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A. DÉPENSES FAITES POUR L'ENSEIGNEMENT

Les dépenses faites pour l'enseignement, fer capita, dans la Province de Québec, ont triplé depuis vingt ans :

(Voir V Annuaire statistique de Québec).

C'est-à-dire que les sacrifices réunis des contribuables et du Gouvernement qui représentaient neuf piastres par tête pour l'instruction publique en 1900, atteignent vingt-huit piastres en 1917.

Et dans cette poussée énergique, quel a été l'effort du peuple, des contribuables, ou si l'on veut, des parents, représentés par les commissions scolaires ? Voici la marche progressive du montant des taxes imposées et perçues par les commissions scolaires :

Taxes des Commissions scolaires :

(Chiffres fournis par le Bureau des Statistiques de Québec).

Et ce n'est là qu'une partie des dépenses consenties par notre population pour fins scolaires. Il y a dans la Province

ce qu'a produit la liberté scolaire 13

de Québec toute une floraison d'écoles indépendantes ou indépendantes subventionnées, soutenues par les parents, à l'aide de contributions volontaires, qu'il importe d'ajouter afin de rendre justice à notre province. Quelle a été cette contribution des écoles indépendantes, en dehors des contributions municipales ? Voici la réponse que donne Y Annuaire Statistique de Québec :

En ajoutant les taxes et les contributions des commissions scolaires aux contributions des écoles indépendantes, on arrive au budget suivant :

1897-98 : $2,608,121 1907-08 : 4,465,537 1916-17 : 11,887,457 (Chiffres fournis par le Bureau des Statistiques).

Voilà des résultats magnifiques, quand on songe qu'ils n'ont été obtenus que par l'appel à l'intelligence et à la bonne volonté du peuple.

Quel a donc été le moteur efficace qui a permis de tripler et de quadrupler le mouvement du progrès scolaire cheznous ? quel a été le levier qui a fourni au Département de l'Instruction publique le moyen de soulever l'apathie populzire vis-à-vis de l'école ? le Gouvernement, ayant à sa tête un homme d'État qui a compris que le rôle du pouvoir civil, en matière scolaire, c'est d'aider les bonnes volontés, et d'encourager les efforts, de stimuler le zèle. C'est ce qu a fait le gouvernement de Québec, c'est ce qu'a compris et réalisé sir Lomer Gouin.

Les contributions du Gouvernement pour fins scolaires ont suivi la marche ascensionnelle suivante :

(Chiffres fournis par le Bureau des Statistiques).

Voici ce qu'à pu produire dans le seul domaine financier l'aide du Gouvernement, mise en valeur par les autorités scolaires et les contribuables.

Mais ce ne sont pas là les seuls résultats tangibles et pratiques obtenus.

B. Constructions scolaires

Depuis une vingtaine d'années, les maisons d'écoles ont été presque toutes renouvelées sur tout le territoire de la province ; les vieux bâtiments ont fait place à de nouvelles constructions, élevées conformément à des plans approuvés par le Département de l'Instruction publique.

D'après les rapports du Surintendant, voici les montants dépensés par les municipalités scolaires catholiques pour les seules fins de constructions scolaires :

Total $16,922,586

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Et cela sans loi d'obligation, sans menace. Le Surintendant de l'Instruction publique, par des conseils judicieux et une direction sage ; les Inspecteurs d'écoles, par des représentations opportunes et motivées, et les orateurs des congrès de commissaires d'écoles, par des appels chaleureux et des démonstrations probantes, ont convaincu les parents et leurs mandataires, les commissaires d'écoles, de l'importance de fournir aux enfants des classes vastes, bien éclairées, bien chauffées et bien aérées. Et cette conviction a fait mettre en pratique, en peu d'années, des théories abstraites que la coercition n'aurait jamais réalisées.

Voilà pour le côté matériel. Les progrès n'ont pas été moins sensibles dans le domaine intellectuel.

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