SCÈNE VII
LABBADOB , UBSULE.
(On frappe de nouveau.)
LABRADOR, criant.
Tournex le bouton...
URSULE , entrant avec un petit paquet sous ie bras.
C’est ben heure tu... Pourrais-vous m'indiquais, s’il vous plaie. .
LABBADOB.
Hein !..
URSULE
Labrador...
LABBADOB.
Ursule... la Seine-Inférieure.
DBStlLI.
C'é donc toi... dà... tu m’attendions... mé voilà ! embrasse-moi donc I
LtBRVDOR, A part.
J'étouffe...
URSULE
Jarnicoti... t’as eu là tnutd’ même un’ dreuie d’idée...
LABRADOR, A lui-même.
Des idées... moi... je n’en ai plus, je suis ahuri , abruti , je tourne à l'imbécille.
URSULE
J’ sommes en mesure tout de même , car les voitures ne font que d’arriver... dieut les biaux cochais... aves des gants blancs... et des gros bouquaits... oh! les biaux carrosses... c'est bé gentil d’allais là-dedans.
LABRADOR
Dedans quoi ?
URSULE
Les voitures! faut ben, pour gagnait l’église... dà...
LABRADOR, A llli-mêmc.
L’église... en fiacre... son voyage... avec des gants blancs... quel affreux galiniathias... (Haut.) Ursule.
(Il la prend par la main et se dlrrlge vers la porte.) unsuLE.
Ousquc tu m' menais, dà.
LABRADOR
En bas... dans une de ces belles voitures qui te conduira... (On frappe A la porte du fond.) Ah !
URSULE
Ouvrais donc...
LAI1RADOR.
Oui... je sais qni... c’est., c'est mon bottier; cache-loi...
URSULE
En vTà bé d’une autre...
LABRADOR
Viens donc...
URSULE
Dans c’te chambre... J’y serai très bien.
( Elle se dirige vers la pièce oli est entrée Fanchonnette. )
LABRADOR, vivement.
Malheureuse ! j’ai là un singe qui est très méchant...
URSULE , effrayée.
Mais où donc? dà...
LABRADOR
Ah! là... dans mou salon. ( Il la fait entrer et ferme la porte. ) Supprimée,., •
k SCÈNE VIII.
LABBADOB, MABGUEB1TE.
( On frappe très fortement an fond . Labrador court ouvrir et recule épouvanté. )
MARGUERITE
Labrador!.. Ab! quel bonheur !
LABRADOR
Marguerite !.. Le département des Bouchesdu-Bhdne. Ah! une chaise... un verre d’eau... je m’écroûle...
(Les Jambes tut manquent, 11 s'appuie contre te mur et glisse de toute sa hauteur. ) MARGUERITE , le faisant asseoir.
Ah ! lé pauvre ami , commé ça lui fait dé l'effet dé mé voir...
labrador, anéaRU.
C'est une bombe... un obus, un coup de canon sous le nez...
MARGUERITE
Jé né croyais pas qué tu m'aimais autant qué céla.
LABRADOR
Ni moi non plus..,
MARGUERITE
Tu es bien digné qué j’ai fait lé voyagé, mon bon.
labrador, se relevant.
Mais qu’est-ce donc que j’ai fait au ciel ?
mou Dieu!
MARGUERITE
J’aurais dû être ici dé grand matin , ma s les ebémius sont si mauvais...
LARRADOH, à part.
Et elle n’a pas versé en route, tout doucement. (Haut.) yu’est-ce que tu viens faire ici ? marguerite , avec malice.
Cé qué viennent faire tous ces beaux messieurs en habits, noirs qué j’ai rencontrés dans l’escalirr.
LABRADOR
Hein ? Dés hommes ici ?.. C’est ça : les parens, les témoins, les amis...
BOURGOGNAT , en dehors.
Oui , patron , je vais le prévenir.
LABBADOH , épouvanté.
Dieu !.. Sauve-toi !..
MARGUERITE
Pourquoi ?
LABRADOR
Parce que...
MARGUERITE
Le bonheur lui fait perdre la télé.
LABRADOR
Va donc...
MARGUERITE
Où... Ah ! cette chambre.
( Elle se dirige vers la chambre 0(1 est entrée
Fanchonnette. )
LABRADOR
Du tout... Elle est trop noire.
MARGUERITE, se dirigeant vers la chambre ois est
entrée Ursule, )
Celle-ci...
LABRADOn.
Du tout... Elle est trop claire. Ah ! ma bibliothèque. ( Il la fait entrer et terme la porte. Il