‹ 300 cantiques anciens et nouveaux [microforme]Chapitre 36 sur 310 · PASSION DE JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

PASSION DE JÉSUS-CHRIST

un Dieu daigne répandre,

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Attribué à PERGOLÈsk,

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Lorsqu'un Dieu daigne ré. Pan- dre Tout son sang pour des pé.

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Cheurs, Quel chrétien peut se dé. fen. dre D'y mé. Jer

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Rae pleurs ! Puisque c'est Pour nos of. fen.

Au jardin de l’agonie

Ils le trainent au rand-prètre, istons à ses combats : ui seconde leur ureur,

Il se trouble, il craint, il prie, Et ne veut le reconnaitre

On Cœur veut et ne veut pas. Que pour un blasphémateur., Il éloigne le calice, Mais ésus, calme et sévère, Mais l'amour, bientôt plus fort, Lui déclare qu’à son tour, Le soumet au sacrifice Pour juger toute la terre Et lui fait choisir la mort,

Il viendra du ciel, un jour,

"8 Les traître et déicide, À O surcroît d’ignominie ! ient à lui d’un air soumis ;

out conspire à l’outrager ; Il l’embrasse, et ce perfide Pierre même le renie, Le livre à ses ennemis. Et le traite d’étranger. Le pécheur, Judas, t’imite

: 1 Jésus passe et le pénètre Quand, au lieu de l’apaiser, ‘un regard tendre et Vainqueur ; À sa table, l’hypocrite

Le parjure a vu son Maitre :

Trahit Dieu par un baiser, Le regret brise son Cœur, 4 £

Entendez les cris de rage Chez Pilate on le compare De cent tigres inhumains ; Au dernier des scélérats. Sur son doux et saint visage Que dis-tu, peuple barbare? Des valets portent leurs mains. Tu réclames Barabbas! Vous deviez, anges fidèles, Quelle indigne Préférence ! Prévenir ces attentats, Le coupable est pardonné, Ou le mettre sous vos ailes, Et, malgré son innocence, Ou frapper tous ces ingrats.

Jésus-Christ est condamné.

GOLÈSE,

les pé- D

Fami

On l'attache, on le flagelle,

Ah! pourquoi tant de courroux !

L'Homme-Dieu d’abord chancelle, Puis succombe sous les coups.

A nous seuls d’être victimes, Arrêtez, cruels bourreaux !

C'est à cause de nos crimes

Que son sang coule à grands flots.

0 couronne trop cruelle,

Vous percez son divin front !.…

A ce chef, l’orgueil rebelle

Ne fait-il pas plus d’affront ?

Il languit dans les nr apr ;

C'est bien l'Homme des douleurs !

Nous vivons dans les délices,

Nous couvrons nos fronts de fleurs,

Le Sauveur monte au Calvaire, Chargé d’une lourde Croix ;

Cette croix devient la chaire

D'où s'élève encor sa Voix ;

« Ciel! pour eux, point de vea igeance, {Ils ne savent ce qu’ils font ! %

C’est ainsi, quand on l’offense,

Qu'un Chrétien subit l’affront.

Mais quels cris se font entendre?

«Dieu n’est donc Plus son appui ?

«De la croix s’il veut descendre, € Nous croirons alors en lui. »

Peuple ingrat ! il peut sans peine La quitter, malgré tes clous.

Mais l'amour, qui seul l'enchaine, L’y retient, et C’est Pour nous.

De la croix, lit de Souffrance,

eigneur, ne descendez pas ; Suspendez votre Puissance, Restez-y jusqu’au trépas, Mais tenez votre Promesse, Attirez nos cœurs à Vous ; Pour Payer votre tendresse, A la croix attachez-nous.

Il expire, et Ja nature

n lui pleure son auteur, Il n’est point de créature Qui n’exprime sa douleur, Un spectacle si terrible

€ Pourra:t-il me toucher ?

Et serai-je moins sensible Que la pierre du rocher?

D'après FÉNELON.

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