‹ A la grand'pinteChapitre 48 sur 103 · PIERRE · texte numérisé non relu

PIERRE

Je croyais Pierrette à la ville,

Quand nous nous sommes rencontrés ;

Moi, j'allais au bois; elle, aux prés.

Je restai debout, immobile...

C'était par un jour de printemps,

Àh ! quel beau jour et quel beau temps !

Elle avait son gentil corsage,

Sa robe rouge et ses bas blancs.

Elle s'avançait à pas lents

En regardant notre village.

C'était par un jour de printemps,

Ah ! quel beau jour et quel beau temps !

Je n'osai ni pleurer ni rire,

Car je L'aimais de tout mon cœur ;

Mais une fille, par bonheur,

A toujours quelque chose à dire.

C'était par un jour de printemps,

Àh ! quel beau jour et quel beau temps !

Elle me dit : Mon pauvre Pierre, J'arrive... Je lui dis : Tant mieux!

En l'embrassant sur les deux yeux.

Tout resplendissait de lumière!...

C'était par un jour de printemps,

Ah ! quel beau jour et quel beau temps !

Alors je marchai tout près d'elle, Tout doucement, tout doucement; J'osai lui dire en ce moment :

Comment ça va, mademoiselle !

C'était par un jour de printemps, Ah ! quel beau jour et quel beau temps !

— Je ne veux rien vous faire accroire : En passant tous deux par les bois,

Je l'embrassai six autres fois;

Et voilà toute mon histoire 1

C'était par un jour de printemps,

Ah ! quel beau jour et quel beau temps..

— Nous nous sommes mis en ménage Et le temps accroît nos amours.

Je rends grâce à Dieu, tous les jours,

D'avoir béni mon mariage.

C'était par un jour de printemps,

Ah ! quel beau jour et quel beau temps !

ans

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