui seront morts ou qui devront être abattus, sans pouvoir être utilisés, ils seront enfouis dans des fosses, savoir :

« Pour la division de cavalerie et les deux premières divisions d'infanterie, dans deux fosses creusées près de la Moselle, en avant de rile Chambière ;

« Pour les 3* et 4'= divisions d'infanterie, et pour l'artiherie, dans une fosse creusée à environ 800 mètres en avant des précédentes.

« Les fosses seront creusées, sous la direction du génie, par des corvées fournies par les corps.

« Une voiture sera mise à la disposition de chaque division, pour transporter les chevaux morts ou abattus à la fosse dans laquelle ils doivent être enfouis. (Il n'y aura qu'une seule voiture pour les deux premières divisions d'infanterie.) La voiture sera livrée sans chevaux ni harnais ; elle sera attelée avec les chevaux et les harnais des voitures régimentaires.

« Toute voiture conduisant un cheval mort ou abattu au lieu de l'en-

fouissement, sera escortée par une corvée, qui devra le jeter dans la fosse et le recouvrir de terre.

<■< Des outils seront laissés à côté des fosses.

« Les divisions fourniront au commandant du génie du corps d'armée, et sur sa demande directe, les travailleurs pour creuser les fosses; une tâche, dans le creusement de la" fosse commune, sera attribuée à chaque division, et accomplie sous la responsabilité de l'officier, qui devra toujours commander la corvée. Les chevaux envoyés en pâture formeront deux troupeaux distincts : l'un de l'artillerie, l'autre de la cavalerie et des divisions d'infanterie.

« Il est essentiel qu'aucun cheval ne s'échappe et vienne jeter le trouble dans les corps ; en conséquence, chaque troupeau sera gardé par un nombre d'hommes en armes suffisant, sous le commandement d'un maréchal-dcs-logis.

« L'artillerie et la cavalerie fourniront seules ces gardes, et les généraux commandants en détermineront la force.

« Lorsqu'un cheval en pâture succombera, le maréchal-des-logis de garde du troupeau devra immédiatement le faire conduire à la fosse et l'y faire enfouir.

« Chaque jour il sera fourni, avant 5 heures du soir, une situation du troupeau au quartier-général du 6^ corps.

« Signé : Henry. »

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