GENRE. — VOLVOX
Les animalcules qui composent le genre volvox , ont une forme globuleuse et tournent dans l’eau. Quelques espèces sont assez grandes pour être vues à l’œil nu. Ehrenberg n’a pu distinguer l’appareil digestif des volvoces , mais il pense qu’il est semblable à celui des monades. C’est à ce genre qu’appartient le bel animalcule appelé volvox globator qui est si curieux à observer au microscope
solaire.
Fig. 13.
Volvox granulum
pilula
socialis
morum
lunula
vegetans
globator
Eau de mer corrompue, marais en juin , au printemps et en automne avec le cer caria viridis, à la surface des étangs couverts d’une pellicule d’un vert sombre, en septembre et durant les derniers mois de l’année. Muller en a trouvé dans l’eau de rivière en novembre ; il a aussi recueilli le v. socialis sur le
char a vulgaris; il en existe dans les mares couvertes de végétations, parmi les lézards et les grenouilles. On prétend qu’une infusion de cliénevis fournit abondamment le globator.
4* GENRE. — ENCHKLIS.
Suivant Muller , ce groupe d’animalcules contient vingt-sept espèces. Ses caractères généraux sont : Animalcules microscopiques simples, d’une forme cylindrique,
Uenckelis deses est classé par Ehrenberg dans un nouveau genre établi par lui sous le nom de bacterium , et dans lequel il a placé dix espèces nouvelles. Il est probable qu’à l’aide de bons instrumens et par de patientes observations , on reconnaîtra plus tard que plusieurs des animalcules dnnnés comme espèces distinctes, ne sont tout simplement que des indi-' vidus semblables observés à différentes époques de leur accroissement.
Les dimensions des enchelides variant beaucoup suivant les espèces , il est nécessaire de faire usage de différens grossissemens ( de 200 à 500 diamètres). Si l’on a l’occasion d’observer* ces animalcules avec des microscopes de constructions différentes mais d’un même pouvoir, on acquerra îa preuve que dans ces instrumens la condition d’amplification n’es^t pas la seule nécessaire pour faire voir conve-’
nablement les détails délicats de la structure des corps observés.
Fig. 23. Enchelis
viridis
punctifera
ovulum
frifdlis
fusus
caudata
epistomium
rétrograda
festinans
index
spathula
truncus '
pupa et farcimen
deses (bacteriurn doses, E.)
Eau croupie, marais en septembre, les infusions de foin et d’herbe. Muller a trouvé Y intermedia dans une infusion du leucajan fluviatilis ; ils se rencontrent aussi dans l’eau de mer et celle de rivière croupie , dans la matière verte qui s’attache aux parois des vases où l’on a conservé cette eau. Parmi les lentilles d’eau ; on en a trouvé en novembre dans l’eau qui coule du fumier.
5* GENRE, — VIBRIO.
Le grand nombre d’individus qui prennent place dans le genre vibrion, la structure, la forme et la dimension de plusieurs des espèces , peuvent fournir ia matière de beaucoup d’observations intéressantes.
Rien n’est plus curieux à examiner avec un bon microscope , que la structure des vibrions angulllula et spiri/lum , ainsi que les mouvemens singuliers du V. olor , etc.
Considéré sous le point de vue scientifique , lo genre vibrion est le moins bien déterminé de ceux établis par Muller. Dans ce groupe se trouvent à la fois des animalcules membraneux et des animalcules crustacés ; il en est d’aussi déliés qu’un fil ; d’autres qui sont presque aussi épais que larges. Plusieurs ont une organisation si complète , que quelques naturalistes modernes n’ont point hésité à les exclure de la famille des phytozoaires ; d’autres , enfin , se distinguent difficilement des végétaux.
Pour diminuer en partie cette confusion, ‘sans compliquer la classification , j’en ai fait trois catégories : la première et la plus simple exige un pouvoir amplifiant de 200 à 500 fois ; la seconde et la troisième comprennent des individus tellement variables par leurs dimensions, qu’on en aperçoit quelques uns avec un grossissement moins fort déplus de moitié , et que d’autres se montrent même à l’œil nu.
Le genre vibrion est ainsi défini par Muller : « Yer invisible , très simple , arrondi et un peu allongé. »
Première Division.
l'iG. 42.
Vibrio
Iripunctatus (navicula tripunctata, E.)
paxillifer
liinula
2o Division.
rugula
spîrillum
(spirillum volutaiis, E.)
malleus
sagitta
colymbus
strictus
fiisciola
(trachelius fasciola, E).
olor
(lacrymaria olor, E).
anser
(amphileptus anser, E),
3e Division.
serpentulus
(amblyura serpenlulus, E.)
coluber
marina
Se trouvent habituellement par groupes au fond des mares, quelques uns viennent à la surface après la pluie et donnent à l’eau une teinte verte. On en prend dans le fond des fossés qui contiennent de l’eau ; en général , il faut les conserver dans le liquide où ils ont été pris , car l’eau fraîche les tue bientôt. Ils se rencontrent encore dans l’infusion de paramæcium aurelia en septembre , dans les marais en novembre, les infusions végétales dans l’eau douce ou salée , l’eau de mer croupie , les sources vives , l’eau limpide des rivières , sous les lentilles d’eau , dans les eaux stagnantes , parmi les conferves , dans le vinaigre , la colle de pâte et le blé attaqué de rouille, plongé dans l’eau après avoir été ouvert.
6« GENRE. — CYCLIDIUM.
Les cyclides sont des animalcules de forme aplatie, ronde ou ovale ; ils sont dépourvus de cils. Leur transparence est si grande que les plus délicates gravures ne peuvent reproduire que faiblement l’admirable éclat qui leur donne l’apparence du cristal.
Fig. 58, 59, 60, 61. Gyclidium glaucoma
192,194. scintillans (glaucoma scintülans, E.j