RESULTATS IMMEDIATS
ER
10) MORTALITE,
. Sur nos 75 opérés, nous avons à déplorer 7 décès, soit un pourcentage de 9,38 R,
Comparé à une statistique antérieure (1952) où 60 hypertrophiés prostatiques ont été opérés dans le même service par des techniques diverses (FREYER en un et deux temps, MILLIN, LEBRUN) avec une mortalité de 17 %, ce chiffre représente une nette amélioration. à. OA
Ce taux semble correspondre aux bonnes statistiques hospitalières puisque P. DELINOTTE rapporte un pourcentage de 6,29 % pour 159 cas opérés par FREYER-BALLON en un temps. D'autres statistiques de prostatectomie suprapubienne no des chiffres aux alentours de 7 et 8 Ce
A côté de statistiques particulièrement remarquables comme celles de LEBRUN qui, en Novembre 1948, accusait sur 850 cas une mortalité de 4,57 % et même dans une statistique plus ré.
A côté de celle de HRYNTSCHAK (4 #), celle de FORET-MAQUINAY (Liège) 4 %, elle peut paraître très médiocre et modeste; nous pensons cependant qu'elle n'est pas sans valeur et qu! on doit tenir compte dans son appréciation de différents facteurs :!
1) I1 s'agit d'une statistique intégrale de tous les hypertrophiés prostatiques hospita— lisés. Tous ont été opérés après un laps de temps variable généralement court. Un seul de nos malades vieillard cachectique à urée sanguine élevée et pour lequel cette règle ne fut pas appliquée, décèda au 7ème jour.
: Tous nos opérés en un temps n'étaient donc pas à proprement parlé de "bons cas" et un
grand nombre auraient dans d'autres services
constitués des contre-indications chirurgicales,
2) I1 s'agit d'une statistique hospita— lière et chacun sait les différences existant entre statistique de ville et statistique d'hô— pital, où les malades, et le fait est encore plus marqué au M:roc, srrivent ovec un état gé— néral médiocre après avoir attendu plusieurs semaines voire des mois, avant de se faire traiter d'où infection urinaire fréquente,
3) Nos malades ont été prostatectomisés par un certain nombre d'opérateurs différents, dont quelques uns et nous même en particulier,
ne jouissaient que d'une expérience urologique: très récente.
.Ces décès se répartissent ainsi :
I - DECES RELEVANT D'UNE CAUSE URINAIRE = -5 soit 6,7 % des opérés.
3 par infection grave (observations 6 — 45 et. 25).
Le par urémie importante, traduction de 146
sions Fénales graves irréversibles (observations 9 = 64).