VI. LES RACINES DES PLANTES
Les racines des plantes sont loin de se présenter toujours avec la même forme. On les voit tantôt s'enfoncer en droite ligne dans le sol, en s'amincissant à mesure qu'elles s'éloignent de la tige : ce sont les racines pivo- 5 tantes; tantôt se diviser en quatre ou cinq branches qui se répandent dans des directions différentes, ou se glissent entre deux terres, et parviennent souvent ainsi à des distances très grandes de leur point de départ : telles sont les racines rampantes; d'autres forment une infinité de
io petits filaments qui donnent à la racine l'aspect d'une touffe de cheveux: on les appelle racines fibreuses. Ces filaments déliés que l'on retrouve dans toutes les racines forment le chevelu de la racine, et quand on transplante un arbuste il faut bien se garder de les détruire. Assez
15 souvent la racine unique ou les divisions de la racine se gonflent de sucs et forment de grosses masses appelées oignons ou tubérosites. Il ne faut pas1 confondre les tubérosités avec les tubercules; ainsi les tubercules de la pomme de terre n'ont rien de commun avec les racines.
20 Ce sont des rameaux venant de la tige, en partie souterraine, qui se sont écartés2 sous le sol, et se sont gonflés3 de fécule. Les racines sont toujours faciles à distinguer de la tige ou des rameaux, parce qu'elles ne portent point de bourgeons.
25 Suivant la durée de la plante, on dit qu'elle est annuelle, bisannuelle ou vivace. Les deux premières expressions n'ont pas besoin d'explication ; la dernière indique que la plante peut vivre plusieurs années. Au surplus, cette