Septembre. — Ordre
« Conformément aux ordres du général prescrivant de surveiller les chevaux avec le plus grand soin, une revue à fond sera passée très-consciencieusement dans les cinq batteries de la réserve toutes les semaines. MM. les capitaines-commandants désigneront et feront indiquer à M. Rey, vétérinaire, tous les animaux reconnus malades ou se nourrissant mal...
« M. Rey passera dans les cinq batteries, examinera tout, et, sous sa responsabilité personnelle, fournira aujourd'hui, à 5 heures du soir, l'état des chevaux médiocres propres à envoyer aux vivres-viandes. Les chevaux conservés devront tous être considérés comme pouvant satisfaire, pendant quelques jours, à un bon service de guerre...
« M. Rey constatera ce qui a été remarqué par le lieutenanl-colo-
nel. à savoir : que les grains de blé ne sont pas assimilés par les animaux, et se retrouvent en totalité dans les crottins. De là, nourriture insuffisante. Dans tout le Midi et le Dauphiné, pour éviter cette alimentation fâcheuse, on fait gonfler les graines de toutes sortes dans de l'eau bouillante.
« M. Rey voudra bien examiner avec .soin cette question et en rendre compte. Le lieutenant-colonel, signé : de Montluisam. »
Un rapport de M. Rey a été envoyé au général le 28.
187. — 57 Septembre. — La batterie de la Grange-aux-Dames doit être armée de suite, de manière à pouvoir tirer avec toutes ses pièces.
« Les deux autres batteries de 12 attèleront ; la batterie Blavier se portera à l'emplacement qu'elle a occupé hier, avec ses pièces et ses avant-trains ; elle devra être rendue à 1 1 heures.
« Une batterie de mitrailleuses se portera sur la route de Sl-Eloi, avec les pièces seulement, sans caissons ; elle devra être rendue à 1 1 heures et quart.
« La batterie Lequeux devra envoyer un détachement suffisant pour servir les 4 pièces du Goupillon et conserver le personnel nécessaire pour sa batterie de 12, qui devra être attelée et rester au camp.
« La 2^ batterie de mitrailleuses prendra position près de la Grange-aux-Dames. Signé : Général de Berckhelm. »
1S8. ~ 28 Septembre. — Note.
« Les chevaux, effrayés hier par la canonnade, ou attirés par les lueurs de la nuit, sont en grande partie sortis des lignes, et il y en a une vingtaine, loin dans la plaine, aux avant-postes, où on ne peut pas aller les chercher.
« On a pu prendre 54- chevaux qu'on ramène.
« Il en reste au vert 10 environ, qui .sont en trop mauvais état (des plaies suppurantes), impossibles à présenter pour vivres- viandes, « Signé : le heutenant-colonel, de Montluisam. »
189. — 28 Septembre. — « Par ordre du maréchal commandant en chef, on mettra en consommahon, dans le 6« corps d'armée, les réserves en toutes denrées (vivres et fourrages) qui y existent. L'intendant du corps ne devra demander aux magasins de Metz que ce dont on serait complètement dépourvu. Toutefois, en ce qui concerne les vivres de campagne, il y aura lieu d'entretenir dans les magasins du corps d'armée une réserve de quatre jours.
« Par oi'dre : Général Uemw . »
190. — 28 Septembre. — « Les batteries de la réserve mangeront, pour les hommes et les chevaux, tout ce qui avait été mis en réserve, et elles ne feront des bons que lorsque leurs réserves actuelles seront épuisées, et au fur et à mesure de leurs besoins. Tous les bons devront être visés par M. le sous-intendant Courtois.
« On rendra compte de l'achèvement des vivres-réserves. « Signé : le Ueutenant-colonel, de Montluisant. »