LA CITFPPF PU DROIT
de 48 à 54 kilomètres. Les opérations dont nous parlons n'en occupaient qu'un cinquième C'est vers le bois de la Gruerie que le Kronprinz lance ses divisions. Presque sans trêve, il y fait tuer en masse les hommes qu'il obtient par d'instantes prières. Même en temps de paix, la lorèt de l'Argonne est un des lieux les plus tragiques du monde crêtes hérissées pleines de pierres, pentes abruptes pleines de crevasses. Pendant la lutte, en cet éternel chaos, les troncs des arbres fauchés par les obus semblaient les vestiges d'un antique incendie. Nous nous étions établis de notre mieux, pour empêcher l'ennemi, premièrement, de couper les communications de Verdun et de donner la main à ses troupes de la Woévre; secondement, de pousser jusqu'au camp de Mourmelon et de rejoindre ses forces du secteur de Reims.
VAUQUOIS. (Photo RoL
Aussi, avec quelle rage il attaque, à la pointe est du bois de la Gruerie, nos positions qui ont pour centre Vauquois avec son Labyrinthe de caves creusées dans le roc! Nous tenions aussi, à l'ouest, les sommets dominant la vallée de la Tourbe, au nord ■de la gracieuse petite ville de Ville-sur-Tourbe, enlevée d'assaut par nous le i3 mai 191 5. En plein bois de la Gruerie, nous transformions en forteresses des hameaux ou des pavillons forestiers: Fontaine-Madame, Marie-Thérèse, La Fille-Morte, placés presque en ligne droite. En cette forêt d'Argonne, pas de jour où le canon ne retentisse et où ne se produise un corps à corps. Pas d'arme, d'engin ou de stratagème qui ne soit mis sans cesse en œuvre. A travers ces gorges ravinées, bombes et grenades, gaz asphyxiants et liquides enflammés font rage de tranchée à tranchée, c'est-à-dire parfois à une distance de douze mètres à peine. Pour ces corps à corps, il nous a fallu une arme plus courte que la baïonnette: nous avons pris le revolver ou le couteau. Les soldats que le Kronprinz poussait sans cesse contre nous, étaient tués avant d'avoir pu franchir nos premières lignes. Les auraient-ils franchies, qu'ils •en eussent trouvé d'autres, et d'autres encore. Le bois de la Gruerie, pendant la
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Guerre du Droit, a été un magnifique piège irançais qui attirait l'ennemi et qu. ne
le làchaic plus.
Une transformation dans le ministère et dans le Haut
Commandement; le Hartmannwillerskopf et Watwiller ;
bilan dune année
A la fin d'octobre iqi5, pour la première fois depuis les bêles séances parlementaires d'union sacrée, en août 1 9 14, il y eut en France, sinon une crise ministérielle, du moins un remaniement profond dans e cabinet et dans le Haut Commandement.
Li présidence du Conseil passa de M. Viviani à M. Bnand. M.V.viani resiait au Cabinet, comme ministre de la Justice, et remettait à M. Briand le portefeuille des Atiaires étrangères. Le général Galbéni remplaçait M. Miller md au min stère de la Guerre ; l'amiral Lacaze remplaçait M. Augagneur au ministère de la Marine.
Ce nouveau Cabinet, en signe d'union, g'oupait les nom* les plus divers: Freycinet, Jules Guesde, Méline, Léon Bourgeois, Denys Cochin, KmiL- Combes. Lèse ritaria général des Affaires étrangères était confié à M.Jules Cambon, qui avait rendu tant de services comme ambassadeur dAllemagne.
M. Ribot, demeuré au ministère des Finances, organ sa l'emprunt de la Victoire. La souscription, ouverte le ib novembre, produisit plus de 1 5 milliards.
Dans le Haut Commandemmt rem inié, le général Jotï're avait sous s;s ordres to ites les armées françaises sur 10 as les ironts, c'est-à-dire sur le front de Salon.que comme sur notre front. Le général de Castelnau devenait chef d'état-major général du front de France, et le commandement du groupe d'armées pass lit au général de Langle de Cary.
La première opération militaire du nouveau Commandement en chef fut une attaque, en Alsice, contre les lignes allemandes, depuis le Hartm innwillerskopf jusqu'à Watwiller. La direction de cette attaque était confiée au général Serret, notre dernier attaché miliiaire à Berlin, qui, le 23 mars 191 5, avait enlevé le Hartmannwillerskopf. Toutes les défenses allemandes furenc prises, hormis celles qui se dissimulaient sous le sommet de la montagne. L: 1 5 2e qui, en août 1914, avait poussé ses patrouilles jusqu'à Colmar, ec qui, le 23 mars, avait déjà si vaillamment combattu à cette mênii place, le Quin-Xe-Deux, comme disa ent nos hommes, der Teufelsre^iment (le régim.-nt du diable), comme disait l'ennemi, remporta une victoire nouvelle, fit près de 2000 prisonniers, mais, entraîné par sa vaillance, descendit sans appui à l'arrière, jusqu'au bas de la m >n:agne, dans le bourg de Watwiller. Là, il iuteerné par des forces allemandes qui s'étaient accumulées pendant la nuit no Te, puis avancées à la faveur de la brume nutinale. Au même moment, le terrain que nous avions conquis était bouleversé par des projectiles de tout calibre. Un d'e îx blessa mortellement le général Serret qui se trouvait prrmi ses hommes. Chaque année, les habitants deWatwiller commémorent pieusement la mort de ce beau cnef, tombé au cham? d'honneur, et adressent un reconnaissant hommage au beau régiment qu'ils ont vu entrer chez eux en vainqueur. Il est sorti de chez eux en prisonnier. Mais sa bonne mine, son attitude correcte, si fierté, sa confiance dans la victoire, lurent un réconfort pour toute l'Alsace que les Allemands, en leur haine aveugle, lui firent traverser. v
En France, les déceptions, les impatiences et les angoisses, causées par certaines
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opérations militaires, suscitaient panois, surtout dans les couloirs du Parlement et dans les antichambres ministérielles, des discussions qui prenaient vite un caractère déchirant. A la fin de 1 9 1 5 , les discussions de ce genre furent particulièrement vives entre les partisans du Général Galliéni, devenu ministre de la Guerre, et les partisans du général Jofire, demeuré commandant en chef.
Les partisans de Jotlre affirmaient avec raison qu'on pouvait toujours compter sur le vainqueur de la Marne. Le< partisans de Galliéni répondaient en insistant sans limites sur la part de mérite qui. dans cette victoire, revient si justement à l'ancien gouverneur de Paris.
L'écho de ces discussions finit par arriver aux oreilles des deux chefs qu'on opposait l'un à l'autre. Des lettres furent échangées par eux, à la suite d'une scène tragique qui éc ata au Conseil des ministres. Ces lettres et cette scène devaient être publiées, s'il est permis de s'exprimer ainsi, au Comité secret de la Chambre, dans sa première séance:
« Paris. 16 dc'cembre 1915.
« Le ministre de la Guerre à M. le général commandant en chef, grand quartier général.
« De différentes sources parviennent des comptes rendus sur l'organisat'on du Iront et signalent en certains points des défectuosités dans les mises en état de détense. En particulier, et notamment dans la région de la Meurthe, de Toul et de Verdun, le réseau des tranchées ne serait pas complété comme il l'est sur la majeun partie du front. Cette situation, si elle est exacte, risque de présenter les inconvé nients les plus graves. Toute rupture du lait de l'ennemi, survenant dans ces condi tions, engagerait non seulement votre propre responsabilité, maiscelle du gouverne ment tout entier. Les enseignements les plus récents de la guerre actuelle prouven surabo damment que les premières lignes peuvent être forcées; mais la résistance des lignes suivantes est de nature à arrêter quand même l'attaque après ce premiei succès. Je vous serais reconnaissant de vouloir bien me mettre en mesure de pouvoir donner l'assurance que, sur tous les points de notre front, notre organisation, ai moins sur deux lignes, a été prévue et réalisée avec tous les renforcements indispensables, fils de fer, abatis... Général Galliéni. »
« Le général commandant en chef les armées françaises au ministre de la Guerre {18 décembre 1 gi5).
« Les défenses existantes de nos grandes places de l'Est ont été transformées poui entrer dans le système des régions fortifiées où elles présentent plusieurs lignes de deienses successives. Toute cette organisation, étudiée d'après un plan d'ensemble, est en voie de réalisation et depuis longtemps achevée sur nombre de points du front. Les cartes que je vous communique ci-joint de défenses réellement construites montrent que, dans la région visée par votre dépêche du 16 décembre, il existe trois ou quatre positions successives de défenses organisées ou en voie d'achèvement. Cette organisation est, dans son ensemble, beaucoup plus forte et plus complète que celle de nos adversaires. En définitive, j'estime que rien ne justifie les craintes que vous exprimez, au nom du gouvernement ; mais, puisque ces craintes sont (ondées sur des comptes rendus vous signalant des défectuosités de mise en état de défense, je vous demande de me communiquer ces comptes rendus et de me désigner leurs auteurs. Je ne puis admettre, en eflet, que des mili-
taires placés sous mes ordres lassent parvenir au gouvernement, par d'autres voies que la voie hiérarchique, des plaintes ou des réclamations au sujet de l'exécution de mes ordres. Il ne me convient pas davantage de me défendre contre des imputations vagues dont j'ignore la source. Le seul fait que le gouvernement accueille des communications de ce genre, provenant soit de parlementaires mobilisés, soit, directement ou indirectement, d'officiers servant au 'ront, est de nature à jeter un trouble proiond dans l'esprit de discipline de l'armée. Les militaires qui écrivent savent que le gouvernement fait état de leurs correspondances vis-à-vis de leurs chels; l'autorité de ceux-ci en est atteinte; le moral de tous souffre de ce discrédit. Je ne saurais me prêter à la continuation de cet état de choses. J'ai besoin de la confiance entière du gouvernement. S'il me l'accorde, il ne peut ni encourager, ni tolérer des pratiques qui diminuent l'autorité morale indispensable à i'exercice de mon commandement et faute de laquelle je ne saurais continuer à en assurer la responsabilité. Joffre »
A quelle occasion turent écrites ces deux lettres si graves? M. Briand, qui était alors président du Conseil, nous a déclaré :
— Le général Galliéni ne voulait pas écrire au général Joffre. C'est moi qui lui ai demandé de signaler au Grand Quartier Général certaines lacunes des organes défensifs. Le commandant Driant, député de Meurthe-et-Moselle, qui avait repris du service et combattait aux premières lignes, était venu me voir dans mon cabinet. « Vous sivez, m'avait-il dit, quel officier discipliné je suis. J'ai constaté au iront, sur un point, certaines défectuosités dans nos lignes qui me paraissent sérieuses. » Il marquait, comme étant ce point, le village d'Arracourt, à dix-huit kilomètres au nord de Lunéville, et concluait : « Vous devriez bien faire inspecter et prendre des dispositions. » J'ai téléphoné immédiaiement au général Galliéni pour le prier de recevoir le commandant Driant, ce qu'il fit. Mais, comme cette question m'avait préoccupé, au plus prochain Conseil des ministres, je demandai au général Galliéni d'écrire au général Joffre pour lui signaler cette situation. Le général Galliéni me répondit : « On me fait écrire à tout instant au général Joffre ! Un moment arrivera où je mettrai des doutes dans son esprit sur les intentions du gouvernement à son égard ; j'éveillerai ainsi ses susceptibilités et il finira par ne plus vouloir prendre les responsabilités du commandement! » Nous insistâmes, et quelqu'un dans le Conseil murmura : « Eh ! bien, tant pis ! Nous devons exercei notre devoir de contrôle. » Le général Galliéni répliqua : « Oui, mais si te général Joffre s'en allait, moi je partirais aussi . »
Ce qu'avait répondu le général Galliéni à la lettre du général Joffre, est le développement des mots si expressifs par lui prononcés au Conseil des ministres.
« Paris, le 22 décembre iqi'5.
m J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre personnelle du 18 décembre. J'ai soumis ce document au Conseil des ministres qui a pris note de vos déclarations e qui a pu se rendre compte du soin avec lequel vos prévisions étaient établies en ce qui concerne l'organisation défensive des positions occupées par nos armées du Nord-Est. Il compte que les travaux qui restent encore à exécuter seront avec toute la diligence et le soin possibles et vous demande de vouloir bien procéder ou (aire procéder à tous les contrôles et inspections que vous estimerez utiles à cette défensive. Le gouvernement a pleine confiance en vous. Il vous en a donné récemment une preuve éclatante en réalisant, dans votre personne, l'unité de commandement des armées trancaises sur tous les ironts Son désir d'être renseigné
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sur la situât on de nos .-nrnées à tous les points de vue ne saurait être considéré comme une manifestation de défiance à votre égard. Généra; Gallilm. •>
Cette confiance que le générai Galliéni exprimait au commandant en chef, la nation entière la partageait, et c'était i n élément de la victoiie définitive.
Le commandement en chef avait eu les tâches les plus difficiles à accomplir. A cette guerre si nouvelle, il avait dû préparer une armée nouvelle, munie de nouvelles armes et familiarisée avec de nouveaux procédés. Les conditions de l'otlensive s'étaient profondément transtormées. Jusqu'à cette époque, par exemple, on estimait que le lusil d'infanterie pouvait tirer au plus dix coups par minute et le canon de campagne, deux coups. Dans ces conditions, une troupe bien entraînée était en état de supporter le feu de l'ennemi, pendant quelques minutes, pour enlever une position. Or, au moment où nous étions arrivés, les canons de campagne tiraient par minute quinze obus chargés d'explosifs; les fusils-mitrailleuses tiraient, par minute, ti ois cents coups et les mitrailleuses, six cents. Une offensive n aboutissait donc qu'à la condition que 'ussent neutralisés les moyens défensils de l'ennemi. De là, nécessité d'une tactique nouvelle. De là, néces ité detoutun matériel nouveau, depuis les grenades jusqu'aux fusils-mitrailleuses, depuis les canons a bras jusqu'à l'artil.erie lourde. Une telle guerre de tranchées ne s'apprend ni en un jour ni en une nui . Ce n'est pa^chose commode de régler le tir de l'artillerie lourde ni même de lancer « le \errible petit œuf à surprises » qu'est la grenade.
Cependant, par la grâce d'une race merveilleusement douée, les cadres et les hommes s'étaient formés. D'énergiques et nombreuses actions avaient empêché l'armée de s'endormir pendant qu'on labnquait du matériel, et avaient prouvé, une lois de plus, la supériorité du solddt frança.s.
En somme, l'année 1 9 1 5 était mauvaise pour l'Allemagne. Ne pouvant atteindre ni Parts ni Pétrograd, l'Allemagne se répandait vers l'Orient, où elle devait s'exténuer sans réel succès.
Une honte particulière s'attachera longtemps à la Bulgarie qui, en 1 9 1 5 , se fit l'alliée, non seulement de ses ennemis naturels les Austro-Allemands, mais de ses bourreaux les Turcs.
La petite Serbie, étranglée et foulée aux pieds; la Belgique, nos provinces du noi d et l'Alsace-Lorraine, tyrannisées et pressurées sans me c; ; des cruautés monstrueuse- mal dissimulées sous des montagnes de mensonges : voilà, pour l'année 191 5, un bilan d'ignominie et de scélératesse.
Dans cette année, qu'y-a-il eu de généreux et d'héroïque? La France.
Jamais la France n'a déployé énergie plus pure, plus haute, plus effi.ace. L'ennemi, quand il s'était jeté sur elle, la croyait perdue à jamais : une armée insuffisante et insuffisamment instruite, une artillerie incomplète et mal approvisionnée, des forteresses délabrées et démunies, un parti antimilitariste tumultueux, des divisions politiques tellement profondes et violentes que la guerre civile devait, disait-on, s'allumer aux premiers feux de la guerre étrangère. Or, la France continuait à se dresser devant l'ennemi, si unie, si vaillante, si résolue à accomplir jusqu'au triomphe son sublime devoir, que lui, le calomniateur par excellence, il n'a pas pu réprimer un ci i d'admitation.
Toutes les épreuves étaient réservées à la France. Elle les subissait toutes avec une résignation inexpugnable. Après avoir fait superbement, en 1914, la guerre en plein soleil, pour laquelle elle était créée, elle h. i sait de même, m 191 5, la guerre de tranchées, la guerre de boue et d'ombre, dont sa nature semblait avoir
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LA GUERRE DU Liliul 1
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horreur. On lui connaissait toutes les vertus guerrières, moins avait acquis la patience, sans rien perdre de ses autres vertus.
Adorable générosité de la France! Tout en maintenant, à vingt lieues de Paris, l'ennemi dans l'impossibilité d'entreprendre un pas en avant, elle n'avait pas hésité à traverser les mers pour secourir la pauvre Serbie, sans regarder si, dans cette croisade, elle était suivie, même de loin.
La victoire qu'elle voulait remporter, devait être la plus éclatante, la plus loyale, la mieux méritée. Nos soldats, qui y travaillaient, jour et nuit, devaient apparaitre, à l'avenir, avec leur casque bosselé, leur capote déteinte, leurs souliers fangeux, comme les sublimes libérateurs de l'humanité. La nation jurait de les aider de toutes ses forces, par son labeur, ses sacrifices, sa loi. Le moindre doute paraissait une trahison.
A la fin de 191?, dans nos conférences aux armées et au pays, nous résumions ainsi l'exposé de la situaiion :
L'Allemagne est assiégée. Elle rationne tout et commence à manquer de certaines choses indispensables. Les Alliés, au contraire, ont la maîtrise ces mers, ce qui est, pour eux, une victoire de toutes les heures. L'Allemagne est obérée. Elle voit son papier et même ta monnaie d'argent perdre, tous les jours, de leur valeur. La France et l'Angleterre ont des réserves inépuisables. L'Allemagne qui, dès le début de la guerre, était condamnée à agir vite, envoie au front des hommes trop jeunes ou trop vieux, afin de combler à tout prix les énormes vides creusés dans ses troupes par les attaques en rangs serrés. Voici, au contraire, que l'Angleterre met en ligne des millions d'hommes et que notre saur latine, l'Italie, vient avec toutes ses forces combattre a nos côtés. Enfin, la France et l'Angleterre ont organisé le travail de leurs usines de guerre. Elles vont seulement avoir la quantité de munitions nécessaire pour faire pleuvoir sur l'ennemi un déluge de feu. Puisqu'elles ont la liberté des mers, rien ne saurait limiter cette production. Pour l'ennemi, cette production se limite aux ressources qu'il trouve chez lui. Si don^ les Alliés du Droit abandonnaient la lutte, c'est qu'ils seraient devenus subitement ious ou lâches.