DI 7 AVT. — VITE GÉNÉRALE PRISE DE LA CITADELLE ET VALLÉE DE LA MEUSE
(Photo Em. Dujird.)
avec deux divisions de cavalerie dont la division de la Garde, et huit bataillons d'infanterie dont deux bataillons de chasseurs.
La brigade du général Mangin, composée du 43e et du 148e, venait d'être renforcée. De Couvin, lui arrivaient la 2e division commandée par le général Deligny, avec une partie de la ire division du ier corps. Le 8e d'infanterie et le 27e d'artillerie s'établissaient à Florennes, le 127e à Gochenée, le 8e à Weillen. La citadelle de Dinant était occupée par un bataillon du 33e et un demi bataillon du 148e. Aux deux extrémités de la ville, c'est-à-dire au faubourg de Leffe et au faubourg Saint-Nicolas, veillaient des postes de section. Sur la rive gauche, le long du canal et derrière le cimetière, se portaient nos troupes.
Le combat commença par un1 opiniâtre effort de l'ennemi contre la citadelle. Mal abrités derrière les murs de l'antique château fort devenu propriété privée depuis 1875, nos hommes, en si petit nombre, résistèrent jusqu'à midi, puis se
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retirèrent vers le pont. Derrière eux se précipitèrent le 12e et le i3e bataillon des chasseurs saxons qui passèrent sur la rive gauche. Dans les faubourgs de Lefte et de Saint-Nicolas, deux sections de notre 148e demeuraient isolées.
Tout de suite, l'ennemi fait de la ville une machine de guerre. Des mitrailleuses sont cachées dans les rues et dans les anfractuosités des roches. La tour de Montfort se mue en un fort armé à la moderne. Les canons allemands placés à Sorinne exécutent des tirs de barrage et les masses allemandes s'entassent dans la ville.
Le lendemain matin, notre 27e d'artillerie s'établit sur les falaises de la rive droite et notre i5e accourt de Willen. Depuis cinq heures du matin, notre 33e, couché au talus de la voie ferrée, attend un signal. A sept heures et demie, deux