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COMITÉ D'ACTION

Président :

M. Louis Sapelier, maire de Bergues.

Vice- présidents :

MM. Henry Cochin, député ;

Léon Claeys, conseiller général ;

Emile Blanckaert, conseiller d'arrondissement.

Secrétaires :

MM. Claude Cochin, conseiller général ;

Jean Chocqueel, président de la Commission municipale des Beaux-Arts ; Gaston Barbez, conseiller municipal.

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Trésorier :

M. Emile Lefebvee, président de la Commission municipale des finances.

Membres :

MM. E. Dewulp, deuxième adjoint au maire de Bergues ;

Ch. Demetjnynck, président de la Commission municipale de la musique communale ;

Julien RiNGOT, président de la Commission des monuments ;

Edouard Galloo, Paul Debaecker, Gustave Van- DEOY, conseillers municipaux.

Le Maire aux habitants de la ville de Bergues.

Mes chers concitoyens,

A la veille des grandes journées que la cité de Bergues reconnaissante se dispose à consacrer à la gloire de son ancien député Alphonse de Lamartine, je suis heureux et fier de vous inviter à recevoir dignement les hôtes éminents qui viendront joindre au nôtre le tribut de leur admiration envers cet incomparable génie littéraire et ce grand homme politique.

Notre ville aura l'honneur, dont elle s'enorgueiUit à juste titre, de posséder dans ses murs, durant quelques heures, plusieurs des plus hautes personnalités du Parlement national, de l'administration et des lettres françaises : M. Paul Deschanel, président de la Chambre des députés ; M. Trépont, préfet du Nord, délégué par M. le président du Conseil et le gouvernement de la République ; M. Denys Cochin, député de Paris, délégué de l'Académie française ; M. Auguste Dorchain, délégué de la Société des Gens de Lettres ; nos sénateurs, nos députés, — parmi lesquels M. Henry Cochin, le distingué successeur et le savant biographe de Lamartine, — nos conseillers généraux, nos conseillers d'arrondissement, les maires de toutes les communes de l'ancienne circonscription de Bergues. Un ministre de l'Etat belge, M. Carton de VViart, veut bien nous apporter le témoignage de la communauté de sentiments qui unit autour de notre grand Lamartine tous les amis du Beau !

La population de Bergues accueillera ses visiteurs insignes avec l'hospitalité large, franche et cordiale qui est l'une des plus belles traditions de la Flandre française.

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La municipalité, dont je suis l'interprète, invite ses concitoyens, à l'occasion de ces solennités, à pavoiser leurs demeures. Elle ne demande aucune décoration, afin de conserver à notre cité, en ce jour de fête, sa parure et son charme naturels, sa grâce sans artifice.

Que les Berguois arborent donc le drapeau national, celui que Lamartine aimait, celui en faveur duquel il prononça, aux heures troublées de la révolution, ses plus subhmes et plus fougueuses harangues !

Que, les 21 et 22 septembre, le drapeau national flotte partout à travers notre cité ! Qu'il préside à la solidarité de nos joies, à notre patriotique union ! Qu'il soit enfin le témoin de notre fidélité aux gloires de la ville de Bergues, — petite par son étendue, grande par ses souvenirs, — de notre affection pour la France, mère de tant de héros et de génies, et de notre attachement sincère et loyal à la grandeur de la République !

Louis Sapelieb.

Bergues, le 17 septembre 1913.

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