‹ À l'aventureChapitre 1 sur 7 · À l'aventure · texte numérisé non relu

À l'aventure

J'avais exprimé à un de mes amis le désir (le visiter son domaine, une des terres seigneu- |iales de la Haute-Italie, curieuses à tant de jjoints de vue, que le voyageur, d'ordinaire, ^^ contente de regarder d'un œil distrait, par

fi portière du wagon, entre deux villes à nusées.

,, L'administrateur, averti par une lettre, était I :;nu me prendre à Milan. Nous partons donc Fassez bon matin, et, au bout d'une heure, Wr la route de Milan à Gênes, le train nous

arrête à Vigevano, où nous attendait la voitur de l'exploitation. Vigevano est une de ce petites villes italiennes, comme il y en a tan^ qui ont un évêché, un reste de commerce ditionnel dont elles vivent tant bien que m<' des rues misérables et ensoleillées, et, au r lieu, parmi les toits avançants, /^ux tuiles demi ruinées qui se hérissent comme ( paquets de plumes rouges^un groupe de n numents anciens, souvent superbes, intér sants toujours, serrés l'un contre l'autre, c parlent des grands siècles de l'art natior En effet, tout à coup, au détour d'une rnous traversons une vaste place entourée d' cades. Au fond, la cathédrale ; à gauch ' château et une tour de BrainaiiJ^qu'hâl aujourd'hui un régiment d'artillerie. C* aussi beau que cent choses plus connues, paysans qui sont venus pour le marché, p groupes aux couleurs vives, paraissent moi soucieux de vendre leurs légumes ou leuy fruits que de jouir du soleil qui monte, rétr« cissant l'ombre des portiques.

Nous passons vite. Nous sommes bientôt su la route qui file, toute grise de poussier

Page 1