SCÈNE III
Les Mêmes, LüBIN, ANNETTE 1 .
L U B I N , qni s’est retourné au bruit des baisers.
N'as-tu pas entendu comme une musique amoureuse,
Annette ?... (Descendant la scène.)
ANNETTE
Si fait!... le bruit d’un baiser!... c’est les oiseaux qui se disent bonsoir!... et l’ëclio qui me répète que j’ai tort de me laisser embrasser par toi... Adieu Lubin ..
L U B I N , la retenant.
Comment, tu me quittes déjà ? à l'aurore de nos amours!...
ANNETTE
Ne faudrait-il pas attendre dès aujourd’hui leur coucher du soleil ?...
LA COMTESSE
Séparons-nous!... j’ai peur à ce jeu que je joue;
Et n’aime pas le soir les baisers sur la joue...
ANNETTE
Je resterai si lu me promets d’avaler tes baisers!.., LUBIN.
C’est que j'en ai tant qui ne demandent qu'à éclore.
ANNETTE
Eh bien.., pense-les... C’est assez!...
LUBIN
Je te le promets...
ANNE TTE
Ta foi jurée '!...
LUBIN
Na foi jurée. (Us remontent le théâtre.)
\. La comtesse» le marquis, Lubin, Annette.
A CACHE-CACHE
LE MARQUIS, qui les a écoutés en riant.
Je vous jure à mon tour...
LA COMTESSE
Non! non!
LE MARQUIS
Je vous...
LA COMTESSE
Partons!...
LE MARQUIS
Je me repens!... ma foi jurée!...
Allons, restons!
ANNETTE, revenant en sct'ne.
I Mbin, est ce vrai que dans l’amour, les marguerites des champs, c'est le langage du bon Dieu?.,.
Ah! ben! le bon Dieu mentirait quelquefois, alors! (Le
marquis baise la main de la comtesse.) Ah! encore — celte fois, J6 V6UX savoir (IL s’avance vers le bosquet. — Le marquis se lève. — Ils se votent tous.)