ET
Juillet 1908—-Découverte du Fort Saint-Charles.
On sait que ce fort fut bâti par le grand explorateur de l'Ouest, La Vérendrye, sur les bords du Lac des Bois. Pendant une absence que fit LaVérendrye, son fils fut massacré sur
une Île voisine avec 21 de ses compagnons, et le Père Aulneau, .
Jésuite. On savait, par un mémoire de LaVérendrye, pére, que leurs ossements avaient 'êté transportés au Fort. Cela s'était
passé en 1736. Le Fort, depuis longtemps abandonné, était.
tombé en ruines.
I] s'agissait de le retrouver: L'entreprise avait son impor- : tance pour bien identifier la ‘priorité des explorations du pays . par les découvreurs français du 18e siècle.
. ‘© Le mérite de cette découverte revient surtout à trois personnes: Mgr Langevin, O.M.I.,, qui se fit le promoteur de l'entreprise, M. le Juge Prud'homme, qui fournit les documents révélateurs; le Père Paquin, S. J., qui fit la découverte proprement dite. Nous citons le Père Morice, O.M.I., dans “L'Eglise catholique dans l'Ouest Canadien”, I, 421.
“Le 10 juillet 1908, un éütre parti, composé cette fois de Jésuites du Collège de ‘Saint-Boniface, se rendit au sité déjà exploré, armé des documents de M. Prud’homme, des cartes et des comptes rendus des travaux des précédentes expéditions. Les membres de ces dernières s'étaient constitués, le 4 septembre 1902, en Société historique de Saint-Boniface, asso-
ciation qui a depuis obtenu sa reconnaissance légale .dan le Manitoba. °
‘“‘Jusqu’alors toutes les recherches. avaient été faites sur la rive nord de la baie. Un des membres du dernier parti d’exploration, le P. Paquin, ayant été mis dans l'impossibilité de
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rien faire par suite d'üne blessure qu’ ls 'était infligée, utilisa ses loisirs en parèourant attentivement tout ce -qui avait été
écrit sur le sujet. Il tomba alors sur le passage suivant du
compte rendu par le:juge Prud'homme, de l'expédition de
1902, qui avait trait à des renseignements fournis par le chef
Andakamigowinini .
“Ayant fortement engagé ses compagnons à examiner cet endroit, le P. ‘Paquin fut charmé d’apprendre qu'ils y avaient trouvé un monceau de grosses pierres dont la disposition accusait l'agence humaine, et qui se trouvaient cachées par une luxuriante végétation d'arbres de bonne taille. Ce:tertre
qu'un certain nombre d’objets en métal. Puis Ton mit à jour, au nord du grand foyer, un monceau d’ossements humains, qui pouvaient former une douzaine de squelettes complets, à
l'éxception de la tête qui manquait dans chaque cas. On trouva .
enfin dans le sol des débris poudreux de la palissade du fort, - ce aui acheva de rendre évidente l’identité du site.
‘Ces fouilles furent faites en juillet 1908. Le 5 août de la. même année, un noüveau parti composé de M. Béliveau, du juge Prud'homme, des PP. Jésuites Blain-et Paquin, avec trois Frères de la même Compagnie, se rendirent au site maintenant incontesté de l’ancien fort Saint-Charles. Après un jour de recherches futiles, on put. déterminer l'emplacement de la chapelle et; à l’indiçcible joie des explorateurs, on tomba sur un tas de crânes Enaind
“L'on découvrit près de ses pieds (de l’un des squelettes) ‘un trousseau de clefs, une boucle de souliers telle qu’en portent les ecclésiastiques en Francé, et quatorze grains de chapelet. (reliques du P. Aulneau) ,- -—-
Toutes les, reliques provenant de ces expéditions sont maintenant (i.e. de 1908 à 1922) gardées avec un soin jaloux - au Collège de Saint-Boniface.” (Père Morice, O.M.L) -
® Nous devons ajouter qu’elles furent détruites lors de l’incendie de 1922.
1909—Fondation du Petit Séminaire.
5 jit=Cireulaire de Mgr. Langevin:
: “Le Collège de St-Boniface, qui a eu des commence-. , ments si humbles et qui a été dirigé si habilement tour à tour, -
. a.eü lieu le ler septembre. |
ne ne +.
par des prêtres séculiers et par les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée et qui est maintenant sous la sage direction des RR. PP. Jésuites, a rendu de grands services à l'Eglise et à l'Etat en donnant à l'Ouest Canadien et surtout au diocèse de St-Boniface des prêtres et des laïques qui font l'honneur de leur Alma Mater et qui prouvent que ce Collège était une pépinière de prêtres. Rien n'empêche qu'il continue encore de “nous en donner. Cependant, par la force des choses. et à cause de la diversité des éléments de toutes races ef de toutes aspirations qui le composent, le Collège devient de plus en plus Collège Jet moins Séminaire. Aussi, il Nous faut, selon le désir. du St- -Siège, songer à établir une institution dont le but soit la formation es clercs pour le sacerdoce; et Nous Nous sommes, à/cette fin/ entendu avec les RR. PP. Jésuites qui dirigent le Cclése Les/ élèves du Petit Séminaire de St-Boniface iront au Collège de/St-Boniface suivre le même cours classique et universitaire. que les autres élèves.
“En conséquence, le Petit Séminaire de St-Boniface sera commencé dès le mois de septembre prochain, dans l’ancienne Académie Provencher qui a été le berceau du; Collège de St- Boniface et qui est un monument de la sympathie et de la générosité inépuisable de la Province de Québec. (Les Cloches, 1909, pb. 186).
. Les Cloches, 1909, -P. 235; L’ ouverllire du Pet Séminaire
— E Le dirécteur-du Petit RE anaire M. abbé Joseph Jou- |
-xbert, ancien élève du Séminaire de St-Hyacinthe et du Grand,
Séminaire de Montréal, est un prêtre éminent, et, fait conso-,
, les articles de M. Noël Bernier et- du R. P. Adélard Dugré,
-lant, un enfant du Manitoba, un protégé ‘de M. l'abbé Jolys, !
curé de St-Pierre. Il possède bien lä langue anglaise. 7
1910—-Le R. P. Joseph Carrière est.nommé recteur.
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Sue “ 5% ;
VE L 1910—Conventum, 16, 17, 18 août: —— :
5 Pour commémorer le 25e anniversaire de la prise de ditection du Collège parles Jésuites.
\ Ce Conventum fut préparé d’abord par : nb active campagne de propagande dans fe-journal “Le Manitoba”: Notons
S.J., ceux-ci résumant l’histoire du Gollège jusqu ‘à date. Nous leur donnerons uñe large place dané la Chronique. . Le 3 août 1910, M. Henri Royal, avocat, secrétaire corres- » pondant du Conventum, , Adressa à à tous les anciens élèvés du Collège une circulaire oùse Hsent © ces lignes: “Le dessein prin- - LT + | /
cipal, l'idée-mère de cette réunion est d’abord de. soutenir notre collège par l'appui moral des anciens élèves qui appar- : tiennent à l'élite intellectuelle du pays; c’est de donner à la | grande institution de haute éducation catholique l'Ouest un témoignage public d’estime et d’affection. C’est aussi notre intention de fortifier l'union, la solidarité envers tous les en- fants de notre Alma Mater.: ‘Ayant resserré les liens de leur ‘ première amitié, ayant repassé dans leur esprit et dans leur coeur les salutaires leçons de leur jeunesse, ils marcheront en- . “suite la maïn dans la main pour défendre leur$ intérêts religieux et patriotiques, tout en respectant les, roits de leurs oncitoyens de toute langue ét de toute crhyance.” Les. Cloches du ler septembre ‘1910 êt Le Manitoba du 17 août 1910 racontent tout au long ces fêtes magnifiques, Il
andre tout citer; mais nous ne pouvons, le faire dans ces brefs mémoires. 7 %
Disons seulement la pêtite. ville envahié «par la foule: des”
, Anciens, la coopération des titoyens de St-Boniface, le maire
Bleau en tête. De ‘la part du‘.Collège, réception splendide et
cordiale sous la direction du kR. P. Carrière, recteur, et du
oo vénéré Père Blain; puis, messé, sermon, banquet, discours,
oo. séance, proménade-parade en lautomobile ... sans oublier
une ‘“coucherie” solennelle (?)jet tumultueuse o au dortoir. Mais vous lirez tout ça dais la Chronique .
1910—Sismographe. Ë
Le Collège de. St-Bonifacd a fait l'acquisition, d'un appareil sismographique--Éomme j' a fait. remarquer un journal
anglais de Winnipeg, c’est le premier “appareil du genre dans l'Ouest. Les observations der secousses sismiques qu il enre- . gistrera ne manqueront ni d'intérêt-ni d'importance. Cet heu-
Cloches, janvier 1910)
“Le Manitoba”, 9 noYembre 1910: éLe BR. P. Rousseau ;.
S.J., a été nommé directeur de l'observatoire sismique du Collège de St-Boniface en remplacement du R. P. Blain. Le jeune jésuite est déjà un savant, et nous sommes heureux de lui voir, occuper cette situation importanie”dans J'éiseigneto ment. : LA
1910, doût-— Fondation de lAition —. ! " Lo ‘des Anciens Elèves. !
Les Cloches du ler septembre 1910 rapportent que les
£ … fêtes du: Conventum avaient été organisées par un comité
reux. progrès est dû à l'initiative dy R. F Blain, S. J. (Les ‘
LS
d'anciens élèves, dont le premier gradué, M. L.-N. Bétournay, | était le président et dont le R. P. Joseph Blain, S. J., était l’âme et la ‘cheville ouvrière. -
- Mais les fêtes ne s ’arrétèrent pas à une simple manifestation joyeuse. Elles ‘laissèrent un souvenir concret, plus qu'un:
souvenir: une institution. Ce fut l'Association “des Anciens ss Elèves dont; le premier président fut M. Roger Goulet. |
1910-—Les Petits Frères de Marie où Maristes. le Extrait des Cloches, novembre 1910, p. ‘269.
“Une nouvelle Communauté de Frères enseignants est arrivée dans le diocèse à l’occasion de la-réouverture des classes en septembre dernier. C’est la Communauté des Petits | Frères de Marie, fondée en France en 1817 par le Vénérable Marcellin Champagnat, prêtre mariste.
“Les trois premiers Frères: Namase, Delphinus et Charles- Henri, enseignent au’ Collège de St-Boniface” Le Frère Michael arriva peu de temps après. Ces bons Frères rendirent.
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de très précieux services dans les claëses élémentaires qui ’ LL
leur furent confiées. Ils durent quitter en 1917, pour nous revenir en 1943.
1910, 18 septembre Réception de Son Eminence le Cardinal Vannutelli, - :
Délégué Apostolique au Congrès-Eucharttique de Mont-
. réal. Il fait la bénédiction de- pierre angulaire du nouveau
Petit Séminaire (l’édifice”a actuel du Collège). - (Les Cloches, 1911, 0. 193) : Lo
1912, mars—Le R. P. Gustave Jean est nommé recteur. 7 Il est ancien élève du Collège.
n fs
1913, avril=—Le R. P. Edouard Lecompte est D mé recteur.
1913, 24 mai—Mgr Arthur Béliveau est nommé évêque auxiliaire de Saint-Boniface.
Consacré le 25 juillet.
Il est un ancien élève du Collège. En toutes circonstances siaret Particulièrement lors de l'incendie de.1922—il se mon-
“Æfrera ami dévoué, protecteur st bienfaifeur insigne de son Alma Mater. . | 4
1913, 20 novembre—Installation du premier
président de l’Université, M. J. M. MacLean. . t L'Université du Manitoba, fondée en 1877, n'avait ‘pas
encore de président. -Elle était gouvernée par tants des divers collèges affiliés. Ceux-ci continueronià exer-"
par le président qui, dans la pratique, aura nécessairement/une grande influence sur la conduite et le développement de lUniversité. | Le premier titulaire de cette importante charge, M. James Alexander MacLean, canadien d’origine et d'éducation et ci- ‘ devant président de l’Université de l’Idaho, a été solennellement installé dans ses fonctions le 20 novembre.
Le soir du 19, S. G. Mgr l’Archevêque assista à un grand
banquet donné au Royal Alexandra où les présidents des Üniversités de Washington et de Toronto prononcèrent d’in- { téressants discours. D’autres discours furent prononcés pen- -dant,.ces deux journées par plusieurs des illustrés-visiteurs. iLe R. P. Louis Drummond, SJ, professeur de théologie au ‘Collège d’Edmonton et. autrefois du Collège de St-Boniface, fut l’un de ces orateurs. ‘ | . ‘
l La céréfnonie‘ d'installation proprement dite eut lieu le ” :20, dans l'après-midi, au Walker. Elle fut présidée par le chancelier de l’Université, l’archevêque anglican de Rupert's Land. Le premier ministre de la province, Sir Rodmond Roblin, offrit le premier ses félicitations et ses souhaits au nouveau président, et ce fut ensuite le tour des représentants. des’ divers collèges. Le Collège de St-Boniface, dont la fondation remonte à 1818, eut l'honneur d’être appelé le premier. Le R..P. Edouard Lecompte, recteur, rappela le fait de l’ancienneté du Collège qui date de:l’établissement dé la mission catholique célébrée par le poète Whittier et fit allusion aux succès Femportés par les élèves du Collège de St-Boniface dans de nombreux concours universitaires. 1] fit aussi remarquer queïle Collège est justement fier de ses anciens élèves, dont léé.uns occupent des positions si honorables dans PEglise et dans l'Etat, tandis-que d’autres fournissent une noble et
utile carrière dans-des sphères plus modestes. Il complimenta
Je nouveau président de sa haute culture intellectuelle et de
ses éminentes qualités de gentilhomme et lui doûna lassü- :
rance que le Collège de St-Boniface continuerait, comme par . le passé, à apporter son harmonieux concours au progres de* l'Université et à former des générations de citoyens dignes de leurs aînés. (Les Cloches, 1er. décembre 1913, p. 475)
2 à | { | 7 1914—Le R. P. Alexandre Gagnieur est nommé recteur. …, Le
1915—Le R..P. Grégoire Féré est nomme recteur.
ps
1917, janvier, février, mars—L'Université d'Etat et enseignante.
Nous avons vu précédemment que, en 1877, le Collège de St-Boniface avait fondé l’Université du Manitoba, eonjointement aü Collège St. John (anglican) et au Collège de Manitoba (presbytérien). Le Collège Wesley (méthodiste) fut affilié en.1888. Sous l'inspiration de Mgr Taché, la corporation
du Collège décida ‘‘que le Collège concourraïit à la demande
d'une Université au Manitoba, à la condition que tous les droits, obligations et privilèges du Collège, comme institution catholique, seraient maintenus, et que le Collège, en s’affiliant à l’Université, conserverait sa parfaite autonomie.
À l'origine, l’enseignement était donné par les collèges,
‘indépendamment de l’Université, qui ne faisait qu’examiner
les candidats et conférer les grades; c'était une fédération de collèges. o
‘Sans doute il est permis de discuter théoriquement de la plus grande efficacité de l’enseignement par une université d'Etat enseignante, ou une université-fédération de collèges. Mais dans la réalité concrète c'était la constitution de 1877 qui pouvait seule sauvegarder la liberté du haut enseignement . catholique.
. Mais on se rappelle qu’une main subreptice avait inséré , à la marge de l’Acte constitutif de l’Université ces mots: “af present—pour le temps présent”.
Se prévalant de cette clause, quelques années après, un ‘ parti puissant suggéra de réduire la position des collèges à
” un minimum et de faire disparaître presque entièrement leur
action et leur influence dans la direction de l’Université. .
Tci nous devons relater—aussi brièvement que possible— un épisode déplorable. Un groupe de catholiques de Winnipeg —prévoyant et-souhaitant l’organisation d’une Université d'Etat, neutre et enseignante—voulut établir une résidence à proximité de l’Université; dans cette résidence, les élèves du cours universitaire seraient logés, nourris et surveillés; de là ils se mêleraient chaque jour aux élèves des diverses dénominations protestantés et feraient leurs classes à leurs côtés, sous la direction de professeurs censés neutres, mais qui pourraient même être impies ou athées. D'ailleurs on ne sait que trop que la neutralité ést impossible. Bien illusoire était le moyen imaginé pour parer à cet inconvénient, à savoir la surveillance de maîtres catholiques, voire même de prêtres, qui corrigeraient, au besoin, tous les enseignements suspects ou erronés. Pourquoi boire à une coupe peut-être empoisonnée sous prétexte que l’antidote est tout près? Pourquoi se con-
rt ‘ç
LA
- lèges fédérés”. i
FL ë LES DATES MÉMORABLES DU COLLÈGE DE SAINT-BONIFACE-— 33
ténter d'un minimum ‘d'esprit catholique dans l'éducation :
quand ori-possède la plénitude de l’enseignement catholique? Poùrquoi soustraire cette jeunesse, non encore müûrie, à l’atmo$phère d’une instruction imprégnée de foi, de piété et de vérité catholique? (Les Cloches, 1911, p.151 ‘
De plus, on v6it ce que serait devenu l’enseignement du
français et-rôtre meñtalité française dans un tel amalgame. -
La bonne intention excuse bien des illusions!
Heureusement, le projet échoua, grâce à la vigilance épis-
copale et à la fermieté du R. P. Carrière, alors recteur du Collège, et de Mgr Cherrier. .
Néanmoins, la transformation de l’Université s’accomplit.
Le principe de la loi fut soumis au Conseil universitaire le 3
, janvier 1917 dans les termes suivants: ‘Le Conseil de l’Université prie Ie gouvernement de cette province d'introduire,
à la prochain session de la législature, la législation nécessaire
pour la réorganisation de l’Université.” C'était remettre au
gouvernement la charte que ce Conseil, composé des repré-
sentants des divérs collèges affiliés, possédait depuis 1877 et
le prier de le refaire comme il lui plairait. Le Collège de St-
Boniface ne pouvait accepter cette proposition sans renoncer
à son passé et à ses principes. Aussi; le R. P. Féré, recteur,
‘ proposa en amendement que l’on ajoutât ces mots: ‘‘sans préjudice aux droits et-privilèges déjà accordés aux divers col-
L’amendement fut. rejeté; seuls les six représentants du Collège présents à la séance votèrent en sa faveur.
Le projet de la loi fut préparé et présenté à la Chambre. Les cinq députés de langue française de l'Opposition le combattirent, mais leurs arguments ñe purent entamer le bloc qui appuyaït le gouvernement. (Notons\que ce gouvernement ‘était celui-de M. Norris et Thornton, celui-là même qui devait s'illustrer quelques mois plus tard par la suppression du français dans les écoles.) | open
ET
: i! Lu Lu ‘ Cette nouvelle loi remettait.le éontrôle ou mieux le mo-}
nôpole universitaire à un bureau de neuf, gouverneurs”nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil (le ‘Gouverne- .ment), et choisis en dehors du personnel enseignant et admi- ’nistratif de l'Université et des collèges affiliés. Ces derniers ne seront plus représentés que par deux membres chacun däns un Conseil académique, subordonné au bureau des gouverneurs. C’est le monopole de l'Etat en matière d'éducation. -
Nous sommes heureux de diré cependant que l’Université ainsi reconstituée, sous l’entière dépendance de l’Etat et malgré la précarité de la nouvelle situation, se montra bienveil-
lante en pratique et tint large compte du passé et des aspira- tions du Collège de St-Boniface. Les relations actuelles du.
Collège avec l'Université sont excellentes.
Aux fêtes du cinquantenaire (La Liberté, 20. novembre
1935), le Révérend Père Béliveau, S.J.; ;recteur, prononça ces
+ paroles: “Nous sommes heureux, en. ce jour, de rendre hommage à l’Université du Manitoba, représentée ici par son digne président, M. Sidney Smith. Nous sommes fiers d’appartenir
7. à cette Université, d’en faire partie intégrante. Nous voulons
. profiter de cette occasion pour proclamer. bien hauf que nos .
râäpports avec elle sont empreints de courtoisie et\de bienveillance mutuelle, et que notre rôle de collège catholique de langue française y est apprécié avec un.parfait fair play et ‘ une largeur d’ esprit tout-à fait digne d'hommes intelligents
de qui voient dans nos ‘privilèges, non pas'une opposition, mais : un enrichissement à l'esprit universitaire. ”-(Voit-aussi 27 mai 1936 de ces Dates)
. décrit -dans- ÉAnnuaire-Palmarès de 1915-16:
Agrégation à l'Université. | LT |
galement autorisé à conférer des degrés dans la province. Le” Collège de St-Boniface fait partie intégrante de l'Université, au même titre que les Collèges St. John, de Manitoba et de : Wesley, à sur lesquels son ancienneté lui donne le droit de préséance. Il a°ses représentants au.Conseil de l'Université, au . Bureau des Etüdes et aux divers comités d'examinateurs, Agrégé à: ‘l'Université, ‘le Collège a néanmoins le libre choix de ses professeurs; de’ ses méthodes d'enseignement et ‘la direction absolue de son ‘ädministration. Il offre l'avantage ‘des degrés universitaires et ‘garantit une éducation religieuse. Au mois de juin 1914, par détision-du Conseil Universi- . taire, un programme spi écial fut accordé aux élèves qui prennent leur degré de Bac elier ès Arts en Philosophie lätine. - — Comme les élèves du, Collège de St-Boniface sont les- seuls à suivre ce cours, ils étaient donc seuls en cause.
veïsité de Manitoba. Notre collège forme ainsi dans l’Université comme une Faculté à/part. Nos élèves reçoivent l'instruc-
ones evene core vbme AE ouate dd Q en me af con ve AR A de A TS
Voici le “status” actuel du Collège à l'Université tel que .
L'Université de Manitoba est le seul corps enseignant lé- LT
Le
Cette nouvelle mesure change notre position dans YUni- ‘ ee.
, tion d’après. un programme d’études proposé par les autorités
du collège et soumis à l'approbation-de- l'Université qui en constate l’équivalence au sien.
Les questions d’èxamen pour nos élèves sont préparées, dans chaque matière, par des comités nommés par l’Université et dans lesquels le personnel. du collège est toujours efficace-
ment représenté. .
Dans ces nouvelles co ditions;"i n’y a plus de concours. direct, comme dans une même classe, entre nos élèves et ceux de l'Université. Ce concours fut rendu ‘mpraticable par le fäit qué l’Université, dévenant de plus en plus-enseignante, réunissait sous un même professeur soit de grec, soit- de latin,
.les élèves de tous les ; collèges et de toutes les croyances reli-
gieuses. +.
Le Nous restons ainsi‘avec une. indépenäancé satisfaisante dans nos programmes; et avec assez de moyens. d’émulation
pour stimuler l’ardeur des professeurs et des élèves.
Dans chaque classe du cours de Philosophie latine, des bourses et des médailles sont offertes au concours des élèves
de langue française et de langue ‘anglaise.
a Les succès obtenus jusqu'ici par le Collège d€ St-Boniface ‘les concours universitaires et le grand nombre d'hommes Sstingnés sortis de cette maison, prouvent assez combien son
7 rgantsation est favorable aux fortes études et à une forma- .
— : tion solidement chrétienne. . -
“L'Université est actuellement en voie d'évolution. Quelle
‘que soit la forme-définitive qu’elle prenne, les autorités “du
Collège sont fermement décidées à maintenir l’affiliation à l'Université aussi longtemps ‘que celle-ci ne mettra pas en péril les intérêts religieux des élèves catholiques’ Dans cette question si. importante, les Pères suivront la direction du premier Pasteur de ce. diocèse. - .
1917—Fondätion de l'Institut Ruthène (la Bursa) |
* sur les bords de la Seine. :. Pa
1918, octobre, novembre—Fpidémie, d'influenza. .
C'était un Petit Séminaire ruthèn dont les élèves sui-
‘vaient les cours au Collège en quälité d’etternés. Il dura quel- .
A ques années, après avoir, Croyons-nous, Son quelques prê-
tres au clergé ruthène. ° L \
Cette fin d'année fut attristée par l’épidémie d'ifluenza, dite grippe espagnole, qui exerça tant de ravages. das. le monde. entier. Parmi nos ‘élèves elle fit quatre victintes. Fa
ur J
ur Te
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‘ ‘ : ot . ?