LA VICTOIRE
« Si je porte à mon dos ces deux ailes divines Et si ce noir laurier ceint mon front éclatant, Si cette palme luit à ma main qui la tend, Si mon nom fait battre les cœurs dans les poitrines ;
« Si mon vol triomphal devant qui tu t'inclines, 0 Destin, est encor plus beau d'être inconstant, C'est que je suis toujours le signe qu'on attend Et que j'ai vu Valmy comme j'ai vu Bouvines ;
« Carr, mille fois., au cours du temps et de l'histoire,
J'ai sauvé ta fortune et protégé ta gloire,
0 France, et mille fois je t'ai baisée au front ;
« Et c'est moi, hier encor, mère de la Patrie,
Qui refis, sur les bords de la Marne rougie,
De tes fils, ces vainqueurs qui, demain, revaincront l »
Ier septembre.