SCÈNE VII
LL' U IN, continuant.
Un bouquet que j'avais cueilli en causant avec elle ; et je lui dis en me mettant à genoux devant elle...
LA COMTESSE
Mettez-vous à genoux.
L U B I N , s'agenouillant.
J’osai lui dire : Ne soyez pas coquette comme ce muguet : et n’ écrasez pas de votre mépris celui qui voudrait mourir à vos pieds.
LA COMTESSE, passant au n° 2 1 .
Je garde le bouquet
Lubin, car j’ai toujours adoré le muguet ;
Mais cherchons le marquis. Je i/ai pas l’habitude De rester si longtemps dans une solitude A deux, quand il fait nuit!... mon cœur est inquiet :
Je ne sais ce que j’ai. Partons!... Lubin, il est Tard maintenant!... Cherchons... mais je suis fatiguéo Et triste... Pourquoi donc? Tantôt j’étais si gaie...
C’est votre sotte histoire... aussi, je n’y crois pas.
( Un peu brusque. )
Ne m’en parlez plus et...
( Coquettement. )
Donnez-moi votre bras.
(Musique. — Ils sortent à gauche, premier plan.)