LABRADOR , FANCHONNETTE , URSULE, MARGUERITE
Ursule, vivement.
11 voulait épouser quatre femmes !
LABRADOR
Par exemple ! c’est bien assez d’une !
FANCHONNETTE , vivement.
Et laquelle de nous, alors?
LABRADOR
Ni l’une ni l’autre.
TOUTES
Ah! quelle horreur!
FANCHONNETTE
Pourtant chelte norho, t hé gants blancs , tout cha c’hétait pour quelqu'un !
URSULE
Je devine !
MARGUERITE
C’était pour la petite pic-griècbc qui avait Pair de uous manger tics yeux , tout à l'heure.
FANCHONNETTE
Cbettc belle demoiselle , avec cités falbalas !
LABRADOR
Eh bien! oui, tnes mignonnes, rase mitonnait , le papillon allait couper ses ailes , l'amour allait jouer au mariage, je lie vous avais pas oubliées, pourtant; à cita une de vous, je donnais un souvenir, un regret... mais il y allait de ma fortune, et je me sacrifiais... votre arrivée a tout boni versé... je tourne au Job... je vois d’ici l’hôtel Clichy... adieu mes rêves...
Ail : Patrie, flounrur.
J’étais déjà dans un monde idéal,
Je renonçais aux tendres amourettes.
Je me voyais père, époux, caporal.
J’avais enfin payé toutes mes dettes ,
Quand le réveil, hélas? m’a tout rendu.
J’ai retrouvé ce que J’avais perdu.
FANCHONNETTE
Mais pourquoi auclii , m’avoir écrit de venir à Paris , je n’y pensais pas.
LABRADOR
Je l’ai écrit, moi!
URSULE
| A moi aussi, dà! voilà votre lettre qui l)fc*t
, comme tombée du ciel !
LABRADOR
i Heit»?
MARGUERITE et F ANC 110 N N fc TT E .
| V’ià la mienne !
LABRADOR, à lui-même.
Voyons donc! est-ce que je serais somnaiibaie? (Se remettant et lisant.) « Ma chère Fanchonncttc , je brûle de réparer les torts que j’ai eus envers toi... je désire te donner mou nom et ma main... viens donc à cet effet, le 25 du courant, entre onze heures et midi, rue des Bourdonnais, n. 10... ne manque pas... ou à midi et quelque chose je me brûle la cervelle... signé, Labrador.
TOUTES
J’ai reçu la môme chose.
LABRADOR, examinant les deux autres lettres.
C’est une circulaire,,. Biais ça n’est pas mou <4> écriture.