LITTÉRATURE FRANÇAISE
L'ART D'ÉCRIRE enseigaé par les grands maîtres, par Charles Gidel, proviseur du lycée Louis-îe-Grand, un volume in-lS Jésus , ., 3 fr.
Relié demi-chagrin, tranches dorées 6 fr,
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Pour donner une idée de ce volume, nous ne saurions mieux faire que de citer ici la préface de M. Ch. Gidel ;
» Je ne cacherai pas d'où tti'est renue l'idée de ce rccocîï. Elle appartient â Sainte-Beuve. Elle est au tome I" , p. 138 , de ses Causeries du Irmdi, dans un article sur Joubert. La Toici : •
« Je me suis demandé quelquefois ce que pourrait être une rhétorique
« française, sensée, juste, naturelle, et il m'est même arrivé, une fois dans « ma yie, d'avoir à en conférer en quelques séances devant des jeunes « gens. Qu'ai-je dû faire poiir ne pas tomber dans la routine et ne pas « me risquer dans la nouveauté"? J'ai commencé tout simplement par « Pascal, par ses Pensées de littérature, dans lesquelles le grand écrivain « a consigné quelques-unes des observations qu'il avait faites sur son art; » je les lisais à haute voix en les commentant. Puis, j'ai pris La Bruyère « a« chapitre des Ouvrages de l'esprit. J'ai passé ensuite à Fénelon pour <t ses Dialogues sur l'éloquence et pour sa Lettre à l'Académie française; ■• je lisais en parcourant, en choisissant les points, eu commentant *ou- « jours mojennant quelques exemples, et sans me retrancher au besoin « les Tirants. Vaavenarg^ues, par ses Pensées et ses Caractères littéraires , « est venu ensuite. J'ai emprunté à Voltaire ses articles Goût et Style du « Dictionnaire philosophique, et quelques passages de ses lettres où il « juge Boileau, Racine et Corneille. J'y ai joint, pour étendre un peu B iTionron â ce moment, quelques consiaératiofw sur l'esprit de Goethe et « sur le goût anglais de Coleridge. Marmontel, dans ses Eléments de « littérature, m'a fourni ensuite l'article Style, morceau excellent. Je n'ai « eu garde d'oublier Buffon sur le même sujet, couronnant le tout. Puis, •« le cercle classique accompli, j'ai donné M. Joubert à mes jeunes gens « pour dessert, en quelque sorte pour récréation, et pour petite débauche « finale, uoe débauche digne de Pythagore! Et ma Rhétorique française « s'est trouvée finie, » {Causeries du lundi, article sur M. Joubert, t. I*', p. Iî8).
« l'ai suivi ce plan dans ma classe, et j'en ai pu constater rexcolk-nce. Quelques-uns dos livres, que le critique judi'Meux et délicat avait choisis, sont da.\a tes mains de nos élèves. Pas(?af, Fénelon. La Bruyère, Ballon
16 LIBRAIRIE PAUL OLLENDORPP
sont inscrits au programme des auteurs de la classe de rhétorique. Les autres, Vauvenargues , Voltaire, Marmontel, Joubert, Goethe, leur sont moins accessibles. J'ai touIu présenter aux jeunes gens un choix tout fait qu'ils liront a\ec le dessein d'y trouver une suite de réflexions sur l'art d'écrire. Je crois leur offrir ainsi cette « rhétorique française sensée, juste, naturelle » que demandait Sainte-Beuve. Je n'y mets aucune note,
ftour laisser aux maîtres, qui voudraient bien accepter ce recueil, toute iberté de commenter ces textes à leur aise.
« Je dédie ce volume également aux jeunes GUes. On soigne aujourd'hui davantage leur éducation ; mais on peut regretter que les livres faits à leur usage ne soient pas encore assez solidement poiirvus de la moelle de nos études classiqpies. Il est temps qu'on mette à leur portée les pages les plus exquises qu'on réservait jadis aux élèves de nos lycées.
« G. OlDEL. n
L'AET DE BIEN DIRE, par H. Dupont-Vernon, de la Comédie-Française, licencié en droit, Professeur au collège Stanislas et à l'École Albert-le-Grand^ Professeur suppléant au Conservatoire national. Troisième édition in-8 . 1 fr,
L'AKT ET LE COMÉDIEN, par Coquelin aîné, de la Comédie française. Un joli volume in-16, imprimé sur papier vergé de Hollande 2 fr.
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MOLIÈRE ET BOSSUET, réponse à Louis Veuillot, par Henri de Lapommeraye. Deuxième édition, 1 vol. in-18 Jésus. . » 2 fr.
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et l'argot moderne, par Lucien Rigaud. Ivol, in-16. Epuisé.
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DEUX ÉPÉES BRISÉES (Bertrand-Robert), par Ernest Legodvé, de l'Académie française. In-8 1 fr.
SERMON prononcé par le Révérend Père Esprit ds Tinchb- BRAY, capucin, dans l'église des Dames religieuses de Haute- Bruyère, le 21 juillet 169*. fête de sainte Madeleine, réédité avec préface, par A. Chassant. In-16, sur beau papier de fil . 2fr.
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