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1894-1904. Appendice à l'exposé des titres et travaux scientifiques

par moi pigment hépatiques. L’étude en avait é*té complètement négligée par les naturalistes et les physiologistes. Nous avons Floresco et moi abordé, en 1897, ce sujet neuf et nous sommes arrivés a des résultats d’une généralité et d’une simplicité tout à fait inattendues.

C’est, à savoir, que d’un bout à l’autre du règne animal les pigments hépatiques sont les mêmes, bien que l’organe présente les variétés de forme, d’aspect, de structure les plus diverses.

Nous avons étudié un grand nombre d’animax : des Mammifères (chien, lapin); des Reptiles (lézards, tortues, couleuvres); des Batraciens (grenouilles, tritons, salamandres); des Poissons (carpes, tanches). Parmi les Invertébrés, j’ai examiné ceux qui possèdent un foie distinct, les Crustacés (écrevisses, crabes, homards) et les Mollusques céphalopodes. Lamellibranches et Gastéropodes.

Partout le foie présente la ferrine et le choléchrome. C’est la traduction précise de ce fait d’observation universelle que, chez tous les animaux, le foie présente sensiblement la même coloration dans la gamme du jaune au brun rouge.

Cotte loi d’identité ne comporte que deux exceptions, dont l’une est, d’ailleurs,

légèrement alcaline. Il s’obtient chez tous les animaux par les mêmes procédés d’extraction (digestion papaïnique, macération alcaline, etc.); il existe dans la sécrétion du foie comme dans son tissu ; il est riche en fer.

La seule exception est présentée par les Gastéropodes pulmonés (escargots) qui, au lieu de ferrine, possèdent une sorte d’hématine réduite, le pseudo-hémochromogène de Sorby et Mac-Munn, plus riche encore en fer que la ferrine, et offrant un spectre à deux bandes. Il faut noter que ce corps appartient à la série de l’hémoglobine, qui cependant fait elle-même défaut chez ces animaux.

B. — Le second pigment universel est le choléchrome. Il est soluble dans l’alcool et le chloroforme. Il existe seulement dans le tissu ; pas dans la sécré-

foie est riche en graisse, ce qui peut tenir à l’espèce (Homard), mais aussi aux conditions physiologiques (alimentation abondante). 11 est rare chez les animaux à foie maigre, inaniliés.

plan par un pigment très répandu, abondant, à caractères tranchés, qui n’est autre chose qu’une chlorophylle, ou mieux une xanthophylle. II n'a pas été rencontré chez les Crustacés, dont le foie est gros et contient le choléchrome en

INTRODUCTION

dique. Il y a une fonction adipogénique.

J’ai vu que la graisse du foie n’était pas formée seulement de graisse véritable, mais de l’espèce de graisse phosphorée que l’on appelle lécithine, fait

; la digestif

e. La protéolyse trypsique est

D à trois facteurs, exigeant leur lestion aujourd’hui d'un ferment digérerait les albuminoïdes à lui seul; pas davantage ce

chimie biologique. C’est un type nouveau que l’avenir montrera probablement très général.

TiTar XX

Fibrinolyse. Digestion

INTRODUCTION

Ferments solubles.

Solubilité et actioité des ferments dam l'alcool. — Conlrairement à l’opinion commune qui définit les ferments des substances solubles dans l’eau et insolubles dans l’alcool, j’ai constaté que certains ferments digestifs étaient solubles dans des liqueurs assez fortement alcoolisées. Le ferment pancréatique qui digère l’amidon {amylase) et celui qui digère les albuminoïdes (trypsine) sont solubles dans l’eau-de-vie, le cognac. Le premier peut exister en dissolution dans des liqueurs contenant jusqu’à 65 p. 100 d’alcool : il peut agir et opérer la digestion dans des milieux alcoolisés à 20-30 p. 100. La trypsine peut se déceler dans des liquides alcoolisés à 50-55 p. 100 et digérer dans des milieux contenant du 15 à 20 p. 100 d’alcool.

Ces faits expliquent le déchet considérable que l’on obtient lorsque, en vue de purifier ces ferments, on veut pousser trop loin le traitement par l’alcool. Ils ont été utilisés par différenls auteurs (Weinland, 1900} pour la préparation de certains ferments.

Une fois mon attention éveillée sur la solubilité des ferments dans l'alcool, j’ai consulté les auteurs, en vue d’y trouver l’indication de faits analogues constatés incidemment. J’en ai recueilli en effet plusieurs. L’un des plus remarquables est celui de la myrosine., soluble et encore active dans l’alcool à 60 degrés (Guignard, communication orale).

Gélatine. Gélification. Action coagulante. Acidité propre. Force de rétraction,

Je signale :

1® Une étude de la gélidité (gélification) est la propreté que possèdent les solutions chaudes de cette substance de se prendre en gelée par le refroidissement.

La diminution de cette faculté s’apprécie par la température plus basse ou commence la prise en gelée, par la durée plus grande qu’elle met à s’accomplir, par la diminution de consistance du caillot. Cette particularité physique traduit les premières et les plus légères altérations chimiques que subit la subslance. Ces altérations correspondent à une hydrolyse, à la formation de gélatose, comme dans les premières stades de la digestion naturelle.

2* Le fait que la gélatine injectée dans les vaisseaux sanguins rend le sang extrait plus facilement coagulable. Cette action coagulante des injections de gélatine (attribuée par les uns aux acides étrangers mélés à la gélatine, par d’autres à la cbaux qu’elle retient) n’est pas douteuse. Elle a été appliquée par les médecins et les chirurgiens au traitement des anévrismes ou d’autres affections sans que M. Dastre eût encouragé cet emploi.

3* L'acidité normale de la gélatine, — Dans l’énumération des propriétés de ce produit industriel les ouvrages mentionnent celle-ci : la gélatine est une substance neutre aux réactifs. C’est une erreur. La gélatine est doublement acide : par les impuretés qu’elle renferme (acides de préparation, chlorhydrique,

INTRODUCTION

sulfurique) ; par elle-même, fait qui est d'accord avec ce que l’on sait de sa constitution (acide gélatioique). La dialyse enlève à la gélatine les acides étrangers et les matières minérales : l’opération qui enlève l’acide aboutit à une limite infranchissable (correspondant à 0 gr. 345 de HCl p. 100 de substance sèche). On arrive à ia même limite par une route inverse : en neutralisant la gélatine dialysée par la soude et dialysant de nouveau ce gélatinate de soude.

4» Une propriété très curieuse sur laquelle j’ai appelé l’attention, c’est la force de rétraction véritablement prodigieuse que la gélatine peut développer en se desséchant. Des lames de gélatine de 1 /5 de millimètre d’épaisseur étalées sur une plaque de métal en provoquent l’enroulement ; appliquées sur une lame de verre elles y produisent des arrachements et des érosions qui en ravinent la

J’ai montré ces curieux effets au XVlll' Congrès de médecine et de chirurgie (section de physiologie) à Paris en 1900. Comptes rendus. Paris Ma.sson. p. l/H), Je considère comme honorable pour moi que M. Caillettet qui a découvert de son

avec leur exposé et leur démonstration dans la séance du 17 février 1902.

riTHB XXIV Coagulation du sang.

Je me bornerai à signaler deux résultats, dont l’un au moins s’impose par

1. — Le premier est relatif au rôle des globules du sang dans ce phénomène;

1” La doctrine classique soutient que la coagulation est liée à la destruction anatomique des globules blancs Ueucolyse). Les leucocytes, en majorité, éclateraient au sortir des vaisseaux et mettraient en liberté le fibrin-ferment, agent de la coagulation.

La théorie régnante suppose donc deux choses : d’abord, l’extrême fragilité des leucocytes se détruisant dès qu’ils sortent des vaisseaux; en second lieu, la nécessité même de cette destruction pour la genèse du ferment coagulateur. La plnparl des théories de la coagulation reposent sur ces deux propositions comme

observe nettement la conservation des leucocytes dans la lymphe normale et dans la lymphe diluée pendant tout le cours de la coagulation. - Avec M. Arthus il montre la formation progressivement croissante du ferment coagulateur pendant et après la coagulation. Il réunit un véritable faisceau de preuves, qui réforment l’opinion classique et qui établissent ces deux vérités nouvelles, contre-pied des notions courantes ;

, !• h'inaltérabilité des globules qui interviennent dans l’acte de la coagulation.

agulaleur

d'excrétion de la part du leucocyte vivant.

II. — Le second point est relatif à l'influence sur la coagulation de la réaction chimique du milieu.

Il faut trois facteurs pour la coagulation : la substance qui coagule (fibrinogène), l’agent coagulateur (fîbrin-ferment), et enfin une certaine réaction du milieu. — Il en est ici, au chapitre de la coagulation, comme au chapitre de la digestion ; la pepsine n’agit qu’en milieu acide, le suc pancréatique qu’eû milieu alcalin. M. Dastre montre que l’alcalinité retarde ou empêche la coagulation : le sang de peptone, les plasmas peptonés et oxalatés restent indéfiniment liquides 'si on leur conserve leur alcalinité normale; ils coagulent instantanément quand on les neutralise avec un acide quelconque.

Parmi les très nombreux physiologi^tes qui ont étudié le problème de la coagulation du sang, M. Dastre s’est signalé par le succès avec lequel il a fait ressortir l’importance de ce troisième facteur, le milieu.

Titre XXV Sujets divers.

Sucre et glycogène de la lymphe.

Les recherches ont été faites sur un animal de grande taille (vache munie de fistule lymphatique), étude qui avait été impossible chez un animal de plus petite taille M. Dastre a constaté que le sucre de la lymphe subissait la glycolyse absolument comme celui du sang. Il a décelé dans la lymphe une quantité de ■glycogène appréciable, qui paraît fixé sur les globules (blancs).

Je me borne à signaler les suivantes :

I. — OsmosCy Tonométrie, Cryoscopie. — Masson, 1901 [Traité de Physique biologique)'.

Dn mouvement très remarquable, et d’ailleurs tout récent, entraîne la physiologie expérimentaie dans les voies de la Physico-Chimie. Les déterminations

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