SCÈNE IX
HECTOR, PROSPER, Dl’COUMlEIl.
ie ne para plus.
ducormier.
Ah ! grand ciel ! mais songes donc, joune poète, qu'en Italie vous trouverez les plus grands compositeurs du monde. Rossini ! Savez-vous pourquoi depuis vingt-cinq ans Rossini ne lait plus d’opéras f
HECTOH.
Non.
DtlCORUIER.
Eh bien ! c'est pire© qu’il n’a pas de poème... Partez ! parlez vite! 11 vous attend, jeune homme 1
Non, j’ai mon affaire, je reste.
ÜUCOHMIKH, h part.
Ah! mou Dieu! que devenir? quel parti prendre? Il faut pourtant que je les sépare... Ah ! une autre idée ! (H *«t « emporte set provision».) *
HECTOH.
Eh bien! il s’en va sans me dire adieu. Où court-il ainsi? Décidément, il est fou ! N’importe ! m’en voilà débarrassé!. . Fixons mes vors sur le vélin, (n «'assied h u table et «e met à mue
— Dacormter bit irruption dons U chambre de Prosper.) .
DUCOHMIER , clwz Prosper.
Me revoilà!
PROSPER, *e levant.
Comment! c’est encore vous!
DUCOHMIER.
Oui, cher ami, c’est moi qui viens vous offrir un diner et la liberté.
Vraiment?
PROSPER
' DUCORMIER
Je suis trop l’ami des artistes pour laisser un talent comme le vôtre sous le boisseau... Je veux vous pousser, je veux que vous fassiez fortune... Il y a un train cxpres3 à quatre heures; je vous y insère... et vous filez à toute vapeur.
Comment! je file ?
D (J CORMIER
Prenez vos cahiers, votre linge, et partons.
PROSPER
Mais où diable voulez-vous donc m’envoyer?
DCCORNlfia.
En Italie... dans la belle Italie!..
PROSPER, avec joio.
En Italie I... moi ?... (Changeant de ion.) Merci, non , je refuse.
DOCORMIER.
Mais songez donc que c’est en Italie que fleurissent les plus grands poètes du inonde... Vous y trouverez des liUrtlti par milliers.
DOCORMIER, CDtijint vivement chez Hector.
Me revoilà I
iiectoh, h pan.
Tiens! je ne songeais plus à lui.
DUCORMIER
J’apporlo votre rançon... Prenez vite vos papiers, votre linge, et panons.
HECTOR
Comment! parlons!
DUCORMIER
Sans doute! Dans mon amour des arts, j'ai hâte de vous voir en route. Ah! vous irez loin, jeune homme 1... D’abord vous nez un Italie. Il y a un iraifi express à quaire heures, vous le prendrez... et vous filez, grande vitesse.
nECTOR.
Ah çù , mais c’est donc sérieux ? vous voulez donc m'envoyer...
DUCORMIER
En Italio, dans la belle Italie.
HECTOR
Mcrcil mais j’ai changé d’idée.
DUCORMIER
Ah 1 ciel t
PROSPER
J’ai mon affaire ici... je reste. .
ducohmier, h port, avec déeetpoir.
Et lui aussi ! (Haut.) Ah! jeune homme, au nom de votre gloire, ne résistez pas à ma prière, cédez à mes vœux.
PAOSPER.
Non, non, tout est inutile... j’aime mieux la prison.
DUCOAMIBR.
Je vous en supplie, je vous en conjure à genoux.
HECTOR, qui écoute depuis un moment.
Je ne me trompe pas, c’est la voix du vieux.
DUCORMIER, à Prosper.
Venez.
PROSPER
Eh I non, laissez-moi !
HECTOR, «'approchant de U cloiooo.
üne querelle !... Qu'esl-co donc?
PROSPER, t Hector.
Ah 1 cher ami, venez à mon secours.
HECTOR
A votre secours ?... j'y vole 1 (u «un vivement.)