DÉF1LÉ DES TROUPES A BEYROUTH
(Section photographique Je l'Armée.)
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(Section photographique de l'Armée.}
forma vite en débâcle. Allenby put annoncer à Douglas Haig : « Notre cavalerie a fait d'un bond 3o kilomètres. Soutenus par les braves Français, nous avons remporté de bons succès à Beisan, à Afouleh, à Nazareth Les derniers gués du Jourdain ont été occupés par nos cavaliers au sud du lac de Tibériade. La moisson est abattue; il ne reste plus qu'à l'engranger. »
En moins d'un mois, par opérations successives, les Britanniques récoltèrent plus de 80000 prisonniers et un matériel de guerre d'autant plus important qu'", dans sa masse, se trouvaient nombre de canons allemands tout nouveaux.
L'occupation de la Syrie commençait. Les Britanniques et les Français s'emparèrent de Caïfa et de Saint-Jean d'Acre, l'antique Ptolémaïs dont Bonaparte n'avait pas pu s'emparer en 1799; dépassèrent la ligne du Mont Carmel et du Mont Thabor; dépassèrent le lac de Tibériade, enfin Allenbv. le ier octobre, entra à Damas, l'ancienne résidence des Califes Ommiadesqui compte à présent 180000 habitants. Cinq jours après, la cavalerie britannique s'empara de la voie ferrée de Beyrouth. Au même moment, apparaissait, en rade de Beyrouth, la division navale française commandée par le contre-amiral Varney. La population de la ville l'acclamait de toutes ses forces, et, lelendemain, acclamait de même l'infanterie britannique, qui, avec l'infanterie indienne, entrait en bel équipage dans la ville. La cavalerie et les automobiles blindées, n'ayant pas interrompu leur poursuite, passaient, le 1 S, à Tripoli, le i5, à Homs. Le nombre des prisonniers s'augmentait démesurément. Alep, la grande ville commerciale de i5oooo habitants, tomba, elle aussi, le 25 octobre.
D'autre part, l'armée de Mésopotamie avait avancé sur la route de Mossoul et arrivait à Kerkouk. Sur le Tigre, elle cernait les troupes turques et, après une lutte de six jours, les forçait à capituler. Mossoul fut atteinte Mossoul fut prise.
La chute de ces villes eut le retentissement le plus sinistre dans tout l'empire turc. A Coutsantinople, on n'hésita plus à dire tout haut : « C'est la fin ». En vérité, c'était la fin, pour tout le front oriental de l'ennemi.
Sur ce front, le commandant en chef de l'armée de Salonique, le général Franchet d'Esperey, succédant au général Guillaumat et mettante profit ce que ce chef excellent avait préparé pour l'offensive, retrouvait en lui-même cette énergie, cette clairvoyance et cette ardeur, qui, en septembre 1 9 1 4. contribuèrent si puissamment à la victoire de la Marne.
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