‹ A la recherche de la vérité révélée [microforme]Chapitre 18 sur 51 · FER · texte numérisé non relu

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comprend tous ceux qui sont antérieurs à la

- venue de Jésus-Christ, et le Nouveau, tous ceux

qui sont postérieurs à sa venue.

L’Ancien Testament se compose de 45 livres dont 22 existent encore en hébreu. Les autres ont été écrits en grec, ou bien ils n’existent plus dans la langue originale. Ceux de la première classe sont seuls admis par les Juifs d’aujourd'hui, on les appelle protocanoniques ; ceux de la seconde classe portent le nom de deutérocanoniques. .

“ Les commentateurs chrétiens divisent géncralement l'Ancien Testament : 1o En livres historiques ; 20 didactiques ou doctrinaux ct moraux ; 80 prophétiques ou annonçant l’avenir. Les livres historiques sont : La Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, le livre de Josué, les Juges, le livre de Ruth, les deux livres de Samuel ou premier et second livres des Rois, les deux livres des Rois ou troisième et quatrième livres des Rois, les Paralipomènes, Esdras, Néhémie, ou second livre d’Esdras, le premier et le second livre des Machabécs, Tobie, Judith, Esther.

Les livres didactiques se subdivisent en pottiques et sapientiaux. Les livres poétiques sont : Job, les Psaumes et les Proverbes. Les Sapientiaux sont : l’Ecclésiaste, le Cantique des eantiques et l’Ecclésiastique.

Les livres prophétiques sont : les quatre grands prophètes : Isaïe, Jérémie, les Lamentations de ce dernier, Baruch, petit prophète joint à Jérémie, Ezéchiel et Daniel ; les douze petits prophètes : Osée, Zoël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacue, Sophonie, Zacharie et Malachie.

Le Nouveau Testament contient ; do Des livres historiques : les quatre Evangiles de St Mathieu, de St Marc, de St Luc, de St Jean et les actes des Apôtres ; 20 des livres didactiques : les quatorze épitres de St Paul : aux Romains, première aux Corinthiens, deuxième aux Corinthiens, aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippins, aux Colossiens ; première aux Thessaloniens, première à Timothée, deuxième à Timothée, à Tite, à Philémon, ux flébreux :; l'épître de St J acques, la premiè, » épître de St. Pierre, la première de St. Jean, la deuxième de St. Jean, la troisième de St. Jean, l’épître de St. Jude ; 30 un livre prophétique : l’Apocalypse de St. Jean. (1)

Depuis l’époque de la composition de la Genèse jusqu’à celle de l’Apocalypse,il s’est écc-1lé environ 1500 ans. Comme nous venons de le voir, le nombre des livres écrits dans ce laps de temps, et dont la réunion constitue la Bible, est de soixante-douze ; soit 45 pour l’Ancien Testa-

(1) Vigouroux, Manuel biblique.

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ment et 27 pour le Nouveau. Leurs auteurs sont très différents les uns des autres, non seulement Par le temps, mais aussi par les lieux où ils ont vécu, et même par la langue dans laquelle ils ont écrit. Bien plus, la Sainte Ecriturg comprend deux parties principales ; l'Ancien et le Nouveau Testament qui émanent de deux religions dont les sectateurs, les Juifs et les Chrétiens se regardent comme ennemis.

Néanmoins, il règne dans tous les livres saints Ja plus profonde et la plus admirable unité.

Ces 70 livres, d'origines si diverses, forment pour le fond uh tout complet et suivi. Aucune autre littérature n'offre rien de semblable. Parmi les écrits qui composent cette collection, les uns sont historiques, les aütres poétiques ; ceuxci prophétisent l’avenir ; ceux-là enseignent à bien vivre ; mais, pourtant, quelle que soit leur physionomie particulière, ils ne sont qu’une partie d’un même tout, un membre, si l’on peut ainsi parler, d’un même corps. Voici comment Mgr Freppel s'exprime à ce sujet : “ La Bible dont l’incomparable caractère démontre à lui seul l’origine divine ; ce livre qui commence par la genèse du monde pour finir avec l’apocalypse de l'éternité, renfermant ainsi toutes nos destinées entre un récit et une vision ; ce livre dont le premier mot est la parole de Dieu évoquant l’univers du néant, et le dernier mot la

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parole de Dieu rappelant l'humanité dans son sein ; ce livre qui naît un jour dans une solitude de l'Egypte pour s'achever à deux mille ane de là dans une île de la Grèce ; ce livre où vingt auteurs différents se passent la plume de main en main, écrivant sous l’empire d’une seule idée et se rencontrant dans l’unité d’un plan identique ; où vous trouverez Partout, malgré la différence des âges, la même empreinte, le même souffle ;.où Moïse ne parle pas autrement que David, où Job tient le même langage que l’Apôtre de Corinthe et d'Ephèse ; ce livre qui a vingt styles cet qui n’a qu’un caractère, auquel tant d'hommes ont mis la main et qui ne peut se signer d’aucun nom ; ce livre qui se fait à mesure que le plan de Dien se déroule, qui reste ouvert jusqu’ la plénitude des temps, pour se fermer au moment même où l'humanité entre en possession de la vérité ; ce livre d’où la grande figure de Jésus-Christ se détache entre les prophéties d’une part, l’accomplissement des choses de l’autre ; cette Bible, c’est le livre de Dieu et de l’humanité qui est arrivé jusqu’à nous, laissant échapper de ses flancs cette magmifique civilisation chrétienne, dont il a été et dont il restera le code éternel.

Maintenant, veut-on -Savoir quelle est cette pensée unique qui constitue l’adorable unité de la Bible, quel est ce souffle mystérieux, tou-

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Jours le même, qui, à travers les âges, anime les écrivains sacrés et leur fait produire, à des siècles de distance, les feuillets séparés d’un même livre ? Cette idée, c’est l’idée messianique ou chrétienne qui apparaît en germe dans les premiers chapitres de la Genèse, se développe à travers les âges dans les livres historiques et les livres prophétiques, jusqu’à ce qu’elle s’épanouisse dans les Evangiles et les Epîtres, pour recevoir enfin au Ciel son couronnement dans l’Apocalypse. Ce souffle inspiré, prophétique, qui maintient l’unité doctrinale dans les livres saints, qui dévoile les secrets du passé et. les mystères de l’avenixr, qui laisse aux écrivains sacrés les particularités du style et du caractère pour les soumettre à un plan uniforme, comme les secrétaires du même maître, ressemble à n’en point douter à l’inspiration de Dieu lui-même. Mais ne précipitons rien. Fidèle à la méthode que nous nous sommes imposée au début de cet ouvrage, nous ne mettrons les conclusions qu’après les preuves, en usant pour la vérité ellemême de la plus stricte impartialité.

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