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hypothèse semble plus vraisemblable (1). Quel que soit le mobile auquel il cède, les choses restent en l'état.
Les conséquences des idées erronées de Moltke et de Frédéric-Charles seront extrêmement graves. Elles se traduiront par « une surprise stratégique » au sens le plus complet du terme (2). En raison de la dissémination des forces, les Allemands ne seront pas en mesure de combattre avantageusement pendant deux jours. Ils traverseront, le 16 août, une crise qui leur coûtera 15 000 hommes et, pour éviter l'écrasement de deux corps d'armée, il ne faudra pas moins de toute l'énergie intelligente d'Alvensleben, secondée par la faiblesse et l'impéritie du commandement français.
(1) •< En envoyant dans cette direction ilcux corps d'armée el ili u\ divisions d>j cavalerie, on était en droit de croire qu'on avait suffisamment tenu compte de cette recommandation »
rique <lu grand litat-major prussien, V, 518).
(2) .. La surprise consiste en ce fait brutal (pie l'ennemi apparaît tout à coup en forces considérables, sans qu'on tache U
oce aussi rapprochée, faute de renseignements, et sans qu'on puisse se rassembler, faute de protection; faule eu un met. d'un service de sûreté » (Colonel Focn, loc. cit., II, 883).