‹ 1870, les causes politiques du désastreChapitre 44 sur 92 · Séance du Sénat du 28 janvier · texte numérisé non relu

Séance du Sénat du 28 janvier

réchal... « Son ministère (c'est le général des Garets qui parle) a été une lutte perpétuelle, tant dans ses débats parlementaires que contre l'Empereur, très fatigué, sceptique, et entouré de courtisans qui lui disaient que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le maréchal, un soir, après une de ces séances de lutte qu'il soutenait devant le Corps législatif, me racontait les efforts stériles qu'il avait faits pour bien faire comprendre à ses auditeurs comment l'armée prussienne était organisée, leur en donnant tous les détails : « Ils n'avaient pas l'air d'écouter », ajouta-t-il, et, achevant de se soulager dans le récit qu'il faisait de ses efforts, il s'écria : « Vous verrez ! les Prussiens feront sur « nous le bond de la panthère ! * »

Voici, d'autre part, ce qu'écrit G. Rothan ■ : « Le maréchal Niel était un cœur pa-

1 . Le Maréchal Niel, par le commandant G. de La Tour, p. 290.

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